La Tribune

Le e-commerce, un vrai faux coupable

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par Jérémie Herscovic, Président et Cofondateur de socloz.com  |   -  1066  mots
Les difficultés rencontrées par certaines grandes enseignes de magasins « physiques », comme Virgin ou Surcouf tendent à alimenter certains discours dénonçant le e-commerce comme le tueur du bon vieux commerce « tradi ». À y regarder de plus près, chiffres à l'appui, cette critique paraît infondée. Et d'autant plus que les pratiques du e-commerce sont en passe d'être intégrées dans les magasins, offrant ainsi plus de confort aux consommateurs. Plaidoyer.

Internet ne tue pas les magasins physiques! Il est primordial de casser cet adage. En premier lieu, les ventes sur Internet représentent, toutes catégories confondues, près de 8% des ventes de détail (1), le restant s'effectuant en magasin (soit 92%). Comment peut-on alors dire que 8% tuent 92%?
D'ailleurs, le constat demeure le même dans des pays à l'e-commerce plus mature (comme les États-Unis, l'Allemagne ou le Japon) qui ne présentent pas des taux de pénétration largement plus élevés (hormis l'Angleterre). Si bien que, dans les dix prochaines années, Internet ne devrait pas peser plus de 15 à 20%. La raison d'une telle limite tient au fait que, pour une majorité des catégories de produits (à l'exception du tourisme et des produits culturels), les internautes déclarent avoir le besoin de toucher le produit, de le voir, ou de bénéficier de conseils (2).Les croque-morts des magasins physiques auraient-ils oublié que les magasins demeurent l'essence même du shopping à travers l'expérience sensorielle qu'ils proposent? Les taux de transformation d'Internet (1%) par rapport à ceux des magasins (55%) n'en sont-ils pas une preuve?

Les erreurs et points faibles de Virgin et de Surcouf
2012 nous a démontré, avec l'émergence du web-to-store - cette tendance soulignant que près de 75% des internautes (3) font des recherches en ligne avant de se rendre en magasin - que le rôle d'Internet était en pleine mutation. En effet, près de 20% des ventes de détail réalisées en magasin sont déjà influencées par Internet. Dans ce cadre, Internet est bien plus un canal de prescription des ventes en magasin qu'un simple canal d'achat. Le succès des plates-formes de pré-shopping constitue bien une preuve à l'émergence de ce concept.
Pour achever cette idée qu'Internet tue les magasins, il est à remarquer que l'ensemble des distributeurs converge en termes de canaux de vente. Si les enseignes ont pour la plupart lancé un site de e-commerce, de plus en plus de pure players (PixMania, CDiscount, GrosBill, Menlook, etc.) ont ouvert des magasins. Même le champion des champions des prédateurs, Amazon, y pense! Mais comment expliquer les difficultés de Virgin, de Surcouf, et les autres?
Si Internet ne tue pas les magasins physiques, le e-commerce est clairement apparu comme un nouveau terrain de jeu. Ne pas s'y positionner ou y venir trop tard expose les enseignes concernées à des risques. L'émergence rapide de ce terrain de jeu a bouleversé à la même vitesse l'environnement concurrentiel, créant des opportunités pour certains et des menaces pour d'autres. À ce petit jeu, les premiers entrants bénéficient d'un avantage évident.
À titre d'exemple, Virgin est principalement victime de son immobilisme sur trois points. En premier lieu, l'assortiment de produits de l'enseigne n'a que peu évolué en l'espace de dix ans. C'est d'autant plus dommageable que son assortiment de base (musique, livres, DVD) est constitué de catégories de biens pour lesquelles toucher et voir le produit n'est pas primordial (4).Son quasi-immobilisme sur son assortiment condamnait Virgin à une stratégie Internet réussie. L'enseigne avait le choix entre vendre des CD sur Internet à la manière d'Amazon, de CDiscount ou de Fnac.fr, ou se positionner sur du téléchargement légal. La deuxième stratégie a été retenue. Problème de taille, le mastodonte Apple a instauré un modèle ne permettant pas à un distributeur d'être rentable sur du téléchargement légal. Virgin n'a alors pas migré vers une stratégie de vente de CD à distance, un choix rendu difficile au regard de la présence de trois acteurs déjà bien installés sur le segment. Mais, quand on a une marque aussi forte que celle de Virgin, rien n'est impossible!
Dernier point, le parc de magasins de l'enseigne s'est avéré de plus en plus problématique au regard de l'évolution du marché. Virgin est une enseigne implantée dans les grandes villes où l'offre de produits culturels est pléthorique et où Internet pénètre mieux. Au final, Virgin a été victime de problématiques stratégiques. Internet est innocent.
L'enseigne Surcouf, quant à elle, a démontré principalement deux points faibles. Le nombre de magasins constituant son parc ne lui a pas permis de présenter des volumes d'achats assez conséquents pour afficher des prix aussi compétitifs que ses concurrents. Deuxième point, son expérience en magasin n'a cessé d'être dénoncée par les consommateurs. Entre difficulté de trouver un vendeur, et qualité des informations fournies, les consommateurs n'ont trouvé que peu de valeur ajoutée à s'y déplacer. Internet est innocent.

