Pétrole : vers un accord entre l'Opep et la Russie pour soutenir les prix ?

 |   |  254  mots
L'espoir d'un accord entre l'Opep et les pays hors Opep pour réduire les stocks a déjà fait grimper les cours du brut. Jeudi, vers 15h12 à Paris, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) et le Brent de mer du Nord prenaient plus de 4%.
L'espoir d'un accord entre l'Opep et les pays hors Opep pour réduire les stocks a déjà fait grimper les cours du brut. Jeudi, vers 15h12 à Paris, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) et le Brent de mer du Nord prenaient plus de 4%. (Crédits : reuters.com)
Le ministre russe de l'Energie a affirmé jeudi que la Russie avait donné son accord pour une telle rencontre. L'objectif serait de réduire la production de pétrole de chaque pays afin de stopper la chute des prix.

La Russie a dit oui. Moscou a accepté de débattre de la situation sur le marché pétrolier avec l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui chercherait à organiser une réunion le mois prochain avec d'autres producteurs, a déclaré jeudi 28 janvier le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak.

"Pour notre part, nous avons confirmé la possibilité de notre participation à une telle réunion", a-t-il confirmé à des journalistes selon l'agence Reuters, avant de préciser:

"Pour l'instant, il s'agit de consultations qui pourraient porter sur la situation du marché, sur la faiblesse des prix et sur les options permettant de coordonner la production".

La possibilité d'un accord Opep-non Opep aurait par ailleurs été confirmée par un délégué de l'organisation d'un pays du Golfe, rapporte Reuters. Selon Alexander Novak, cité par l'agence, l'Arabie saoudite aurait notamment proposé de réduire la production de pétrole de chaque pays jusqu'à 5% pour soutenir les prix.

Les prix remontent

L'espoir d'un accord entre l'Opep et les pays hors Opep pour réduire les stocks a déjà fait grimper les cours du brut. Jeudi, dans l'après-midi à Paris, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) et le Brent la de mer du Nord s'appréciaient de plus de 4%. Mardi et mercredi, cet espoir d'un accord entre l'Opep et la Russie sur une baisse de la production avait déjà soutenus fortement les aux cours de l'or noir

Lire aussi: Pétrole : le baril de Brent repasse au-dessus de 32 dollars

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/01/2016 à 10:49 :
Et pourquoi donc l'OPEP et la Russie baisseraient leurs prix en faisant le jeu du Canada, de l'Australie et des Etats-Unis, ainsi que toutes les nations qui ont pour objectif l'augmentation de leur production?
....
Pour exemple, le Canada vient d'annoncer sur sa production de pétrole:
"devrait osciller entre 6 et 7 millions de barils par jour (Mb/j) d'ici 2040, contre 3,87 Mb/j en 2015." 5ème producteur mondial d'hydrocarbures.
Ce n'est pas du tout COP21!
a écrit le 28/01/2016 à 17:38 :
C'est assez dubitatif. Est-ce que l'Iran soutient cet accord? Si oui, pour quelle raison? Est-ce que les Saoudites ont changé leur avis, car ils avaient parlé ouvertement de la guerre pour les parts de marché et des perdants principaux?
Réponse de le 28/01/2016 à 20:07 :
"ouvertement de la guerre pour les parts de marché et des perdants principaux? " Bonjour. Ca demande à être explicité. En principe, oui, l'Iran est coté plus Russe que otan. On les comprend vu le nombre de bases de l'otan dans le monde. Et leurs possibles frappes nucléaires. C'est par contre le Brésil qui semble s'être bien fait muselé, ces temps-ci... Les brics semblent attaqués sur tous les fronts en refusant ce "cher" dollar...
Réponse de le 28/01/2016 à 22:47 :
@yvan: Bonsoir. 1. En bref et en simplifiant la situation, sur le marché mondial à ce moment il y a un excès de production de pétrole (pétrole du schiste, ralentissement de a Chine, retour de l'Iran etc.). Donc, les prix chutent. Théoriquement pour augmenter les prix l'OPEP et la Russie peuvent réduire la production, mais elles vont perdre les parts de marché en faveur du schiste américaine et d'autres producteurs indépendants, qui augmenteront leur production, sans être sûres de maintenir les prix. Donc, dans cette situation pour les Saoudites (comme ils sont un joueur clé) il était plus logique de battre pour le maintien et l'augmentation des parts de marché. Donc, il faut attendre qui baissera la production à cause des coûts trop importants par rapport au prix du marché. Les candidats sont Venezuela (1er candidat), Mexique, Nigéria, Russie, Algérie, schiste américain etc. Le budget 2016 de l'Arabie Saoudite est fait sur la base de 29 USD/baril.
2. Il y a une alliance tactique entre la Russie et l'Iran, mais il y a des contradictions. L'Iran veut récupérer sa part de marché pétrolier, surtout en Europe. La Russie et l'Arabie Saoudite sont ses concurrents sur le marché européen, mais la Russie a des couts de production et du transport assez élevés. De plus la Russie ne peut pas proposer énormément à l'Iran.
3. Je vous conseille de laisser à côté votre anti-américanisme (et anti-atlantisme) primaire, même si je peux vous comprendre. Cela n'aide pas à comprendre la situation. La vraie alliance entre les BRICS n'a jamais existé.
Réponse de le 29/01/2016 à 0:30 :
Ce que vous écrivez est intéressant.
Concernant l’Arabie Saoudite même si son budget est prévu sur la base de 29 USD/baril, il est prévu qu'il soit très fortement déficitaire et l'Arabie saoudite n'a pas les même taux d'emprunt que l'Allemagne. Peut être que l'Arabie Saoudite s’aperçoit que la production petroliere des USA résiste mieux que prévu à la chute des prix du pétrole et que cette guerre des prix sur le petrole n'est pas tenable à long terme.
Réponse de le 29/01/2016 à 0:57 :
"de laisser à côté votre anti-américanisme (et anti-atlantisme) primaire" Désolé de devoir me mettre à leur niveau... Sinon, certes, les BRICS semblent un souk innommable SAUF leur but commun : virer le dollar. Soit, que le MONDE retrouve un SEMBLANT de multilatéralisme, soit, de "démocratie". Et non un contrôle des Maîtres us. Si VOUS vivez en Europe, vous devriez comprendre que la chape commence à peser LOURDEMENT !
Réponse de le 29/01/2016 à 1:38 :
"des USA résiste mieux que prévu à la chute des prix du pétrole et que cette guerre des prix sur le petrole n'est pas tenable à long terme.". Dans 6 mois, les banques ne soutiendrons plus les schistes et cette "industrie" aura disparu. C'était un des buts de l'élimination avec les forages profonds trop onéreux. Mais, dans tous les cas de figure, ce sont les fonds spéculatifs qui décident du prix. Et encore. Si NOUS savions tout... Dans 5 ans, les scandales se succéderont.
Réponse de le 29/01/2016 à 16:50 :
@johnmckagan: Oui, le budget de S.-A. est largement déficitaire, mais ils ont beaucoup de reserves, leur taux d'emprunte est bien plus bas pour les autres producteurs (Venezuela, Algérie, Russie, Mexique etc.). La guerre des prix et des parts du marché est tenable à moyen terme, ce qui n'est pas le cas de certains pays mentionnés ci-dessus. En tout cas l'Iran n'a aucune raison de participer dans la restriction de la production. Il doit compenser sa période difficile et reconquérir sa part du marché.
Réponse de le 29/01/2016 à 16:52 :
@yvan: Les BRICS n'ont pas voulu virer le dollar.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :