Le démantèlement nucléaire, un grand marché en devenir

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La question de l’arrêt et du démantèlement de la centrale alsacienne de Fessenheim, promis par le candidat Hollande dans l’accord avec les écologistes, demeure un sujet politiquement et économiquement sensible.
La question de l’arrêt et du démantèlement de la centrale alsacienne de Fessenheim, promis par le candidat Hollande dans l’accord avec les écologistes, demeure un sujet politiquement et économiquement sensible. (Crédits : REUTERS/Radovan Stoklasa)
La France est un des pays les plus en pointe sur le marché mondial du démantèlement nucléaire, évalué à 220 milliards d’euros. Étalés sur plusieurs décennies, les contrats seront partiellement accessibles aux groupes français qui ont acquis de l’expérience, notamment sur les chantiers du CEA. Un secteur en plein déploiement.

Démanteler une centrale nucléaire, mode d'emploi. En France, l'Agence de sûreté nucléaire (ASN) recense actuellement plus de 25 installations nucléaires en cours de démantèlement et une trentaine d'installations déclassées. Au-delà de la question, politiquement et économiquement sensible, de l'arrêt et du démantèlement de la centrale alsacienne de Fessenheim, promis par le candidat Hollande dans l'accord avec les écologistes, le sujet est l'occasion de souligner que la France dispose dans ce domaine d'une filière d'excellence.

Pionnier du nucléaire, le CEA a naturellement été le premier exploitant à procéder à des démantèlements dès les années 1980.

« Notre spécificité est que nous innovons, car nos installations sont très variées, en taille et en activité », explique Laurence Piketty, directrice de l'assainissement et du démantèlement nucléaire au CEA.

Depuis quinze ans, EDF a également entamé la déconstruction de neuf réacteurs, dont celui de la centrale de Chooz A dans les Ardennes, prototype de la filière réacteur à eau pressurisée (REP), qui devrait s'achever vers 2021 au terme d'un chantier de vingt ans qui aura coûté 350 millions d'euros. L'électricien en tirera des leçons indispensables pour démanteler son parc de 58 réacteurs REP. « L'enjeu devant nous est d'arriver à une industrialisation et à un gain en termes d'efficacité industrielle, avec une reproduction et une optimisation à grande échelle de procédés que nous avons déjà testés sur nos chantiers actuels », explique Sylvain Granger, directeur des projets déconstruction et déchets à EDF, qui considère d'ores et déjà que ces compétences seront exportables hors des frontières.

20 milliards d'euros provisionnés à EDF

Pour schématiser, un démantèlement com- porte trois étapes : la mise à l'arrêt définitif avec l'enlèvement du combustible radioactif et le nettoyage chimique des circuits avant de les découper, le démantèlement des bâtiments de l'extérieur vers l'intérieur, et enfin le découpage de la cuve. On estime que 80% des déchets ne sont pas radioactifs. Ils sont traités dans les filières classiques par Veolia, Suez Environnement ou d'autres. Quant aux 20% qui le sont, 80% à 90% sont des déchets de très faible activité (TFA). La France ayant fait le choix de ne pas fixer de seuil de libération en dessous duquel les déchets issus du nucléaire sont traités comme des déchets conventionnels, le volume de déchets serait multiplié par 6 ou 7 par rapport aux autres pays européens.

À lui seul, le démantèlement lié au CEA représenterait plus de 700 millions d'euros, dont 300 sur le site de Marcoule. EDF a provisionné 20 milliards d'euros pour déconstruire ses 58 réacteurs.

« Nos provisions sont basées sur une hypothèse de fonctionnement des tranches de quarante ans. Si le parc fonctionnait en moyenne cinquante ans au lieu de quarante, nous disposerions d'une marge supplémentaire de l'ordre de 2,5 milliards d'euros », calcule Sylvain Granger à EDF.

Le « Grand Carénage », programme qui a pour but d'exploiter les centrales au-delà de quarante ans pour un coût estimé

Des français dans les starting-blocks

« Nous sommes leaders sur le marché du démantèlement en France, avec 45% des parts de marché et une activité de l'ordre de 650 millions d'euros par an », explique Alain Vandercruyssen, directeur d'Areva Démantèlement et Services, dont les principaux clients sont, sans surprise, Areva, EDF, le CEA et l'Andra.

