L'énergie à l'aube d'un monde nouveau

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En quelques années, le coût de l'éolien en mer a été divisé par trois !
En quelques années, le coût de l'éolien en mer a été divisé par trois ! (Crédits : Reuters)
Depuis cet été, une avalanche d'annonces illustre une accélération de la compétitivité et du rôle joué par les énergies renouvelables. Celles-ci affichent une croissance insolente et les énergéticiens conventionnels investissent à tour de bras pour mettre un peu de vert dans leur « mix ».

La première centrale solaire sans subventions publiques vient de sortir de terre en Angleterre. Certes, elle bénéficie de conditions particulières qui lui permettent d'abaisser significativement ses coûts. Mais cette nouvelle n'en constitue pas moins une étape marquante sur la route des énergies renouvelables vers la compétitivité face aux autres énergies. Et ce n'est que la dernière nouvelle en date d'une séquence particulièrement dense.

Les chiffres du World Nuclear Industry Status Report, publié le 12 septembre, sont sans appel. Quelque 240 milliards de dollars ont été investis dans les renouvelables en 2016, contre 10 milliards pour le nucléaire. Soit 130 GW de solaire et d'éolien produisant près de 210 térawattheures verts. En comparaison, les 9 gigawatts (GW) de nucléaire ajoutés en 2016 (et leur production de 35 TWh) font pâle figure. Même si les quelque 400 réacteurs installés dans le monde fournissent 10,5 % de l'énergie consommée, la Chine et l'Inde ont produit en 2016 plus d'électricité éolienne que nucléaire.

Les prévisions les plus optimistes n'avaient pas anticipé cette croissance fulgurante, favorisée par un effondrement des coûts. Ceux du solaire ont été divisés par dix en dix ans ! Même pour l'éolien en mer, la plus onéreuse des renouvelables, qui flirtait encore en 2014 avec les 150 £/MWh (soit 170 euros), ils sont tombés à 57,5/ MWh dans les derniers appels d'offres en Mer du Nord. En y ajoutant un back-up pour compenser leur intermittence, on parvient à 70 £, à comparer avec les 92,50 £/MWh concédés par le gouvernement britannique pour le nucléaire d'Hinkley Point.

Prises de participation en série

Aussi, en France (où le gouvernement a annoncé consacrer aux renouvelables 4,9 milliards de son « Grand plan d'investissement ») comme ailleurs, les grandes utilities [entreprises de services aux collectivités, ndlr], qui ont bâti leur fortune sur les énergies fossiles ou le nucléaire, investissent à tour de bras pour mettre un peu de vert dans leur mix. Dernière annonce en date : la prise de participation de 23 % de Total dans Eren Re, le dernier bébé du duo d'entrepreneurs français pionniers du secteur. Pâris Mouratoglou, rejoint en 2004 par David Corchia, avec qui il fait toujours équipe (voir son interview page suivante), avait déjà créé une entreprise dans laquelle avait investi EDF, jusqu'à en prendre le contrôle complet en 2011.

Le rachat par Total du fabricant américain de panneaux solaires SunPower en 2011 ou celui de Solaire Direct par Engie en 2015 étaient les premiers signaux de taille d'un mouvement qui s'est fortement accéléré ces derniers mois. En juin, EDF Énergies Nouvelles mettait la main sur 67 % du spécialiste de l'éolien Futuren (ex-Theolia) pour 320 millions d'euros, une première étape avant une OPA pour acquérir le solde. En juillet, le troisième distributeur français d'électricité et de gaz, Direct Énergie, levait 130 millions d'euros pour financer le rachat du producteur d'énergies renouvelables Quadran, acquis pour un montant global de 303 millions d'euros.

Accord avec l'indien Abraaj

Engie, dont les énergies décarbonées et décentralisées représentent déjà 20 % de l'activité, a rendu public il y a quelques jours son accord avec l'indien Abraaj, pour développer ensemble un portefeuille de 1 gigawatt d'éolien, dans un pays qui compte faire progresser son parc installé de 32 GW en 2016 à 60 GW en 2022. L'ex-GDF-Suez a également annoncé son troisième green bond [émission d'obligations destinée à financer des actions environnementales], pour un montant de 1,25 milliard.

