6ème Tribune Women's Awards : Aline Aubertin et Agathe Boidin, nommées dans la catégorie ETI

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Aline Aubertin (GE Healthcare) & Agathe Boidin (Orchestra Prémaman)
Aline Aubertin (GE Healthcare) & Agathe Boidin (Orchestra Prémaman) (Crédits : DR)
Cette année, 15 femmes remarquables sont en lice dans sept catégories (Sciences et Technologies, Numérique, Smart City, Startup, Entrepreneure, ETI, Manager) pour remporter la 6e édition de notre concours La Tribune Women's Awards. Découvrez, cette semaine, les nommées de la catégorie ETI.

Dans cette catégorie, deux candidates se disputent les voix du jury.

Toutes deux ont défendu leur candidature devant le jury composé d'experts, qui s'est réuni le 3 novembre. De son côté, Aline Aubertin a la grande responsabilité de piloter les achats au sein de General Electric Medical System (GEMS) tandis qu'Agathe Boidin veille au développement à la vitesse grand V du groupe Orchestra Prémaman. La compétition s'achèvera par une soirée exceptionnelle, le 14 décembre, à partir de 19 heures, dans le somptueux cadre du Théâtre de Paris. En attendant les résultats, découvrez le portrait de ces deux femmes remarquables.

Aline Aubertin : la passion et l'engagement

"Issue d'une famille champenoise d'agriculteurs, artisans et fonctionnaires, de parents qui m'ont soutenue dans mes choix d'études, sans tabous, je savais très tôt que je ferais des études et serais financièrement autonome. Motivée par différents stages et jobs étudiants en entreprise, j'ai rejoint une école d'ingénieurs chimistes, puis je me suis formée au cours de ma carrière en marketing à l'ISM et au management, via le MBA d'HEC. J'ai trouvé dans le "business B to B" mon épanouissement via le challenge, la communication, l'expertise et la créativité." Après un début de carrière dans la recherche, puis la vente et le marketing, Aline Aubertin a rejoint General Electric Medical System il y a 8 ans pour un poste de management commercial. Aujourd'hui, elle ocupe la fonction de directrice des achats Europe, Moyen-Orient, Afrique pour le service et les accessoires de GE healthcare. Au sein de ce leader mondial de la fabrication d'équipements d'imagerie médicale, son rôle est stratégique et opérationnel. Ses équipes sont garantes de la disponibilité des pièces et des services nécessaires à la maintenance internationale des équipements biomédicaux (soit d'influer sur plus de 3 milliards de dollars de chiffre d'affaires). Parallèlement, elle codirige le réseau du Cercle InterElles, au titre de vice-présidente, en tant que membre du steering committee du GE Women Network et représentante de GE.

« J'ai la chance que mon engagement soit valorisé par GE. J'ai toujours évolué dans un monde d'hommes et j'ai ressenti le besoin de rejoindre un réseau de femmes au travers de l'association Femmes Ingénieurs. Elue au conseil d'administration depuis une vingtaine d'années, j'ai maintenant l'honneur de présider et manager l'association. » Aline Aubertin est également engagée au sein du Global Summit of Women. Elle contribue et milite à la féminisation du monde de l'ingénierie, anime des ateliers dans les lycées et organise des tables rondes pour encourager les jeunes filles à devenir ingénieurs.

Son engagement associatif lui a valu d'être promue chevalier de la Légion d'honneur en 2014. Ses journées semblent doubles. Engagée, courageuse, motrice et tenace, elle peut parfois être perçue comme fonceuse et directe. « Je suis travailleuse et focalisée sur l'efficacité et le résultat. Je peux être difficile à suivre. » D'aucuns diront work addict. D'autres, plus justement, d'une femme de passion.

Agathe Boidin : la ténacité et le courage

D'un père expert-comptable et d'une mère commerçante, Agathe Boidin est la troisième fille ("ex æquo", dit-elle) d'une famille de quatre enfants. Née à Lille, elle a obtenu une mention Bien à son baccalauréat scientifique avant d'entrer en prépa HEC et de suivre la voie d'une école de commerce ESLSCA Paris, option finance. Celle qui rêvait adolescente de travailler dans la finance internationale, obtient en parallèle son diplôme d'expertise comptable. Après différentes expériences chez Coopers and Lybrandt et Sara Lee Personal Product, la maison mère de DIM dont elle devient contrôleur financier des filiales export, elle rejoint Orchestra à Montpellier en 2000 en tant que directeur administratif et financier. Les sept premières années, elle accompagne le groupe dans sa croissance externe en mettant en place avec ses équipes l'organisation financière adéquate. En 2007, Pierre Mestre, le président fondateur du groupe, lui propose de rejoindre la direction générale au sein de la holding financière Mestre puis, en 2011, il lui demande de manager l'intégralité des activités du groupe après le rachat de la société Prémaman. Aujourd'hui, l'activité d'Orchestra Prémaman recouvre la fabrication et la distribution de produits textiles et puériculture pour les enfants de 0 à 14 ans dans 40 pays avec 600 magasins dans le monde. «  Au sein du groupe, mon rôle est d'échanger sur la stratégie avec Pierre Mestre et une fois cette stratégie validée de la mettre en œuvre avec mon équipe et de participer à toutes les opérations de croissance externe. » De 2012 à 2014, le chiffre d'affaires est passé de 371 à 513 millions d'euros, avec un résultat opérationnel courant consolidé de plus de 33 millions d'euros à la clôture des comptes en février 2015. Cette réussite s'appuie sur l'attention portée à l'innovation et la qualité. Ces trois dernières années, le groupe a investi annuellement l'équivalent de près de 2 % de son chiffre d'affaires dans la recherche et le développement. « Je suis comme un hélicoptère, je dois avoir une vision globale de notre groupe et être capable à certains moments de descendre dans le détail, comme cela a été le cas en 2009, lors de la crise grecque. Notre master franchisé s'est retrouvé en grosses difficultés. Nous avons créé une filiale, racheté ses magasins puis avons passé l'intégralité du réseau en commission affiliation. Résultat, nous avons redressé la situation ; aujourd'hui, la Grèce est notre 3ème pays avec 35 millions d'euros de chiffre d'affaires ; c'est le 2ème pays en terme de rentabilité. » Rien n'est inéluctable. « Tout est toujours possible. A condition d'avoir envie de le faire. » Si Agathe Boidin reconnait parfois rencontrer des difficultés à gérer ses émotions, pouvant se montrer impulsive et un peu obstinée, elle s'appuie sur une organisation bien huilée pour éviter les écueils professionnels et personnels au quotidien. « Mon mari me soutient dans ma carrière, nous nous partageons les tâches et mes enfants sont fiers de leur maman. Ils me soutiennent également. » Pudique, cette femme sensible n'en dira pas plus sa famille. Elle s'exprime ici sur le plan professionnel « A l'avenir, notre ambition est de développer le groupe pour atteindre le milliard de chiffre d'affaires en adaptant les organisations et en accompagnant les collaborateurs pour que ceux-ci puissent progresser avec l'entreprise afin qu'Orchestra garde sa culture d'entreprise d'une société agile et dynamique, tout en étant internationale et efficiente. »

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