La Tribune

Merci Thomas Piketty de remettre l'économie dans l'Histoire!

Pour Pierre-Yves Cossé, Thomas Piketty fait bien de replacer l'économie au coeur de l'Histoire et de la Politique. | DR
Pour Pierre-Yves Cossé, Thomas Piketty fait bien de replacer l'économie au coeur de l'Histoire et de la Politique. | DR
Pierre-Yves Cossé  |   -  1148  mots
Sans nul doute best-seller économique de la rentrée, le livre de Thomas Piketty a fait parler de lui jusqu'aux plus hauts sommets de l'Etat. Décryptage d'une méthode qui fera date, par Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire général au Plan.

 "Le Capital au XXI è siècle" (Seuil) de Thomas Piketty est un livre qui fera date et restera un ouvrage de référence. La pertinence et l'acuité du diagnostic, la profondeur des analyses sont exceptionnelles, plus que les solutions, fragiles et exploratoires. La lecture est aisée, le jargon du spécialiste éliminé, l'appareil mathématique limité à deux équations, les démonstrations claires et pédagogiques et l'intérêt toujours soutenu.

Il y a un "mais" :  les 950 pages. Condenser en 400 pages serait possible sans perdre l'essentiel de la substance. A force de vouloir convaincre  le lecteur, Thomas Piketty, ne lui épargne aucune étape et  reprend à plusieurs reprises les mêmes démonstrations et les mêmes exemples.

Vaste base de données sur les inégalités de revenus 

Ce "nouveau capital" marquera autant par sa nature que par  son contenu. Insistons sur la nature. Thomas Piketty revient à ce qu'aurait toujours dû être l'économie politique et à ce qu'elle a été exceptionnellement.

 Il s'appuie sur un travail statistique approfondi détaillé et couvrant de nombreux pays, qui est l'œuvre d'un groupe d'une trentaine de chercheurs. Ils ont constitué la plus vaste base de données historiques sur les inégalités de revenus, La World Top Incomes Data Base (WTID) Il montre que de grands économistes avaient, tel Marx, "une approche anecdotique et peu systématique des statistiques" ou même proclamaient des théories infirmées par des chiffres qu'ils n'avaient pas regardés (tel Leroy-Beaulieu) Il en a résulté de graves erreurs. Certes, les statistiques étaient limitées au 19è, par exemple sur les revenus ou inexistantes (les comptes nationaux) mais elles n'étaient pas nulles. Fallait-il encore les consulter.

 

Une approche transversale enrichissante

Il se situe dans le temps long, depuis la fin du 18è siècle. Cela lui permet de démontrer que ce qui a été présenté comme des lois de l'économie ou des évolutions structurelles n'était que des situations exceptionnelles ou provisoires ; la croissance rapide des  "trente glorieuses" n'était qu'un rattrapage, l'affaiblissement des revenus du patrimoine et de l'héritage la résultante de l'inflation et des guerres quasiment effacée aujourd'hui, la stabilité du partage capital-travail contestable. Le recul historique change l'éclairage  des phénomènes  que nous considérions comme "normaux" et qui ne l'étaient pas.

Il fait appel à l'ensemble des sciences sociales pour faire comprendre l'économie, en particulier à l'histoire et au roman. Certes Thomas Piketty n'est ni un grand historien ni un spécialiste du roman. Mais il en sait assez pour que son approche transversale soit enrichissante  et que les rapprochements  soient convaincants, par exemple entre l'économie libérale et les rentiers de Balzac (le Père Goriot ou César Birotteau) ou de Jane Austen. On aurait souhaité qu'à propos de l'impôt, le grand remède pour lui, il fasse de la sociologie et décrive les conditions de l'acceptation de l'impôt aux différentes époques et sous des cieux différents.

 

L'économie, "profondément politique"

Une profession  de foi, au début du livre éclaire sa démarche. L'économie doit sortir "de sa passion infantile pour les maths et les spéculations purement théoriques" "elle n'aurait jamais dû à se séparer des autres sciences sociales". Histoire, Sociologie, Anthropologie, Sciences Politiques dont elle est une sous- discipline. Il a pourtant fréquenté à 23 ans le MIT mais le jugement  "sur ce monde très intelligent »est sévère « la profession continuait d'aligner des résultats purement théoriques, sans même savoir quels faits expliquer… "

 Il se méfie des déterminismes et considère que l'économie est "profondément politique" et qu'elle a une "visée normative et morale". Enfin, il ne redoute pas d'explorer l'avenir, présentant plusieurs possibles et raisonnant à l'échelle du monde.

