La Tribune

Waze, cette start-up israélienne pour laquelle Facebook dépenserait un milliard de dollars

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Marina Torre  |   -  656  mots
Facebook lorgnerait une start-up qui développe une application GPS dite "communautaire" baptisée Waze. Pour elle, le groupe américain serait prêt à débourser jusqu'à un milliard de dollars. Découvrez cette jeune pousse israélienne qui chasse sur les terres de Google.

Facebook a-t-il trouvé son prochain Instagram ? Comme pour l'application photo rachetée en 2012, les rumeurs s'accentuent concernant l'éventuelle acquisition de Waze, ce GPS pour mobiles créé en Israël. Les derniers bruits en ce sens proviennent du Wall Street Journal  et du journal économique israélien Calcalist.  Et comme dans le cas d'Instagram, la somme totale d'une telle transaction atteindrait un milliard de dollars (760 millions d'euros), en cash et en actions. En ce qui concerne le montant, la comparaison s'arrête ici puisque pour Instagram, le prix final a été réduit à 747 millions de dollars en raison de la chute du titre Facebook.

"Le coût pour mettre à jour les cartes va augmenter"

Par ailleurs, l'objet de Waze est bien différent d'Instagram. Il s'agit en effet d'une application de géolocalisation dite "communautaire". Les informations qu'elle contient sont en effet fournies par les utilisateurs eux-mêmes. Ils interviennent soit de façon passive : lorsqu'ils utilisent l'application, leurs données alimentent une base qui permet par exemple d'identifier l'état du trafic routier, soit de façon active, en prévenant les autres utilisateurs en cas d'accident ou en modifiant des tracés. Une spécificité défendue comme un avantage compétitif par son actuel PDG, Noam Bardin, installé aux Etats-Unis. "Les entreprises qui sont dans ce secteur vont découvrir que cela va devenir de plus en plus difficile, et il devront investir de plus en plus, et le coût pour mettre à jour les cartes va augmenter", affirmait-il ainsi au site spécialisé AllthingsD dans une interview datant du mois d'avril.

Face au géant Google...

Créé en 2008 par Ehud Shabtai, un ancien étudiant en philosophie et en science de l'informatique qui s'est associé à deux autres entrepreneurs, l'application s'est peu à peu démarquée, dans un marché occupé par le géant Google. Elle est aujourd'hui répertoriée parmi les 50 applications les plus téléchargées sur iPhone outre-Atlantique par l'outil de référencement Onavo. La start-up revendique aujourd'hui 45 millions d'utilisateurs à travers plus de 100 pays.

Son modèle économique repose sur la publicité, avec des espaces proposés aux commerçants et la possibilité pour eux d'offrir des bons de réductions aux personnes détectées à proximité. Financièrement, il est soutenu par plusieurs fonds d'investissement dont Horizon Venture, le fonds du milliardaire hongkongais Li Ka Shing. Auprès de lui, et d'autres investisseurs, la start-up israélienne a levé 30 millions de dollars en 2011.

Les mauvais plans d'Apple ont fait les affaires de Waze

L'entreprise a surtout reçu un coup de pouce inattendu de la part d'Apple en 2012. Lorsque la marque à la Pomme a connu des déboires sur son propre outil cartographique, son patron Tim Cook, a renvoyé ses utilisateurs vers d'autres applications, dont Waze. A la suite de ce coup de publicité, les utilisateurs ont afflué et des rumeurs, déjà, la voyaient vendue à Apple voire son concurrent direct Google.

Facebook et la stratégie de l'offre mobile

Pour Facebook, qui serait donc le dernier sur les rangs, l'intérêt d'acquérir cette application primée cette année à Barcelone s'inscrirait dans une stratégie plus large. Il s'agit en effet pour le réseau social de développer sa base d'utilisateurs sur mobiles. Près d'un an après son introduction en Bourse, son titre reste toujours inférieur au cours de lancement (27,4 dollars à la dernière clôture contre 38 en mai 2012). Et, dernièrement des chiffres indiquaient que le site perdait des utilisateurs chez les jeunes

Dans ce contexte, Facebook a récemment dévoilé son projet pour mobiles. "Nous ne construisons pas un téléphone et nous ne construisons pas un système d'exploitation, mais nous construisons quelque chose qui est bien plus qu'une application ordinaire", avait lancé son fondateur Mark Zuckerberg. La jeune pousse israélienne semble en tous cas remplir les conditions pour faire partie d'un tel projet.

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Commentaires

Marco  a écrit le 12/05/2013 à 0:27 :

La jalousie c'est le cancer du monde , toujours la même histoire !!felicititations aux jeunes israéliens

Marco  a écrit le 11/05/2013 à 22:52 :

Bravo ,l'innovation israélienne et mieux que le terrorisme !

Anomie  a répondu le 12/05/2013 à 20:59:

Loooool looooool loooool
Rien d'autre de plus intelligent à dire?

Corso  a écrit le 11/05/2013 à 16:09 :

Une manière de financer l'idéologie néfaste sioniste sans le dire. les achats plus ou moins importants sont fréquents. Mécanisme : On passe ou l'on vend faiblement (ou l'on se laisse prendre) de la technologie souvent d'importance moyenne mais qui assemblée depuis différents apports forme un tout cohérent, puis on surpaye le vendeur. Qui ira vérifier ce qui est secret ? Le monde occidental est supposé ainsi financer le sionisme qui a trouvé récemment une nouvelle orientation opportune de luttre contre l'islamisme... à moins qu'il ne l'encourage. L'on se dit que tout cela va finir très mal et que l'état arabo-cosmopolite musuman-juif ne pourra pas en sortir vainqueur. Une autre longue plainte en préparation.

Jackk  a répondu le 11/05/2013 à 16:58:

Parfaitement résumé !

Oz2oz  a répondu le 14/05/2013 à 15:00:

Franchement débile comme analyse. La stratégie de FCB est de consolider un maximum de données contextuelles sur ses membres pour devenir la référence publicitaire, en vendant des espaces publicitaires ciblés (centres d'intérêts, moment de l'offre etc.) et donc plus performants. Si il y a un danger, il est donc dans la gigantesque ferme de données personnelles qu'agrège et exploite FCB (cf. big brother). Mettre la stratégie d'acquisition d'une société représentant quelques centaines de milliards sur le plan de l'idéologie relève d'une absurdité totale, du fantasme malsain et d'une méconnaissance totale de l'économie.