En 2013, internet va faire allégeance aux magasins « physiques »
2013 sonnera, tambour battant, le retour des magasins dans l'arène médiatique. Tout d'abord, le web-to-store va s'imposer comme la version 2 du e-commerce. Dans les habitudes de consommation, il apparaîtra clairement qu'Internet permet de préparer ses achats en magasins. À date, le web-to-store se limitait à renseigner l'internaute sur l'offre des magasins. En 2013, des services seront mis à disposition de l'internaute afin de faciliter son déplacement. Un premier pas vers la digitalisation des points de vente.
L'effet principal d'Internet sur les magasins? Une demande des consommateurs pour une expérience renouvelée, facilitant le confort d'achat (géolocalisation en magasin, catalogues interactifs sur bornes, vitrines interactives, miroirs ou applications de simulation de produits, envoi d'offres personnalisées sur le mobile, information produit via QR Code ou NFC, paiement sans contact...).De ce point de vue, les initiatives sont encore rares mais demeurent clairement dans l'air du temps. Aucune solution claire n'a pu réellement émerger à ce jour parce que la digitalisation doit s'accompagner de changement de processus opératoires importants, modifiant les standards en matière de rôle des vendeurs en magasins.
De manière générale, opposer Internet et les magasins n'a pas de sens. Ces canaux se complètent et s'alimentent. Ce qui changera en 2013, c'est surtout notre perception de cette histoire. Internet ne tue pas les magasins tout autant que le tout-physique n'existe plus. Internet est innocent!

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1- Toutes catégories confondues - selon les catégories de produit, la pénétration d'Internet peut aller de 3 % à 40 %. Chiffres Précepta / Xerfi (2012). 2 - Données Médiamétrie 2012. 3 - Données Médiamétrie 2012. 4 - Internet représente 18 % des ventes de produits culturels. Données Fevad 2012.

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Commentaires

Phil  a écrit le 07/02/2013 à 19:52 :

pkoi faisons nous nos achats sur le net? Eh bien il suffit juste de comparer les prix et les caractéristiques des produits proposés en magasin et ceux sur les sites d'e-commerce. Conclusion : je n'ai jamais été déçu d'un achat sur le web alors que je le suis souvent quand je me déplace en magasin.

Si je reviens en magasin, c'est parce qu'il se sera transformé en show room et parce que le vendeur sera passionné par les produits dont il a la vente.

wondy  a écrit le 07/02/2013 à 13:26 :

+ de 10 ans d'experience chez un pionnier du cross canal... un de ces pionniers qui fait des claquettes en opposant dans son propre reseau web et magasin. Verdict?
Le web c'est bien, c'est pas beaucoup plus cher, on peut changer d'avis à moindre frais et on a (presque) pas besoin de se lever de sa chaise. "Best service is no service" est la devise adoptée par tous les marchands, en clair : c'est pas cher alors demerdez vous.
Le magasin c'est bien. C'est un peu moins cher, on peut pas trop encore changer d'avis et il faut se lever de sa chaise (mais aujourd'hui qui ne se déplace pas?). Le vrai plus? Des mecs qui vont vous parler des produits ET des usages courants (auxquels vous n'aviez peut etre pas pensé)... qui vont vous proposer des garanties adaptées à votre usage, et tout ça avec le sourire. Et puis... en cas de probleme vous savez à qui parler. "Best service is full service" est encore en phase de déploiement mais le fait est que ce sont bien 2 mondes différents.
le web to store? genial.
Le store to web? Encore mieux.
Le web@home? Quand on est pas sur ou trop loin :)

ricounet  a écrit le 06/02/2013 à 16:32 :

Les vendeurs vont se recycler en livreurs (n'est-ce pas Darwin ?).

Pourquoi j'utilise et achete sur Amazon  a écrit le 06/02/2013 à 13:09 :

La facilite , la fiabilite, la rapidite.N'en déplaise a certaines personnes nous n'avons pas tous et toutes une librairie a proximite.Du moins qu'en il en existe.Et ce avec du choix.La grande surface les C.. et L.. n'ont qu'un echantillon relatif a proposer et sont tributaire de ce que on veut bien leur fournir pour la vente si vous chercher quelque chose de précis c'est niet le dictat des ventes est la pour vous en empecher.En province, L..A DES espaces culturels dignes de ce noms et si votre demande n'est pas referencée pas grave elle est commandée et on vous appelle pour vous avertir que votre article est dispo au centre .C'est pourquoi quand je retourne chez moi j'utilise ce point de vente.Autre avantage d Amazon la revente de votre produit et l'achat d'occasion c'est pratique utile et fiable.Le suivi de vos commande ,les avertissements de produits similaire etc font que vous etes vite accro a ce site.Et la gare a la carte bleue mais ça c'est un autre probleme n'est ce pas

dfgvr  a écrit le 06/02/2013 à 12:46 :

Entre la fabrication et la mise à disposition du client final, il n'y aucune différence de valeur dans la chaîne de distribution entre magasin physique ou e-commerce.
Le transport pour le client final est plutôt en défaveur du e-commerce. Alors d?où vient cette différence de compétitivité ?
Ce qui saute aux yeux, c'est le prix de l'immobilier. Un magasin physique doit se trouver dans un bon emplacement et ça ça coûte très cher, l'e-commerçant se trouvera un entrepôt où le prix de l'immobilier est très faible et en plus proche d'une plate-forme logistique.
Conclusion : c'est la rente immobilière qui tue les magasins physiques

pas faux  a répondu le 07/02/2013 à 23:34:

analyse intéressante, l'immobilier a permis a pas mal de gens de s'enrichir facilement en france mais c'est aussi ce qui a fait de la france un colosse aux pieds d'argile, tant que l'on ne règlera pas ce pb, on s'enfoncera dans la crise... Mais le risque c'est d'avoir une baisse étalée sur plusieurs années donc trop lente, il faudrait que le phénomène s'accélère pour limiter les dégats...

Michel  a répondu le 22/02/2013 à 12:30:

@dfgvr

Vous oubliez de préciser que le rayonnage est bien plus limité pour un magasin physique qu'un magasin virtuel. Lorsque la surface disponible notamment en centre-ville est saturée de produits, un commerce physique n'a pas d'autres choix que de limiter le nombre de ses références ou bien leurs volumes, ce qui dans le premier cas limite sa visibilité auprès de la clientèle et dans le second cas limite sa compétitivité au niveau des prix. Le seul moyen pour qu'un magasin physique puisse résister à l'énorme flexibilité qu'offre le commerce virtuel, c'est par la spécialisation (cf. limite de référence) et le SERVICE ce que bon nombre de commerces physiques ont oublié. A long terme sauf hausse spectaculaire de la fraude aux moyens de paiement en ligne (CB, virement SEPA, Paypal), il faudra tirer un trait sur les magasins physiques notamment dans l'électroménager et l'audiovisuel. Je ne vois que le commerce physique de l'habillement encore à l'abri du virtuel car les boutiques offrent bien souvent un SERVICE d'essayage de vêtements essentiellement fabriqués en Asie avec des patrons pas nécessairement en phase (cf. embonpoint des français) avec le marché de destination.