Pour Total, qui a également acquis 100 % de Greenflex, qui accompagne les entreprises dans leur transition sociétale et environnementale, l'entrée au capital d'Eren Re vient couronner une séquence qui l'a vu racheter le fabricant de batteries Saft pour 950 millions d'euros en mai 2016, puis mettre un pied dans l'électricité en juin en s'emparant du fournisseur belge de gaz et d'électricité Lampiris, moyennant 200 millions. Eren Re, avec ses objectifs de 3 GW en 2022, représente un atout de poids pour Total qui vise 5 GW d'électricité verte à cet horizon. Pour autant, et bien que sa feuille de route prévoie que 20 % de son chiffre d'affaires résulte en 2035 d'activités « nouvelles « (gaz, électricité et énergies renouvelables), Total vient d'annoncer de gros investissements dans son activité historique, notamment le rachat en août de Maersk Oil pour 7,45 milliards de dollars.

Une goutte d'eau dans le "mix"

Qui qu'il en soit les renouvelables deviennent toujours plus incontournables dans la stratégie de ces grands de l'énergie. Ainsi EDF (par ailleurs précurseur avec le rachat de SIIF Énergies en 2011), présente désormais le nucléaire comme le complément indispensable aux énergies renouvelables en France (voir page 6). Tandis que, pour l'Agence internationale de l'énergie, c'était le gaz qui était promis à un avenir glorieux, en tant qu'énergie de la transition par excellence, plus flexible que le nucléaire et deux fois moins émettrice de CO2 que le charbon - des arguments rappelés récemment par les professionnels du gaz lors de leur congrès à Paris.

Si les énergies renouvelables ne sont encore qu'une goutte d'eau dans le mix énergétique mondial, et si les promoteurs d'une solution 100 % renouvelables apparaissent encore comme une poignée d'idéalistes, nul ne peut plus se permettre d'en ignorer la progression.

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a écrit le 01/10/2017 à 11:36 :
Les énergies renouvelables vont se développer massivement, puisque leur coût est déjà partiellement inférieur aux anciennes technologies et qu’en plus qu’elles offrent un avantage indéniable de moindre pollution. La tendance a été analysée par divers organismes et institutions et il existe de nombreuses études prospectives indépendantes, ou pas…
Le prix de l’énergie va continuer à fortement impacter l’économie des pays et aussi des régions, puisqu’une concurrence et une disparité existe à l’échelle régionale. Jusqu’à aller vers une offre de proximité : pour exemple un parc d’éoliennes déjà amorties et dont la production d’électricité est vendue localement (de manière un peu virtualisée et marketée, mais la logique est là).
Etant donné les enjeux technico économiques on est bien loin des simples aspirations écologistes ou d’adeptes du retour à la bougie. Pour preuve de la dimension industrielle des énergies renouvelables et de prépondérance financière, la création de : Bloomberg New Energy Finance. Ou des analyses et comparaisons de Lazard sur le coût des énergies (https://www.lazard.com/perspective/levelized-cost-of-energy-analysis-100/), ainsi que sur l’US Energy Information Administration : www.eia.gov/outlooks/aeo/assumptions/pdf/table_8.2.pdf
Bien sur on trouve aussi des études et conseils sur le site de l’ADEME : http://www.ademe.fr/mix-electrique-100-renouvelable-analyses-optimisations
Ou des sites spécialisés consacrés aux filières technologiques spécifiques :
- http://www.energytrend.com/
- https://www.ihs.com/info/0317/electric-power-sector.html
- http://www.lechodusolaire.fr/category/marche/etude/
- Etc…
D’ailleurs nos grands groupes nationaux investissent beaucoup à l’étranger et procèdent aussi par prises de participation et croissance externe. Heureusement d’ailleurs, puisque c’est rentable et que cela permettra peut être de dégager des marges de manœuvre en France.