Il cite le chantier de démantèlement de l'unité UP 2.400 de l'usine Areva à La Hague ou celui de l'UP1 sur le site du CEA à Marcoule. Areva vient de signer un nouveau contrat d'assainissement d'une installation du CEA à Saclay. Ce contrat de plusieurs millions d'euros occupera les équipes d'Alain Vandercruyssen pendant au moins cinq ans. En tout, le démantèlement emploie 3.700 personnes à Areva.

« C'est une activité en hausse, mais pas encore en forte progression. Le marché devrait être globalement stable au cours de la décennie à venir. Tout dépendra du positionnement du nucléaire et notamment du planning de démantèlement de la première génération de réacteurs nucléaires, ceux de la filière graphite-gaz. C'est difficile d'avoir une vision précise à plus long terme », estime le responsable.

Au début des années 2000, Onet Technologies accompagne la dénucléarisation du site CEA de Grenoble, projet qui aura pris une bonne douzaine d'années pour un coût final d'environ 300 millions d'euros. Maxime Michel-Noël, directeur commercial et développement à Onet Technologies, estime lui aussi que le marché devrait croître.

« À long terme, ce sera un marché important, car le parc nucléaire français est l'un des plus importants du monde. Mais pour l'instant, le marché est plutôt stagnant et présente une visibilité limitée. »

De son point de vue, la structure des contrats est une difficulté particulière dans ce secteur.

« On doit s'engager sur une base forfaitaire dans un cadre contractuel exigeant. Mais il y a régulièrement des incertitudes sur ce qu'on va trouver sur le terrain et des impondérables à cause d'autorisations réglementaires que nous ne maîtrisons pas en tant que prestataire. Il faut aménager le cadre contractuel pour être plus souples et mieux répartir les risques avec nos donneurs d'ordres », milite-t-il.

Un stimulant pour l'innovation

Pour Onet Technologies, le CEA est à la fois un donneur d'ordres, un partenaire de recherche et un allié pour décrocher des contrats à l'étranger, comme le montre l'exemple de Fukushima.

« Le CEA est une voie de recherche, nous prolongeons leur R&D. Nous avons aussi notre propre direction technique pour améliorer les procédés du démantèlement et développer de nouvelles solutions », explique Maxime Michel-Noël qui confirme que les grands enjeux sont l'investigation des zones d'intervention, des systèmes capables de résister en milieu hostile et la réduction des déchets.

« Dans 90% des cas, il y a un besoin de développement pour adapter des technologies qui existent par ailleurs. Il s'agit de les "nucléariser", comme dans le cas de l'électronique, qui doit résister au rayonnement. Nous développons aussi des robots, mais également tout un travail autour de la gestion des déchets pour répondre aux spécifications techniques de l'Andra et aux exigences de sûreté, et aussi pour optimiser leur volume », explique Alain Vandercruyssen d'Areva.

Même son de cloche à EDF.

«Il y a un vrai enjeu de maintien et de développement des compétences sur des technologies existantes, qui ne sont pas maîtrisées aujourd'hui par un très grand nombre d'acteurs. Parallèlement, en termes d'innovation et d'optimisation, les pistes les plus intéressantes concernent plutôt l'aval - le traitement des déchets - et l'amont des opérations, notamment sur la phase de caractérisation en utilisant des techniques de mesure et de prélèvement plus efficaces et plus rapides. L'objectif aujourd'hui est de transformer l'invention en innovation, avec des techniques efficaces au niveau industriel », estime Sylvain Granger.

Une manne à l'international ?

 

EDF affiche clairement ses ambitions inter- nationales. Les autres acteurs ne sont pas en reste.

