Chiara Corazza, DG du Women’s Forum : « Paris est une “global city” dont on ne pouvait pas se passer »

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(Crédits : Marie-Amélie Journel - LA Tribune)
Pour sa treizième édition, le Women’s Forum for the Economy and Society s’installe à Paris au Carrousel du Louvre les 5 et 6 octobre. L’occasion pour le « Davos des Femmes » de démontrer que force d’action et engagement impliquent un rayonnement international indispensable pour faire bouger les lignes dans le monde. Sa nouvelle directrice générale, dont les origines italo-britanniques, les années à traverser le globe et les 15 ans passés à la présidence de Paris Capitale Economique sait à quel point exister à l’international contribue à accélérer le changement. Plus que jamais, les femmes ont un rôle à jouer dans les transformations à venir. Le point avec Chiara Corazza.

En 2017, le Women's Forum quitte Deauville pour se transférer à Paris. Pourquoi ce choix?

 Après douze ans à Deauville, il fallait passer à la vitesse supérieure : de la réflexion à l'action, du think tank au do tank. Pour marquer ce changement, qui implique aussi une dimension internationale accrue, on ne pouvait pas se passer de Paris, qui est un haut-parleur et une global city, au même titre que New York, Shanghai et Londres. Sans compter que c'est la ville non seulement des droits de l'homme, mais aussi de la femme.

L'édition 2017 sera-t-elle donc plus internationale que les précédentes?

Oui. Le choix de nommer comme directrice générale de l'événement une Italo-Britannique comme moi, qui a œuvré pendant des années pour le rayonnement international de l'Ile-de-France, n'était en ce sens pas neutre. Cette année, notre programme sera plus international que jamais : 60 % de nos participants viendront de l'étranger et 85 pays seront représentés, dont certains sont trop souvent absents des débats.

Après les 5 et 6  octobre, comment entretenir la dynamique d'engagement lancée à Paris?

Nous avons décidé d'organiser tout au long de l'année d'autres événements dans le monde, construits en fonction des besoins et des intérêts des différents pays mais reliés entre eux par un fil rouge commun : la recherche de nouveaux talents, l'empowerment des femmes qui veulent s'engager et l'envie d'avoir un impact dans tous les grands sujets. Le premier se tiendra à Mexico, les 8 et 9 novembre. Nous avons décidé de le maintenir malgré le récent tremblement de terre pour envoyer un message de solidarité aux sinistrés. Au printemps, nous serons à Malte, pour poursuivre le dialogue initié à Rome en juin dernier entre l'Europe et la Méditerranée. Avant le G7 prévu en juin 2018 au Canada, nous serons aussi à Toronto, car la voix des femmes doit également être écoutée dans les grandes décisions internationales. Enfin, on envisage un événement à Singapour, autre global city d'où la voix des femmes pourra se faire entendre dans toute l'Asie.

Propos recueillis par Giulietta Gamberini

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Plus d'infos sur www.womens-forum.com

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Commentaires
a écrit le 04/10/2017 à 19:35 :
Le global city concept est une fumisterie née dans les soirée défoncées de pubards déjantés aux herbes, et à leurs dérivés. Le gargarisme pompeux, avec des concept aussi vides, remplit les fonctions de bonimenteurs de foire qui vendent du vide pour des salaires mirobolants, sans jamais délivrer une seule production efficiente. A batch of snobs lost in their glass of gin.

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