Ceci dit, en France on promet beaucoup, on calcule, on se concerte, on commissionne, on planifie, on réglemente, on administre, on programme pluriannuellement,… malheureusement on prend du retard. Il y a incontestablement une résistance au changement.
Pas grave tant que le prix du KWh est moins cher, mais rien ne garantit que cela va durer.
a écrit le 30/09/2017 à 17:05 :
"Soit 130 GW de solaire et d'éolien produisant près de 210 térawattheures verts"

Au final ça donne quoi en production sur une année? 5% 10% de la puissance installée?
Réponse de le 30/09/2017 à 18:42 :
37%
a écrit le 30/09/2017 à 10:21 :
Les EnR accelerent car elles atteignent la parité réseau - cad elles competitionnent avec l'electricité achetée sur le réseau - qui plus est, elles ne génèrent pas de déchets à surveiller pendant 100 000 ans dans une mine à creuser sous 600m d'argile, ni n'induisent des couts de demantelement irresponsablement oubliés. Le PV en particulie a généré l'industrie de la batterie qui elle aussi générera toujours moins de déchets moins dangereux que le nuke. Les particuliers choisissant l'auto-consommation en France sont deja 30 000, on prevoit 100 000 dans les 3 ans à venir. Les sites en auto-consommation (avec batterie) sont deja 500 000 en Allemagne et 700 000 en Italie.

L'electricité centralisée est vouée à réduire drastiquement, sans toutefois disparaitre, mais meme là les EnR sont la réponse car moins chère (grande hydro, PV par MW, éolien, notemment en mer car plus régulier)
Réponse de le 30/09/2017 à 13:54 :
@ steph
Je n’ai rien contre les EnR, Eolien et photovoltaïque qui sont efficaces là où il y a soleil en majorité et vents constants.
Mais même en prônant l’usine à gaz genre « smart grid », ces énergies sont « intermittentes ».
Elles ne peuvent pas subvenir pour l’instant, au gros de la demande énergétique (moi je regarde ma facture EDF et je lis la provenance actuelle de mon énergie; voyez ce site, donnant la production instantanée. Elle est essentiellement, nucléaire, gaz , hydraulique.
http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/prod/realisation_production.jsp
et pourtant à ce jour 30/09, nous sommes en régime cyclonique donc les éoliennes tournent !!!!
Je ne suis pas un afficionado du nucléaire, je sais quels en sont les dangers. Trouvez-moi une EnR produisant constamment la puissance suffisante, genre hydrolienne maritime ou géothermie, qui sont plus générateurs de puissance constante à l’avenir. Je vous informe également que Total oriente également des recherches sur les stocks d’hydrogène naturels.
Réponse de le 30/09/2017 à 17:23 :
"Les sites en auto-consommation (avec batterie) sont deja 500 000 en Allemagne et 700 000 en Italie."