« À l'exportation, Areva utilise les expériences acquises en France pour attaquer des marchés en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis et au Japon, confirme Alain Vandercruyssen. Areva est intervenu à Fukushima avec une station de traitement de l'eau et plusieurs solutions innovantes afin de cartographier et décontaminer l'environnement, comme un mini-sous-marin et une unité de tri des terres faiblement contaminées. En 2014, nous avons mis en place une co-entreprise destinée aux projets de démantèlement et assainissement au Japon avec Atox, une société locale d'ingénierie, dans laquelle nous apportons nos compétences. »

À l'international, Maxime Michel-Noël à Onet Technologies distingue deux profils :

« Il y a les gros marchés comme l'Angleterre, les États-Unis, le Japon ou l'Allemagne, et des marchés de taille plus modeste en Europe. Nous sommes une ETI avec un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros, nous n'avons pas notre place en rang 1 sur les gros marchés et préférons accompagner les acteurs majeurs du secteur.

Mais nous sommes actifs sur les marchés en développement à travers des partenariats avec des opérateurs locaux. Nous intervenons actuellement en Belgique, en Italie, en Bulgarie principalement sur la gestion des déchets. Nous venons de signer, avec nos partenaires italiens, un contrat assez important pour le démantèlement du "hall turbine" d'un réacteur en Italie et avons concrétisé de récents succès au Japon. »

Mais il veut tempérer les espoirs sur la manne que représenterait le démantèlement à l'échelle mondiale :

« Restons les pieds sur terre. Le chiffre de 220 milliards d'euros qui est souvent annoncé est très éloigné de la part accessible aux entreprises prestataires françaises et s'étalera sur des décennies. Mais la France a une légitimité pour conquérir des marchés internationaux grâce à son expérience et à ses savoir-faire. »

PVSI regroupe les acteurs

Lorsqu'on demande si le secteur du démantèlement nucléaire est créateur d'entreprises, on cite invariablement Oreka Solutions. Depuis 2013, cette société implantée près du CEA Marcoule commercialise son logiciel DEM plus for nuclear (« DEM » pour démantèlement, exploitation, maintenance) qui permet, à partir d'une maquette 3D, de produire plusieurs scénarios de démantèlement et d'estimer la durée, le coût, la dose et les déchets produits. Le lieu d'établissement d'Oreka Solutions n'est pas un hasard : le CEA est un partenaire indispensable qui a participé au développement du logiciel, notamment en ouvrant à la société d'ingénierie les portes de sa salle immersive pour valider les projets et entraîner les opérateurs.

« Le CEA est notre principal client. Nous avons signé notre premier contrat à l'international en Angleterre et négocions un deuxième contrat, récapitule Luc Ardellier, le fondateur d'Oreka Solutions. Depuis juin dernier, notre logiciel peut traiter une maquette de grande taille, c'est-à-dire une installation complète comme un réacteur. Nous nous positionnons sur toutes les étapes. La maintenance avec le Grand Carénage ouvre le champ. Nous faisons aussi du conseil. »

Cet ancien d'Areva et du groupe Suez avoue qu'il ne connaît pas d'autres exemples de PME qui se lancent dans ce secteur, car il faut avoir les reins solides pour s'imposer sur ce marché très réglementé. D'où l'intérêt pour Oreka Solutions d'avoir rejoint le Pôle de valorisation des sites industriels (PVSI). Pour regrouper les acteurs du démantèlement et d'autres secteurs connexes présents dans la région de Marcoule, le CEA et quelques partenaires locaux ont créé le PVSI en 2014.

« Il faut se regrouper pour agir. Le démantèlement suscite des vocations, car il est créateur d'emplois, mais nous avons la légitimité en termes de recherche, de formation et de partenariats industriels. À Marcoule, nous avons vingt ans d'expérience. Et les technologies développées ont des applications en dehors du nucléaire », affirme Philippe Guilberteau, le directeur du centre CEA de Marcoule.