Bien quoi ?  a écrit le 06/02/2013 à 11:14 :

Article illisible.

Michel  a répondu le 22/02/2013 à 12:34:

En effet, des paragraphes plus "aérés" par des sauts de lignes et des indentations auraient pu formater le tout de manière plus accueillante.

Laurent  a écrit le 06/02/2013 à 11:10 :

Je préfère acheter en boutique physique quand il y a effectivement une plus value (conseil, gamme différente, originalité, etc).
C'est pourquoi j'achète en fait .... beaucoup sur le Net.
Les livres : je ne connais pas encore de librairie, sauf deux : Limoges et Blois, qui a vraiment à coeur son rôle de conseil. A part les deux citées, le reste est fait de boutiques dans laquelle a investit le commerçant sans vocation particulière. J'attends toujours le conseil ..... Le commerçant ne connait rien à la littérature et se contente de déballer les cartons livrés par les distributeurs.
L'habillement : je veux des habits en tissu bio et/ou équitable pour ne pas favoriser l'exploitation des peroducteurs textiles. A part sur le Net, je ne vois pas où trouver. En boutique physique c'est du made in china ou alors des marques dont le commerçant fait des marges hallucinantes.
Le high tech : depuis ma dernière galère pour acheter une souris un peu évoluée (c'est quand même pas grand chose une souris !) et que je n'ai trouvé ce que je cherchais que sur le net. Et celà après avoir fréquenté 5 boutiques à rayon high tech qui vendent tous la même chose (la souris où on fait la meilleure marge en se foutant pas mal des désirs des clients). Et bien vive Amazon.
La téléphonie : 3 semaines pour un étui en magasin, deux jours pour le Net.
Les ebooks : allez chercher sur les sites français : pas de recherche détaillée, pas d'ergonomie, pas de gestion de type Cloud, des listes linéaires où on ne peut rien trier et sélectionner correctement. Et allez comparer avec le principal site anglo saxon d'origine !

Je pense que tant que les magasins physiques ne se centreront pas sur le client (accueil, service, ...), ils ont des souçis à se faire.
De grandes enseignes, anglo saxonnes tel Amazon, l'ont parfaitement compris.

Pour moi le Net va être l'occasion d'un gros nettoyage avec l'arrivée de vrais commerçants pour les magasins physiques aptes à de vrais conseil.
Les autres sont appelés à disparaitre.

Geek et Gamer  a répondu le 06/02/2013 à 11:34:

Tout a fait, petit exemple de ce qui se fait sur le net et qu on ne voit plus en boutique, j ai achete 2 tablette a 600 euros (ni apple ni samsung) et bien j ai eu l agreable surprise de voir dans mon colis 2 cadeaux et non des moindres, un clavier adaptable a ma tablette (valeur 111 euros) et un petit appail qui me permet de visionner directement le streaming et you tube sur mon televiseur (valeur 128 euros)..... ca laisse reveur.... je precise que j ai commande les tablettes a 6 mois d intervalle, preuve qu ils assurent un bon suivi. Et leur SAV tout comme leur aide a la vente est indeniablement performant, au moment de ma commande j ai eu en chat en direct un conseiller vendeur sans probleme via Skype..... Bref site approuve et adopte

San Miniato  a écrit le 05/02/2013 à 14:31 :

Internet c'est bien si on ne peux pas trouver ce que l'on cherche en magasin. Aller dans les magasins c'est beaucoup mieux: on peux regarder, choisir, essayer, aller à la caisse pour payer puis emporter son achat avec soi. Vous avez pensé aux frais de transport et au temps passé à attendre un colis qui sera livré à domicile lorsqu'on sera absent et qu'on est obligé d'aller chercher à la poste. Que de frais, que de soucis, que de temps perdu !!!

Geek et Gamer  a répondu le 05/02/2013 à 14:57:

Looool la plupart des sites livrent en 48H, tu peux meme choisir de te faire livrer sur ton lieu de travail....... Faux arguments

Oliviermarcel  a écrit le 05/02/2013 à 13:55 :

Bonjour
Vous oubliez que beaucoup de sites étrangers vendent hors taxe soit moins cher que le prix d achat ttc chez nous et que l état ne touche rien !!!!!!!!!!!!!!!
Et que les petits magasins crèvent de cela surtout dans le domaine de la photographie
Et personne ne dit rien!