batterie lithium? C'est très EnR... Surtout venant d'un anti-nucléaire historique
Réponse de le 01/10/2017 à 6:25 :
@ Charly 10 : le Danemark a près de 50% d'énergie éolienne onshore et offshore et il a pourtant l'un des réseaux les plus fiables d'Europe. Beaucoup de pays montent en puissance en % de renouvelables intermittente et n'ont pas de problèmes. Voyez les remarques plus bas d'Entso-e et vous comprendrez mieux l'aspect réseau et stockage cumulés auxquels il faut ajouter la bonne complémentarité solaire + éolien + stockage de courte durée. Les opérateurs ne vous ont pas attendu pour savoir qu'il y avait intermittence mais que les solutions existaient. De plus en France Ennedis et Edf vous confirmeront que le réseau actuel accepte sans problème plus de 40% d'énergies renouvelables intermittentes comme rappelé dans le rapport de la cour des comptes etc.
a écrit le 29/09/2017 à 22:03 :
Le calcul du coût est faux car il ne prend pas en compte le coût du carbone.
Le back up est au gaz. Le gaz produit 0,5 tonnes de co2 au mégawatt. Avec un prix du carbone a 100€ la tonne comme ne suede, le co2 coûte à lui tout seul 50€ le mgwt. Ok le back pu tourne au minimum à 70%, car l'éolien ne tourne pas plus que 30% du temps, donc le coût du co2 est donc au minimum de 50*0,7 soit 35€. De fait 57+35, on est au niveau du nucléaire. Mais le nucléaire lui ne produit pas de co2!
Dit autrement, s'il faut un back up carbone 70% du temps, l'éolien produit 500*0,7 g= 350 g de co2 par kWh. Belle victoire
a écrit le 29/09/2017 à 21:53 :
On vous dit que le prix de l'éolien y compris avec le back-up sera inférieur au prix du nucléaire. Sauf que c'est l'éolien qui est le back up de l'énergie fossile en l'occurrence le gaz. En effet l'éolien ne fonctionne que 20 à 30% du temps, donc la majorité de l'électricité sera d'origine fossile. Par ailleurs, des que vous mettez une taxe carbone sur l'énergie fossile, vous augmentez le coût du back up et l'opération ne sera plus du tout rentable. C'est vraiment un article pour les majors du gaz
Réponse de le 30/09/2017 à 10:08 :
Eoline backup du gaz, apprenez donc d'abord ce qu'est un backup.
Quand on dit un anerie, il faut la dire avec aplomb, plus c'est gros et mieux ca passe.
Réponse de le 30/09/2017 à 10:24 :
Pour steph,
Je sais ce qu'est un back up mais quand le back up fonctionne deux fois plus longtemps que la source, c'est que c'est la source en l'occurrence l'éolien qui est le back up
Vous ne croyez pas?
a écrit le 29/09/2017 à 21:53 :
On vous dit que le prix de l'éolien y compris avec le back-up sera inférieur au prix du nucléaire. Sauf que c'est l'éolien qui est le back up de l'énergie fossile en l'occurrence le gaz. En effet l'éolien ne fonctionne que 20 à 30% du temps, donc la majorité de l'électricité sera d'origine fossile. Par ailleurs, des que vous mettez une taxe carbone sur l'énergie fossile, vous augmentez le coût du back up et l'opération ne sera plus du tout rentable. C'est vraiment un article pour les majors du gaz
a écrit le 29/09/2017 à 18:38 :
Les énergies renouvelables vont se développer massivement, ne serait-ce que, comme le disait la pub « il faudrait être fou pour dépenser plus ».