Le PVSI revendique sa place sur la scène nationale en organisant les Assises du démantèlement, dont la troisième édition aura lieu les 14 et 15 décembre prochains.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2015 à 17:15 :
Les réserves sont à priori non seulement pour le démentelement des centrales , mais aussi pour le recyclage du combustible restant.
Pour certains experts cela suffira finalement pour 2 centrales.
Mais le transfert de charges au contribuable est déjà préparé, car l'Etat ( dixit Conseil d'Etat ) devra payer des compesnation pour les fermetures de Centrales.
a écrit le 11/11/2015 à 16:20 :
Excellent article néanmoins très mal illustré par la photo (du grand n'importe quoi) d'un site que vous affectez à Fessenheim et pour cause il n'y a aucun réfrigérant sur le site de le centrale alsacienne...
a écrit le 11/11/2015 à 10:32 :
qui va supporter le coût de ces innovations ? gageons que ce soit le contribuable et/ou le consommateur, qui par contre ne bénéficiera jamais des revenus dégagés ...
a écrit le 10/11/2015 à 23:18 :
La "conséquence" du secteur dans lequel j'ai travaillé : des millions de M3 contaminés. J'ai honte. Honte face à mes petit-enfants.
Réponse de le 11/11/2015 à 16:15 :
C'est quoi la "conséquence" ?? du démantèlement de quelques sites comparée aux 7 millions de morts prématurés en 2014 dus à la pollution atmosphérique (source OMS) dont 10 millions en Allemagne provoqués par la combustion du lignite dans leurs centrales thermiques....!
Vous voulez un mouchoir ?
a écrit le 10/11/2015 à 19:56 :
Avant de prévoir le démantèlement ne serait il pas de bon ton de trouver un remplaçant fiable et abordable?
a écrit le 10/11/2015 à 14:18 :
Bonjour,
Le paragraphe avant 'Des français dans les starting-blocks semble incomplet' : "Le « Grand Carénage », programme qui a pour but d'exploiter les centrales au-delà de quarante ans pour un coût estimé "
Merci
Sophie
a écrit le 10/11/2015 à 13:18 :
Pour tout ce qui est démantèlement, il s'y connait et particulièrement pour le démantèlement économique : il n'y aura bientôt plus rien que des ruines dans notre beau pays....
Réponse de le 11/11/2015 à 16:28 :
"il n'y aura bientôt plus rien que des ruines dans notre beau pays.... "