Geek et Gamer  a répondu le 05/02/2013 à 14:09:

Faux et refaux, c est pas beau de mentir>>>>> Ton article quand il arrive a quai ou a l aeroport il passe a la douane! Et d une quelque soit le montant il se voit applique la TVA et de 2 si ta commande fait plus de 150 euros tu paye aussi une taxe douaniere de 12%. Et ca je peux te le garantir je fais venir suffisament de produit d Asie et des USA. Sauf que ces 19,6ù et ces 12% ne sont pas forcement precise a la commande et que c est quand on te livre que tu dois sortir le chequier.

Razibus  a écrit le 05/02/2013 à 12:18 :

On peut raconter ce qu'on veut, les premiers clients d'Universal Music sont aujourd'hui iTunes et Amazon. Et non plus Fnac ou Virgin... Idem pour les livres : explosion des téléchargements au détriment du papier. Après, je veux bien qu'on dise que les magasins en dur ne disparaîtront pas, je veux bien le croire... mais de là à dire que les quelques sites supplémentaires qui apparaissent chaque jour en France n'y sont pour rien sur le pouvoir d'achat des français, et que ça ne se répercute pas sur les enseignes classiques (y compris vpcistes comme la Redoute), c'est se tromper lourdement!

pm  a écrit le 05/02/2013 à 11:24 :

Pas inintéressant, mais un peu court.
Les grands acteurs n'ont pas attendu 2013 pour proposer le "retrait en magasin" à 0EUR ! Ce qui montre bien la limite du commerce "in situ": le stock. Si, plutôt que de multiplier les mini entrepôts, avec les risques d'invendus, on se contentait de quelques exemplaires de démonstration (1 ?), et qu'on fasse gérer par une centrale toutes les ventes locales/régionales ? Cela semble être le mode de gestion de Pixmaia, entr'autres. Qui semble ne pas avoir besoin de multiplier les points de vente(?)/exposition.
C'est ce que Surcouf n'a pas su faire.
Et des "grandes enseignes" existantes (pour combien de temps ?) n'hésitent pas à "dévoyer" leur image, en s'adonnant au "marketplace"...
Pour le conseil, aucune des enseignes disparues n'était moins bonne que celles qui perdurent: elles sont toutes mauvaises ! LE vendeur COMPETENT est plus que rare, il est plutôt exceptionnel. Au delà de ses contraintes de commission (directe ou indirecte). Internet, aux limites près des outrances, est bien plus "riche" lors de recherches; et/ou de biens "pointus" que les grands distributeurs dédaignent.
Quant au medium "smartphone" comme support de conseil/recherche/publicité, quelle bouffonnerie ! Cela fait 10 ans que ça existe, et ça n'a jamais percé. Quant à la pub ciblée, le rôle qu'on souhaite lui assigner est basé sur la localisation de l'utilisateur du smartphone. Or un "gallup" nous apprend que le majorité des français y est réfractaire, et la désactive !
Il est effectivement probable que la coexistence des 2 vecteurs de vente va durer longtemps; avec certainement des évolutions en fonction du type de bien. Il est peu probable que la majorité des machines à laver soit acquise via internet à court terme; il est possible que la part de ventes "en magasin" de biens "culturels" stockés n'ait pas beaucoup d'avenir.

ponctuman  a écrit le 05/02/2013 à 11:13 :

Connaissez-vous les règles de la ponctuation en français ?
Un espace avant ? !
Un espace après , . ...
Un espace avant et après ;

OUIN OUIN  a répondu le 05/02/2013 à 11:32:

On remarquera qu'en typographie le mot "espace" est au féminin quand il s'agit du caractère :
UNE espace...

ponctumal  a répondu le 05/02/2013 à 11:36:

apparemment vous non plus...

http://www.la-ponctuation.com/

libertad46  a répondu le 08/02/2013 à 4:20:

Pas d'espace avant la virgule...Monsieur le donneur de leçon

autre point de vue  a écrit le 05/02/2013 à 10:56 :

Article complètement partisan..
On peut analyser l'inverse
Si internet avec ses charges ridicules de ventes en ligne n avait pas forcé les enseignes physiques à diminuer leurs marges au point de ne plus pouvoir assurer leurs charges fixes ( salaires : les employeurs sont les magasins physiques cf notre de salaries/ CA, immobilier etc....) surcoût et Virgin seraient encore la ...
C est donc bien internet qui tue les enseignes physiques
Souvent les sites internets sacrifient leur rentabilité pour obtenir une position dominante avec une vue court termiste de l entreprise pour la revendre
J en ai marre d entendre les entrepreneurs d internet donner des leçons sur les médias alors qu ils n emploient quasiment personne...

AVANT C'ETAIT MIEUX  a répondu le 05/02/2013 à 11:30:

Vous êtes sérieux? Le coupable n'est pas internet, c'est progrès tout court!
les coches ont tué le business des chaises à porteurs, les carosses ont tué celui des coches, ... Le train a tué le business de la diligence!!!
Le monde avance, et il est vrai qu'il avance plus vite qu'avant! Alors continuez à regarder derrière sans essayer de vous adapter, et il vous arrivera ce qui arrive à Virgin et les autres.
Est-ce un bien? peut-être! ça rends en tout cas les choses plus compliquées pour ceux qui ont tendance à jouer les observateurs.

note : Internet n'emploie quasiment personne? comment arrivent les colis chez vous???
Internet déplace des emplois.

shoes  a répondu le 05/02/2013 à 12:49:

moi je suis vendeur de chaussures depuis 10 ans et je constate que de + en + de clients regardent sur le net, viennent essayer en magasin et achetent sur le net !!!!
voilà c'est tout, l'avantage d'etre franchisé d'une grosse enseigne nationale qui a bien entendu son propre site de vente en ligne
Tot a fait d'accord avec ce qui est dit, moi j'ai 3 vendeuses et je me paie encore moins que la moins payée ...... et bien l'entrepot du site, emploi 2 personnes et gere 60 fois mon volumes .... et je ne parle pas du loyer qui pour ma boutique de 150m² est limite plus elevé de celui de l'entrepôt basé en province
pas d'erreur dans les calculs, ni dans les prévisions, les franchisés et autres affiliés sont à court terme MORTS
J'avoue que je suis dépité et le pire c'est que je ne vois pas comment m'en sortir

AVANT C'ETAIT MIEUX  a répondu le 05/02/2013 à 13:39:

Je vous comprends et compati et vous souhaite de vous en sortir par le haut... cela ne change rien à mon propos: les temps changent et sans une bonne idée pour apporter quelque chose en plus que les autres (et cette fois ci, il faut inclure internet dans "les autres") le sort de voter métier ets compromis... depuis des millémaires, la base du commerce se base sur ce petit plus que le commerçant apporte.
BOULANGER a eu chaud aux fesses car à une époque, c'était le seul réseau de vendeurs "high tech" qui avait des conseillers commpétents... les gens venaient se faire conseiller chez eux, puis, ils achetaient sur Internet... puis BOULANGER a essayé d'aligner ses prix rayon à ceux d'internet (comment???) et depuis, les gens y entrenent, et se disent que pour 10 ou 20 euros de plus selon les produits, la plupart des gens achète sur place.
Je fais parti des gens qui ne s'habillents pas par Internet (trop mal foutu) et la seul fois ou j'ai essayé, ça m'a couté plus cher à cause des frais de retour du colis: un argument que vous pouvez utiliser?

AVANT C'ETAIT MIEUX  a répondu le 05/02/2013 à 13:50:

Votre propre réseau fait de la vente en Ligne ??? Vous, franchisés, pouvez tolérer cela?