D’après des études et des rapports de l’ADEME, de financiers (https://www.lazard.com/perspective) et d’organismes divers tels l’US Energy Information Administration, etc… https://www.eia.gov/outlooks/aeo/assumptions/pdf/table_8.2.pdf,
Organismes qui soit dit en passant n’ont rien de farfelus écologistes ou d’adeptes du retour à la bougie. Une université envisage même l'approche WWS (je crois que c'est Stanford en Californie).
D’ailleurs nos Grands groupes nationaux investissent beaucoup à l’étranger et heureusement d’ailleurs, puisque c’est rentable.
Et à propos de finance et de rentabilité, cela me fait penser à un media Suisse : https://blogs.letemps.ch/laurent-horvath/category/energie/
Ceci dit, en France on promet beaucoup, on calcule, on se concerte, on commissionne, on planifie, on réglemente, on administre, on programme pluriannuellement, à 30 ans ou plus… malheureusement on prend du retard. Pas grave tant que le prix du KWh est moins cher, mais j'ai passé l'age de croire au père Noël.
a écrit le 29/09/2017 à 18:00 :
L'intermittence sur le réseau Entso-e et avec les avancées et baisses des prix des stockages sont un argument d'attardés qui ne connaît rien au sujet c'est lamentable ! De même les renouvelables n'ont nul besoin de centrales thermiques que l'on ferait démarrer avec un très mauvais rendement selon les variations du vent ou du solaire. Le stockage fonctionne bien mieux et plus efficacement. Par contre le solaire aérovoltaïque-thermovoltaïque, hybride et thermique méritent d'être un peu aidés à court terme face au prix anormalement bas du gaz (en raison de la baisse de la demande chinoise et du gaz de schiste américain), car ils font l'électricité, la mobilité, plus de 50% du chauffage, environ 70% de l'eau chaude, la ventilation et améliorent le Cop des pompes à chaleur couplées, difficile de faire plus efficace et rapide et c'est créateur d'emplois locaux. De même la chaleur de la production électrique en Europe si les réseaux de chaleur étaient plus développés permettraient le chauffage de l'ensemble des immeubles d'Europe. Donc la chaleur solaire et sous forme de récupération sont à faire avancer plus vite pour diminuer les coûts d'importations et la pollution. De même les éoliennes offshore de plus grande taille qui vont aller de 12 à 50 MW dans les années à venir mais avec des prix du MWh dérisoire. Enfin la blockchain et les échanges d'énergies locaux très efficaces aussi là où ils commencent à se développer. Voir http://www.heatroadmap.eu/
Réponse de le 30/09/2017 à 10:09 :
+1 sur tout sauf l'aerovoltaique qui est un support a escroquerie. Si on tente de vous vendre cela, mettez le commercial à la porte.
a écrit le 29/09/2017 à 17:01 :
Quand on aborde ces questions à la télé, encore hier soir, quand on parle de l'éolien on nous montre de grandes et belles éoliennes sur fond de ciel bleu.
Quand on passe au nucléaire, on nous montre d'énormes cheminées sur fond de ciel gris crachant d'épaisses fumées.
En fait ces fumées sont tout simplement de la vapeur d'eau, mais peu de gens le savent.
Après on nous explique que le nucléaire c'est dangereux, mais pourquoi en garde-t-on 50% ?
Si c'est dangereux il faut tout supprimer.
Réponse de le 29/09/2017 à 17:41 :
"Après on nous explique que le nucléaire c'est dangereux, mais pourquoi en garde-t-on 50% ?"