 

De l'apprentissage tronqué de l'économie                                                 

La lecture de Thomas Piketty a réveillé mes frustrations  d'étudiant lorsque j'apprenais à la fac de droit ce qui était appelé à tort "l'économie politique" Singeant les sciences dures, la discipline était enseignée de façon universelle et intemporelle valable par tout et en tout temps. Son objet était "Le Marché" une donnée naturelle  dont les conditions concrètes d'apparition et de fonctionnement  n'étaient pas décrites. Les mécanismes des prix étaient enseignées comme des lois éternelles sans être replacées dans le contexte de l'économie libérale, avec le support de théorèmes mathématiques, assez discrètement à vrai dire, les professeurs de l'époque ayant une culture mathématique limitée.

Le keynésianisme était étudié sans une analyse historique détaillée de la Grande Crise. Le marxisme, lorsque l'on en parlait, était caricaturé, en oubliant de préciser que les salaires ouvriers avaient effectivement baissé durant la première partie du XIXème siècle. Pour  être honnête, quelques dévots enseignaient le marxisme comme une religion, dont aucun dogme, comme "la loi de la paupérisation absolue" ne pouvait être mise en cause.

 

Des théories déconnectées de l'Histoire

C'était le cas à Sciences Po où, selon le directeur de l'Ecole, un enseignement aussi religieux ne présentait guère de dangers (1) Dans cette même école, les politiques économiques contemporaines étaient analysées par de hauts fonctionnaires insistant plus sur les aspects institutionnels que sur la dimension historique ou les liens avec la théorie.

 L'histoire des idées économiques était une succession de théories déconnectées de l'histoire et de la politique. La genèse des théories était absente. Le fait que les théoriciens avaient commencé par observer attentivement les réalités de leur temps dans leur pays avant de proposer des schémas explicatifs était omis

 

Des progrès depuis les années 60

Mettons à part l'enseignement dans les écoles d'ingénieurs, plus tourné vers la micro- économie et moins coupé des réalités (choix des investissements) qui a été  illustré par de grands professeurs (Maurice Allais, Marcel Boiteux)

Ma description de l'enseignement dans les facultés n'est pas caricaturale mais des progrès substantiels ont été réalisés depuis les années 60 dans le cadre des facultés de sciences économiques. Les enseignements et les manuels ont été renouvelés. Mais le débat sur la nature de la discipline n'est nullement clos.

Thomas Piketty n'est pas le seul à faire enfin de l'économie politique. Il a des disciples et des collègues à l'Ecole d'Economie de Paris, comme Gabriel Zucman ("La richesse cachée des nations" - Seuil) dont la valeur est reconnue à l'échelle internationale.

 Souhaitons que cette espèce prospère, donnant enfin sa place à l'économie politique, ouvrant de nouveaux champs à la réflexion et à l'élaboration de politiques.

 

(1) Le professeur était Jean Baby et le directeur Jacques Chapsal

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Commentaires

pouruqoi pas  a écrit le 27/11/2013 à 21:26 :

Et pourquoi pas mettre l'Histoire dans les Religions aussi pendant qu'on y est (bible = livre d'histoire) , et les Religions dans la Philosophie, et la Philosophie dans la Psychologie et la Psychologie dans la Neurobiologie, et la Neurobiologie dans la génétique, et la génétique dans la bio-molécule, elle meme incluse dans la mécanique quantique, la physique des particules et l'astrophysique, on ira loin..

Parceque c'est déjà fait  a répondu le 28/11/2013 à 17:42:

La pluridisciplinarité est effectivement ce qui permet d'obtenir les résultats les plus intéressants. S'enfermer dans un monde (une discipline, mais aussi un environnement particulier par exemple), par définition, empêche de prendre du recul pour apprécier la pleine portée des théories et réflexion que l'on peut avoir.
Les religions englobent l'Histoire : les religions servent en effet à expliquer le monde (à commencer par la création de l'univers, puis la création des Hommes, pour la plupart des religions). La bible est bien évidemment un livre historique, ne serait-ce que parce qu'il est l'un des premiers livres à avoir été aussi massivement diffusé.
La philosophie englobe les religions : les premiers philosophes sont d'ailleurs ceux qui ont critiqués les mythes en cherchant d'autres explications, en explorant de nouvelles voies.
La philosophie dans la psychologie : en fait c'est plutôt l'inverse, la psychologie a historiquement été conçue comme une branche de la psychologie.
La psychologie dans la neurobiologie ; la neurobiologie est une branche beaucoup plus récente. L'avancement des techniques (on retrouve ici l'Histoire) permet d'observer le fonctionnement du cerveau et de supposer qu'il est possible de mieux comprendre la psychologie des individus.
La neurobiologie est intimement liée à la génétique. Aujourd'hui encore on se demande quelle est la part de génétique qui influence le développemment des neurones.
La génétique ne peut pas être comprise sans la biochimie : pour comprendre comment fonctionne un être vivant, comment fonctionne la machinerie cellullaire, il est indispensable de comprendre les réactions chimiques qui se déroulent à l'échelle des molécules. Or il est indispensable pour comprendre les réactions moléculaires de connaitre un minimum le modèle standard de physique. Tous bon généticien doit donc avoir, au strict minimum, des notions en biochimie et en physique.
L'astrophysique permet de comprendre la création de la matière. Peut être pas sa création, mais au moins les mouvements de celle-ci, son Histoire en somme. Et si l'on réfléchit à la création même de la matière, on passe alors de la physique à la philosophie.

En résumé, tout est lié. Plus quelqu'un aura de connaissances variées, et plus cette personne sera à même de penser différemment, lier des concepts entre eux d'une façon à laquelle personne d'autre n'aurait pensé, et ainsi imaginer de nouvelles idées.

Kirk  a répondu le 08/12/2013 à 9:54:

pourquoi pas " je vous suis parfaitement,l'économie pluridisciplinaire on ne nous l'avez pas encore faite celle-là.Pourtant l'économie c'est simplement un gâteau,le plus mariole va faire en sorte d'avoir le plus gros morceau,très schématique j'en conviens mais au bout du
bout c'est le résultat final escompté."

J'avoue: j'ai du mal...  a écrit le 27/11/2013 à 2:56 :

Donc en gros, c'est super hyper balaise novateur que ça décoiffe que même on le lit tout en haut et que le Monsieur il a des disciples...
Et que lui vaut cet honneur?
Il est allé vérifier de quoi il parle... Eh ben... Tu m'en diras tant...
Et ça c'est le meilleur que vous ayez? J'ose à peine imaginer les autres (pour reprendre une réplique de Vin Diesel dans Riddick...)

Francisco  a écrit le 26/11/2013 à 22:32 :

Le plus grand livre d'économie de tous les temps, le seul à lire : " L'action humaine" de Ludwig Von Mises. Seuls ceux qui l'ont lu peuvent comprendre ce que veut dire l'économie. lisez le !!!!

Picnicdouille  a écrit le 26/11/2013 à 21:04 :

Les religieux de "contrepoints" sont de sortie... Afficher son absence totale de culture à ce point, c'est fascinant.

John galt  a répondu le 26/11/2013 à 22:27:

Un site internet qui ne prends pas ses lecteurs pour des idiots, un site qui vit sans subvention étatique, un site qui argumente et met les liens de tout ce qu'il avance pour démontrer et argumenter plutôt que d'insulter, ça dérange hein picnic ? Comme je vous comprends

plines  a répondu le 01/04/2014 à 19:38:

pourtant plus dogmatique tu meurs.

RobinDesBois  a écrit le 26/11/2013 à 20:56 :

Le niveau d'inegalites aux USA est a des multiples de celui de la France. Pourtant, ce pays ne connait pas de tensions sociales. Ce qui est insupportable pour un peuple, c'est l'injustice sociale, tres differente de l'inegalite. Les fameux privileges dont la societe francaise discute te rediscute depuis des siecles. Un peuple accepte qu'un patron gagne 100 fois plus s'il cree un Google ou autre. En revanche, qu'un fis d'enarque pote d'un copain directeur de cabinet d'un politique se retrouve a la tete ou presque d'une entreprise, et touche, disons 20 fois plus, c'est la revolution. La France ne s'en sortira jamais : elle ne veut pas d'inegalites, mais adorent les privilegies.