Geek et Gamer  a répondu le 05/02/2013 à 14:05:

Alors pour ajouter au debat si depuis quelques annees je suis devenure majoritairement un acheteur en ligne de Zalando a Amazone, en passant par Celio et d autre site us il y a plusieurs raisons: 1) Le prix je suis désolé mais en boutique le jean Levi's, meme le basique, 501 est vendu entre 90 et 120 euros, en le faisant venir des usa directement meme en me voyant applique TVA et Taxe douaniere (respectivement 19.6 et 12%) il me revient a 60euros..... Moitie moins cher.... Et la etant aussi comptable vous poyuvez me sortir tous vos arguments sur les charges et autres ca n explique pas ces 60 euros de difference! Donc y a bien un soucis de "prix" quelque part. 2) En chaussure comme en CD ou meme jeux videos quand vous rester dans le "grand public/grand volume" vous trouvez sans probleme mais quand vous chercher un petit groupe anglais de rock independant, la paire de Van's ou mephisto "petite serie" vous les trouvez pas en boutique..... et c est de plus en plus le cas, moins de referencement et la encore sur Amazone ou Zalando voir sur des sites US je trouve ces produits dit de niches! 3) Donc le constat est simple probleme de prix avec marge opaque, probleme de disponibilité de certains produits en boutiques.... Si on ajoute a cela bien souvent l accueil en boutique qui donne tous sauf envie de revenir bah tu te tourne vers le net, pas cher, efficace (Petit PS dans 90% des cas les retour est pris en charge par la boutique donc au contraire de ce qui a ete dit pas d argent a rembourser) 4) Concernant les emplois comme dit y a un transfert de la boutique vers les gerants de l entreprot, ceux qui livrent....... Conclusion si les petits commerces veulent survivre y a pas 36 solutions, soit ils se regroupent pour "creer" une centrale d achat qui diminura leur prix de gros donc leur prix de vente final, soit ils "elevent" la game et le service.... En gros il faut faire la difference tant face a la boutique voisine que face au net.
Autres problemes à soulever: des prix qui bougent tous le temps, quand c est pas les soldes, c est les promos, les fins de serie......... Au final tu sais plus quel est le prix reel d un article (encore plus vrai dans la grande distribution)

Erick  a écrit le 05/02/2013 à 10:10 :

On en reparle dans 10ans ? Seul les magasins et les producteurs qui auront géré correctement la transition vers le Web survivrons. Pourquoi acheter à un distributeur ce que peut vendre le producteur directement sur le net? Pourquoi faire des kilomètres alors que vous pouvez être livré à domicile de vos achats? Pourquoi aller à l?agence de voyage alors que le téléphone et le web rendent les même services? Les magasins seront à mon avis de vitrines lorsque le choix du produit nécessite une évaluation de la qualité de visu. Reste aussi l'argument promenade pour les inconditionnels du shopping. Mais cela restera t'il suffisant pour pérenniser les magasins restants? Après la désindustrialisation, la mort des commerces ??

@ Erick  a répondu le 05/02/2013 à 11:41:

Il est vrai que votre analyse semble correcte, mais je la pontuerai par le "chacun son métier", par le "ou trouver des infos objectives", et "a qui puis-je donner mon numero de carte bleue"!
Faire de la vente implique des réseaux de distribution, de livraison, des moyens de communication... et des "places de marchés, c'est à dire des lieux physiques ou virtuels ou l'on sait aller pour prendre des informations multiples, comparer des produits...
De plus, donnez vous votre numero de carte bleue à tous les sites ou avez vous déjà réduit vos sites d'achats à "quelques uns" car vous savez que vous pouvez leur faire confiance?

Erick  a répondu le 05/02/2013 à 16:48:

On peut imaginer que des progrès seront fait pour moderniser et sécuriser les paiements.
Concernant les réseaux de distribution, internet permet à ceux qui ont des produits attrayants, de les vendre en direct (circuit court) en évitant les intermédiaires sans pour autant les remettre en cause si ils ajoutent de la valeur. L'autre vision positive est la montée en puissance des réseaux de messagerie pour les livraisons. Mais globalement je ne suis pas sur que cette migration sera positive pour nos villes qui devront proposer autre chose que des centre villes commerçants. Il faudra être créatif et la transition risque d'être longue et difficile: voir les effets des centres commerciaux sur les centres villes, le E-commerce sera la phase 2 de ce problème.