Pour faire tourner la boite qui enterre les déchets
a écrit le 29/09/2017 à 16:30 :
C'est bien joli le soi-disant vert, mais que fait-on quand le temps est couvert et sans vent ? Comme les allemands on branche des centrales au charbon, c'est fichtrement écolo ça !
a écrit le 29/09/2017 à 16:18 :
Toujours plus compétitives, mais toujours autant intermittentes. Les producteurs d'ENR devraient être taxés (et non subventionnés) pour contribuer aux moyens alternatifs de production (type centrale au gaz). Il est anormal qu'ils se défaussent de toute responsabilité sur la stabilité du réseau.
Réponse de le 29/09/2017 à 18:18 :
Rapport Entso-e sur l'éolien en Europe avec données éoliennes de parfois plus de 30 ans P43 je cite : "Grâce à l'effet lissant des différents vents européens la production éolienne européenne est relativement stable.
Le niveau élevé des interconnexions aide à prendre en charge
avantage de cet atout: l'énergie éolienne crée peu de
besoin de flexibilité. Comme le montre la figure 22, à l'échelle européenne, le facteur de capacité éolienne n' a jamais varié de plus de 2 % d'une heure à l'autre. Vous n'allez pas allumer une centrale à charbon ou à gaz froide à chaque variation mais vous utilisez l'ampleur du réseau en l'optimisant et en ajoutant des unités de stockage aux endroits appropriés, qui répondent largement mieux que vos unités de charbon. Pour preuve la demande allemand de charbon à de 2011 à 2014 a augmenté de 5% mais la demande française de 37% (raison le prix bas, du taux de disponibilité plus bas du nucléaire et des pointes liées aux chauffage grilles-pain conséquence du manque d'efficience du concept global nucléaire). Associer renouvelables au charbon ou au gaz et une erreur d'analyse, c'est le prix du gaz et la situation du charbon en Allemagne comme en Pologne qui est le problème de fond comme chez nous le nucléaire vieillissant, de plus en plus risqué et coûteux et non compétitif pour le récent nucléaire de type EPR (déjà le double de l'éolien offshore en GB dont le prix a baissé de 47% en 2 ans et demi et çà continue)
Réponse de le 29/09/2017 à 18:22 :
"intermittent de l’électricité" , les premiers utilisateurs de l'énergie solaire s'appellent les plantes ( sur terre et dans les océans) par la photosynthèse !
Si celles-ci devaient raisonner comme vous (bêtement) je pense qu'elles devraient vous demander également votre obole ...
Néanmoins , si vous êtes candidats au prochain démantèlement de réacteurs nucléaires en acceptant également l'enfouissement des déchets hautement radioactifs dans votre jardin , engagez vous !
Réponse de le 30/09/2017 à 6:26 :
Les interconnexions représente un faible pourcentage de la puissance disponible (quelques centaines de MW sur chaque frontière) et le transport longue distance induit des pertes de l'ordre de 30%. Les échanges ne permettent pas de lisser les intermittences à l'échelle européenne.
Réponse de le 30/09/2017 à 10:11 :
Vous ne connaissez pas le developpement des batteries residentielles et professionnelles. C'est comprehensible car le marché est en pleine eclosion, mais renseignez-vous un peu avant e commenter alors.
Autre piste de recherche pour vous : tapez 'vehicule to grid' sur google.
Réponse de le 30/09/2017 à 17:55 :
Ah oui j'oubliais de dire que nous pratiquons le stockage de l'énergie solaire depuis plusieurs année et ce pour pas cher SANS POLLUER : avec l'eau du combi solaire de marque Allemande !
Nous habitons dans le nord de la France (région réputée pour son fort ensoleillement ...) et nous sommes AUTONOME en eau chaude solaire 8 mois sur 12 !
Cette eau chaude nous permet en outre d'alimenter le L-V et le L-L équipés d'une alimentation ECS.
Bref , nous pratiquons déjà une forme d'autonomie .
Notre consommation annuelle d'électricité est de 1000 kW/an à 3 personnes.
Regardez de votre côté ?
a écrit le 29/09/2017 à 16:13 :
« Les chiffres du World Nuclear Industry Status Report, publié le 12 septembre, sont sans appel. Quelque 240 milliards de dollars ont été investis dans les renouvelables en 2016, contre 10 milliards pour le nucléaire »
Et pour cause !!Il est plus facile de construire un champ d’éoliennes, ou de panneaux solaires qu’une centrale nucléaire. Argument a revoir !!!
Réponse de le 30/09/2017 à 10:15 :
Argument parfaitement pertinent au contraire les EnR decentralisées permettent de s'affranchir des taxes locale et de des couts de transport.
Si les EnR sont plus faciles a construire car moins dangereuses et donc moins couteuses, elles doivent l'emporter dans competition economique et à la trappe le nuke et sa cohorte de soi-disante elite qui n'agit que dans son interet categoriel au mepris du bien commun.
a écrit le 29/09/2017 à 14:07 :
« Le III ème Ecolo-Reich » durera mille ans.
L’inter-écolo fera le Genre Humain.
Après les malfaisants noirs et rouges, voici les verts.
Réponse de le 29/09/2017 à 17:43 :
Vert de gris dans ce cas.
a écrit le 29/09/2017 à 13:48 :
Vivement "La démographie à l'aube d'un monde nouveau"
a écrit le 29/09/2017 à 10:24 :
Une bulle ...
a écrit le 29/09/2017 à 9:13 :
A terme je ne sais pas si le rachat des PME liée à l'énergie solaire, que l'on voit beaucoup, par des énormes groupes comme EDF et TOTAL dont les intérêts sont aux antipodes du renouvelable est une bonne nouvelle.

Je suppose que partout dans le monde cela doit se passer comme ça et encore pas sûr en France nous avons aussi quelques modes de fonctionnements oligarchiques bien à nous, pour ma part j'y vois surtout une façon pour ces monstres économiques de tenir le marché et de le contrôler.

Ah ben tiens d'ailleurs le cours du pétrole remonte...

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