USA  a répondu le 26/11/2013 à 21:19:

Pas de tensions sociales aux USA? Faut le dire vite et oublier la question raciale. Les USiens sont effectivement extrêmement sensibles à la notion de justice "fairness". Mais ils ont sans sourcillé élu et réelu le fils d'un président Républicain qui n'avait aucun mérite personnel. Ils ont accepté des politiques qui ont de facto conduit a des injustices flagrantes.

John galt  a répondu le 26/11/2013 à 22:29:

En quoi élire et réélire un abruti est une injustice ? C'est quoi les injustices flagrantes ? C'est quoi votre définition de la justice ?

Havoc  a répondu le 27/11/2013 à 10:37:

C'est une injustice au sens étasunien parce que ça ne respecte pas la notion de « mérite ».

homeric  a écrit le 26/11/2013 à 20:43 :

Piketty ou la logorrhée de l'idéologue qui ne retient que ce qu'il compte instrumentaliser.
Le rôle de l'économie "politique" consiste autant à mettre à nu l'imposture de l'état socialiste que de se tourner un film sur le "capitalisme" qui en France finit sans capital

Havoc  a répondu le 27/11/2013 à 10:38:

Si vous imaginez qu'il n'y a pas de capital en France, il est temps que vous lisiez n'importe quel livre d'économie.

john galt  a répondu le 27/11/2013 à 15:47:

@ Havoc : il dit simplement que l'accumulation de capita ldiminue en France depuis 40 ans, et curiosité pour quelqu'un comme vousqui a dû lire bcp de livre d'écoonmie de Mr Piketty, la croissance ne cesse de baisser, contrairement à ce que peut affirmer un Mr Piketty ou socialiste associé ... Comme c'est curieux, la réalité qui ne se conforme pas à vos livres d'économie ....

kakech  a écrit le 26/11/2013 à 19:16 :

comme dirait mon amie Martine :" quand c'est flou , c'est qu'il y a un loup"

Evidence  a écrit le 26/11/2013 à 18:48 :

Je ne permettrais pas de juger un ouvrage que je n'ai pas lu, mais il est évident que l'économie est une science sociale à fort contenu historique. A ce titre c'est une science intéressante pour expliquer les évènements passés mais bien fou celui qui voudrait en tirer des lois intangibles et applicables sans précaution. Les tenants de la main invisible du marché et autres fariboles sont bien plus près de l'astrologie que de l'astronomie. L'astronome nous permet de placer des satellites dans 'espace au cm près alors que l'économiste est infoutu de prévoir le PIB d'un pays pour le mois suivant. La micro économie peut certes rendre compte du comportement localisé et contemporain d'un milieu fini et bien caractérisé mais dès qu'on sort de ce cadre très restreint, il y a trop de papillons qui battent des ailes ailleurs. Surtout que les papillons sont des humains totalement irrationnels.

John galt  a répondu le 26/11/2013 à 22:34:

L'être humain est le seul animal rationnel. Ce n'est pas parçeque chacun a son propre raisonnement, différent du votre, que les autres qui pensent différemment de vous sont irrationnels....

Havoc  a répondu le 27/11/2013 à 10:42:

Irrationnel signifie ici qu'il n'agissent pas nécessairement dans le sens de leur intérêt objectif. Vous allez certainement nous expliquer que l'alcoolique a pour intérêt personnel de boire le plus possible, mais ce ne sera qu'un sophisme de plus.

john galt  a répondu le 27/11/2013 à 15:45:

@Havoc : l'intérêt collectif, cela n'existe pas (à part la défense desdroits fondamentaux). Il s'agit juste de l'intérêt de quelqu'uns (majorité ou minorité) au détriment des autres ... quand à l'utilisation du mot sophisme, il vaudrait peut-être mieux en connaitre la définition avant de le servir ...

Corso  a écrit le 26/11/2013 à 18:04 :

Encore un qui n'a rien compris, normal, on ne lui a rien expliqué. Nous serons bien évidemment totalement opposés à cette économie "politique" qui est au cours de l'histoire le prétexte à tous les naufrages spéculatifs Bérégovoitistes. Une honte.

crédibilité  a écrit le 26/11/2013 à 17:32 :

Le problème de Piketty, malgré un talent certain, est de mélanger démonstration et opinons politiques. Cela crée une suspition légitime....

@ crédibilité  a répondu le 26/11/2013 à 20:33:

Et ceux qui confondent économie et religion, comme les néo cons ?