Non non rassurez vous on vous implantera des éoliennes un peu partout à la place .. ça défigure le pays, c'est pas rentable, ça ne sert à rien, ça coute très cher mais ça fait croire au pékin lambda qu'on crée de la richesse et des emplois...en achetant aux chinois ou aux allemands..
CQFD
a écrit le 10/11/2015 à 13:16 :
il va surtout falloir construire des centrales nucléaires et prolonger les états de service des centrales existantes un peu partout dans le monde pour réussir la transition énergétique prônée par le GIEC
a écrit le 10/11/2015 à 11:00 :
Hormis quelques techniques particulières, le démantèlement est avant tout de la gestion de projet. Le savoir faire et les chiffres évoqués ici pour faire croire à une reconversion possible vers le démantèlement sont un miroir aux alouettes pour faire croire que la filière d'excellence nucléaire française peut vivre avec des queues de cerise. Si le gouvernement ne veut plus de filière nucléaire étant capable d'aller de la conception d'un nouveau réacteur jusqu'au démantèlement et la gestion des déchets, qu'il le dise clairement. Le retard accumulé en tergiversation rend déjà cette filière fragile. D'autres pays n'ont pas ces états d’âmes et seront bientôt capables de concurrencer nos fleurons hexagonaux en Europe. Il faut faire des choix dans la vie, la France avait un avantage concurrentiel sur l’Allemagne qu'elle semble vouloir délaisser à grand renfort de désinformation dans le cadre de la COP 21. Le nucléaire n'est certes pas la panacée mais est, sans doute encore pour quelques décennies, une source stable d'électricité décartonnée. Vouloir sans passer correspond à du dogmatisme, ce dogmatisme est assumé par les Allemands qui payent leur électricité 3 fois plus chère, ce qui est tout à fait respectable. Les Français sont-ils prêts à faire ces sacrifices sur l'autel du tout sauf le nucléaire, je n'en suis pas persuadé ? Toute production d'énergie à ses contraintes, sommes nous capables de nous en passer pour autant ?
a écrit le 10/11/2015 à 10:18 :
Le démantèlements du marxo/socialisme en Europe , après la chute du mur de Berlin et l'implosion du paradis socialiste en Ex-Urss ,il y a déjà 26 ans .....est aussi un marché d'avenir....
a écrit le 10/11/2015 à 9:47 :
Le demantèlement nucléaire : j'ai vécu un peu le demantèlement des reacteurs d'essais du site CEA de Grenoble dont vous parlez dans l'article. Je pensais celà presque impossible à l'époque vu le contexte mais la réforme et les changements profonds dans le domaine du nucléaire civil etaient actés. 30 ans d'exploitations des reacteurs d'essais comme Siloé avait beaucoup impacté le site du CEA de Grenoble et fait beaucoup pour la recherche dans le domaine. C'etait une première dans le domaine du démantèlement et "du retour à la deconstruction" donc celà necessitait une expertise necessaire pour le premier demantèlement du site. Ce qui etait dommage à l'époque en 2000 c'était qu'en tant qu'ingénieur ou docteur en sciences nucléaires on apprend plus à construire qu'à deconstruire un site nucléaire. La technologie de la deconstruction des sites nucléaires n'est que rarement enseigner dans les ecoles d'ingénieurs car on pense que l'aiguille de la montre tourne tout le temps dans le même sens, mais c'est très bien de connaitre les technologies de la deconstruction nucléaire, surtout qu'en il y a trop de risque de sécurité pour un reacteur nucléaire. L'art du nucléaire est aujourd'hui dans les deux sens et dans un domaine ou il faut en permanence apprendre la securité et la sureté nucléaire. Le nucléaire est un domaine d'expertise en France ou l'on a appris à maitriser l'atome et son usage depuis le debut du XXeme siècle c'est à dire il y a près de 100 ans. Beaucoup reste à faire dans la maîtrise de deconstruction des sites nucléaires et surtout à taille réelle comme les centrales graphite-gaz des années 50-60 ou des reacteurs de deuxième génération de type REP. On apprend beaucoup sur les bancs des ecoles d'ingénieurs mais aussi beaucoup sur le terrain comme au CEA! La deconstruction des sites nucléaires d'EDF couteront très cher et necessiterot beaucoup de compétences et beaucoup d'années d'expériences diverses comme celui de la proctection et du demantèlement des sites nucléaires ! Le nucléaire avance et se modifie peut à peut !
a écrit le 10/11/2015 à 9:47 :
Dépenser des Milliards dans un investissement TOTALEMENT IMPRODUCTIF de DEMOLITION , Notre système capitaliste et nos financiers n'avaient encore pas inventé ça !
0 gain pour l'économie nationale : que des pertes !
C'est un peu comme transporter des tas d'ordures d'un point à un autre pour faire gagner de l'argent au transporteur ou , comme la guerre pour que les gens se serrent la ceinture pour faire gagner de l'argent aux fabricants d'armes et aux reconstructeurs
Ce serait quand même plus intelligent de mettre cet argent dans un investissement qui va produire quelquechose
Réponse de le 10/11/2015 à 13:54 :
La destruction ne veut pas dire improductif. C'est totalement faux. Ou alors remplacer les calèches par des automobiles est un gain négatif pour nous ? Et remplacer les bougies par les ampoules est un gain négatif pour nous ?
a écrit le 10/11/2015 à 9:40 :
Et quand on aura démantelé toutes les centrales nucléaires (75% de l'électricité en France), et qu'on les aura remplacées par des centrales thermiques, les antinuclaires se plaindront des émissions de CO² et du réchauffement climatique. Inutile de parler de l'éolien ou du voltaïque, il sont marginaux et surtout aléatoires.
a écrit le 10/11/2015 à 8:09 :
C'est ce qui justifierait une taxe sur l'énergie pour réduire le chomage.
Réponse de le 10/11/2015 à 10:41 :
les taxes réduisent le chômage, selon quel mécanisme ? La taxe carbone sur le gaz double en janvier 2016, des emplois à la clé (les factures sont informatisées, ça ne jouera pas sur ce point là), et celle sur les carburants (1,8 et 2cts/L selon le carburant) + écoTaxe(2cts/L) aussi ?

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