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latribune.fr (avec agences) | 13/08/2012, 07:27 - 468 mots
Ultimatum pour Total. Le gouvernement irakien exige du groupe pétrolier français qu'il rompe ses liens avec a région autonome du Kurdistan irakien (nord) ou de vendre ses parts du site d'Helfaya, champ pétrolier majeur dans le sud de l'Irak. La troisième compagnie pétrolière européenne avait annoncé fin juillet l'acquisition auprès de l'américain Marathon Oil de 35% de deux permis d'exploration dans la région du Kurdistan suscitant la colère de Bagdad. Selon le gouvernement, ce contrat enfreint les lois irakiennes. Aucun délais n'a été imposé.
Réserves connues : 4,1 milliards de barils
Total est un membre minoritaire d'un consortium mené par le chinois CNPC et choisi, lors d'enchères en décembre 2009, pour exploiter champ de Halfaya dans la province de Mayssan (sud).
Le champ, qui a des réserves connues de 4,1 milliards de barils, a commencé officiellement à être exploité le mois dernier. La production doit atteindre 535.000 barils de pétrole par jour d'ici cinq ans.
Bagdad avait prévenu
En juin, le gouvernement irakien avait prévenu les compagnies françaises que tout contrat avec Bagdad serait annulé si elles signaient d'autres contrats avec des autorités locales ou régionales.Les relations entre Bagdad et les autorités du Kurdistan sont au plus bas en raison de différends notamment sur le dossier stratégique des hydrocarbures. En effet, les contrats de partage de production proposés par le Kurdistan sont beaucoup plus lucratifs que les contrats de service du gouvernement fédéral, qui offrent un prix fixe par baril de brut. De quoi attirer les compagnies étrangères.
Chevron et ExxonMobil dans le viseur
La région a ainsi a signé des dizaines de contrats pétroliers avec des compagnies étrangères sans l'approbation de Bagdad, qui exige que ce type de négociations passe par son ministère du Pétrole et considère comme illégal tout contrat conclu en dehors de ce circuit. En juillet, Bagdad avait déjà annoncé que Chevron ne pourrait plus travailler en Irak, en dehors du Kurdistan, car le géant pétrolier américain avait acquis sans son approbation deux permis pétroliers dans la région autonome. ExxonMobil avait été menacé de représailles similaires.
Vers des contrats plus attractifs
De son côté, le gouvernment irakien tente de ramener la manne de son côté. Le vice-Premier ministre irakien chargé de l'Energie, Hussein al-Chahristani a indiqué dimanche que "le ministère du Pétrole menait une étude pour améliorer le modèle de contrat afin de le rendre plus attractif pour les compagnies pétrolières". "Le quatrième round d'enchères n'était pas à la hauteur de nos espoirs, et ce parce que les (termes des) contrats ... étaient très durs" et ne récompensaient pas la "prise de risque" par les compagnies, a-t-il dit. L'Irak a des réserves prouvées de 143,1 milliards de barils de pétrole, parmi les plus importantes au monde. Il est devenu le deuxième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) devant l'Iran, sa production s'élevant désormais à 3,2 millions de barils par jour, selon le vice-Premier ministre irakien.
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Tony Meuter a écrit le 13/08/2012 à 15:26 :
De l'éthique en affaires - Pourquoi s'obstiner à décrocher des contrats dans le sillage des opérations néo-coloniales organisées par certain cartel militaro-financier ? Que se passera-t-il lorsque les pays du Moyen-Orient entameront un véritable processus de démocratisation? Alors qu'un nombre croissant de pays en voie de démocratisation ont besoin de services d'extraction et de raffinage spécialisés pour leur développement, comme au Brésil, au Vénézuela, en Argentine... ? Ces pays se démocratisent et recherchent des opérateurs ayant les mains propres et disposés à offrir leurs services dans le cadre d'appels d'offres transparents. Des compagnies comme Total pourraient s'engager à respecter une charte anti-colonialiste, notamment le fait de ne pas s'immiscer dans la politique intérieure et ne pas chercher à s'approprier les sites de ressources naturelles qui sont la propriété de ces pays. Des compagnies comme Total pourraient manifester leur disponibilité en vue de tels appels d'offre auprès de ces pays.
JB38 a écrit le 13/08/2012 à 14:59 :
Pour éviter ce genre de déboires, il faut commencer dès maintenant à se passer du pétrole. 143,1 Milliards de pétrole en Irak? Il y a au minimum une erreur de virgule, et même avec cette correction, c'est encore une foutaise.
blancheneige a écrit le 13/08/2012 à 14:47 :
Tout cela me fait bien rire...
chichounette a écrit le 13/08/2012 à 09:11 :
tout ça par que le gouvernement "fédéral" n'a pas eu son lot de bakchich... le petrole c'est comme la monnaie, quand ça coule à flot ça va mais quand c'est à sec ça coince !
cjesus a écrit le 13/08/2012 à 08:19 depuis un Iphone :
Et oui... Voila ce que coute la lacheté de Chirac durant la 2e guerre du Golf!
PNL a répondu le 13/08/2012 à 09:00:
Monsieur Chirac n'est pas concerné par ce dossier. il s'agit d'une affaire en 2012 qui ne concerne que Total, et on peut penser que ce Groupe a bien étudié l'ensemble des données. Au Gouvernement français de soutenir au mieux les efforts de Total.
Apprendre a Lire ? a répondu le 13/08/2012 à 10:19:
Il faudrait peut-être lire autre chose que les gros caractères du titre avant de faire de tels commentaires. Si vous aviez dépassé la première ligne, vous auriez constaté que Chevron avait subit un traitement similaire, et Exxonfut menacé de la même sanction. Je n'ai cru comprendre que les US avaient été "lâches" dans cette guerre, non ? A moins que Chirac n'ait des actions occultes dans ces deux compagnies ? :-)
Manuthetall a répondu le 13/08/2012 à 10:21:
Effectivement, voila typiquement un champs d'action politico-economique ou il faut faire feu de tout bois pour gagner sur tous plans. Le coups de bluff des irakiens merite une diplomatie tout en finesse de la part du gouvernement actuel (et sans doute quelques ?? pour faire tourner tout cela). Un peu de real internationel politique...