Tiens !  a répondu le 26/11/2013 à 22:36:

Le troll habituel de la tribune ! Pas de pseudo, pas d'argument, que des insultes niveau zéro !

tartufferie de comparses  a écrit le 26/11/2013 à 17:11 :

Les économistes s'estiment entre eux et font de la politique, deux phenomènes qui de tout temps sont de nature à brouiller la vérité scientifique. Complètement déconnectés autant de la réalité entrepreneuriale que de la vie du travailleur de base, s'appuyant sur des données anciennes et inexactes produites par des organismes d'état ils théorisent sur du vent et du sable. Pour preuve M Piketty a retiré son simulateur d'impot en ligne, dont il était initialement très fier et sur lequel on pouvait vérifier un fait qu'il n'avait pas prévu : le melleur impot était une flat tax . Mais cela ne correspondait pas à ses idées politique, alors on nie la vérité scientifique quand elle dérange. Si c'est çà qu'on apprend à l'école normale!

Alextpe  a répondu le 26/11/2013 à 19:10:

Le site de Piketty est toujours en ligne. La "flat tax" figure d'ailleurs dans la rubrique "barème alternatif". Enfin, je me demande quelle est votre définition de "meilleur impôt"... Celle qui perçoit le plus en protégeant les plus riches ? Celle qui demande à un smicard de se faire prélever un mois et demi de salaire ? C'est pourtant bien ce que représente 13% d'impôt sur chaque tranche... Tandis que les riches, avec les niches fiscales, ne paieraient rien bien entendu !
Ah et j'imagine que vous voudriez baisser le salaire minimal...

Quant à "la vérité scientifique", vous semblez dur à la comprenette. Elle n'existe pas en économie car c'est une science sociale, une science molle quoi. Ce qui peut marcher dans un pays peut tout à fait échouer dans un autre. Il y a des constantes bien entendu, mais LA vérité scientifique en économie, c'est de la connerie.
Moi je préfère les maths et la physique : on moins c'est du solide...

Théophile  a répondu le 26/11/2013 à 19:19:

Le meilleur impôt est la flat tax....entièrement redistribuée (même somme d'argent pour tous, moitié moins pour les mineurs hors chèque scolaire) car une flat tax sèche c'est bas et c'est la jungle thatcherienne. On peut être libéral sans être de l'ultra-droite. Mais ce nouveau modèle n'intéresse pas Piketty en effet. Pourtant c'est simple : plutôt que de recalculer un taux complexe, prenez la formule de l'impôt sur le revenu à 30% par exemple (avec R et N) et généralisez là algébriquement à toutes les tranches inférieures en supprimant allocations et en facturant les services publics. Vous comprendrez tout de suite...

tartufferie de comparses  a répondu le 27/11/2013 à 10:30:

Si vous aimez les maths, vous semblez avoir des difficultés, avec la flat tax le riche paye proportionnellement à ses revenus donc beaucoup plus que le pauvre . Le systeme progressif qui ne fait que s'ajouter au reste est devenu spoliateur, donc les très riches manoeuvrent pour s'en exonérer et les pauvres trinquent (même le senat a majorité socialiste a voté contre la taxe à 75%) . De plus le systeme actuel est tres couteux, innefficace et incomprehensible. Une flat tax universelle ne coute presque rien à prélever, a une assiette large, est visible et comprehensible et permet à chacun une vision de ses charges futures sans dissuader l'effort et l'entreprise.

Static  a écrit le 26/11/2013 à 16:43 :

le problème dans les statistiques c'est l'exposition aux erreurs, et plus on s’appuie sur elles et plus on a de chance de faire un diagnostic erroné.... peu importe le nombre de pages du diagnostic, la quantité ne garantie pas la qualité des données statistiques...

GE92  a écrit le 26/11/2013 à 15:59 :

Merci pour ce commentaire. les 950 pages du pavé sont effectivement un obstacle à franchir. Après avoir lu cet article je vais essayer de le faire.

GE92  a écrit le 26/11/2013 à 15:59 :

Merci pour ce commentaire. les 950 pages du pavé sont effectivement un obstacle à franchir. Après avoir lu cet article je vais essayer de le faire.

yokikon  a écrit le 26/11/2013 à 15:51 :

Ce souhait semble déjà exhaussé par le dernier livre de François Lenglet sur la fin de la mondialisation. Décidément, la tendance serait donc à revers de la pensée unique qui règle l'économie depuis trois décennies ; fichtre !