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Les Français ne démordent pas de leur intérêt pour l'immobilier. Et ce, malgré le renchérissement du crédit et l'augmentation vertigineuse des prix dans certaines zones en 2010. Il faut dire que l'offre reste, de manière structurelle, inférieure à la demande. La pénurie en France avoisine les 200.000 logements par an selon les études. Ajoutez à cela les inquiétudes pour la retraite et on comprend pourquoi la demande demeure soutenue et que les Français s'achètent un logement dès qu'ils le peuvent.
Malgré la hausse des taux depuis octobre (voir ci-contre), les acheteurs disposent de deux armes pour continuer d'emprunter. La première : rallonger la durée d'emprunt. Le courtier Empruntis estime qu'il existe encore une « élasticité » de ce côté-là. « La durée moyenne d'emprunt est de 20,4 ans alors qu'on était autour de 19,4 ans en 2010. Nous ne sommes toutefois pas encore au niveau de 2008, où nous avions atteint 21,6 ans au quatrième trimestre. Il existe donc encore une petite marge là-dessus », estime Maël Bernier. Mais elle reste faible car à peine quatre ou cinq banques proposent des emprunts sur plus de 25 ans. Et encore, pas dans toutes les régions.
Autre facteur soutenant tant bien que mal la capacité d'achat des emprunteurs : la mise en place au 1er janvier dernier par l'État d'un prêt à taux zéro amélioré (PTZ+). « 9% de ses bénéficiaires n'auraient pas pu obtenir l'ancien PTZ », assure-t-on au Crédit Foncier. Chez Meilleurtaux.com, un dossier sur deux l'inclut désormais dans son financement. Le PTZ+ est-il efficace ? Oui, à en croire une étude récente du Crédit Foncier qui avait calculé que « le PTZ+ pouvait compenser une hausse des taux d'environ 0,5 point, mais guère plus ». Soit, à peu de chose près, la hausse des taux depuis octobre ! Le PTZ+ a donc soutenu le pouvoir d'achat immobilier des Français et retardé le blocage du marché... jusqu'ici. Enfin, les craintes qui pèsent sur la réforme de la fiscalité et sur les rendements des fonds en euros incitent les Français à délaisser l'assurance-vie (dont la collecte nette chute depuis janvier). Et comme ils ont soif de sécurité, la pierre reste le placement par excellence. « Les épargnants se dépêchent de profiter de la fiscalité attractive pour se désengager et investir dans l'immobilier. Au risque de favoriser une bulle », regrette Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants.
karicatur a écrit le 05/05/2011 à 08:31 :
"Supprimer ces subventions déguisées au secteur immobilier et vous verrez que la situation s'assainira d'elle-même" oui, la situation "assainira d'elle même" comme vous dites : les locataires chercheront des appartements moins chers, plus petits, moins isolés, moins bien situés et ils seront les premières victimes de cette politique. Les secondes seront les finances de l'Etat et l'économie du pays : comment peut-on démontrer que baisser les loyers entrainera une baisse du prix de la construction? Oui, les investisseurs disparaîtront, le "rendement nécessaire à l'investisseur " comme vous dites, déjà faible dans l'immobilier (inf à 5%) sera encore plus faible! Qui accepterait d'investir à perte? Caricaturer la situation comme vous faites relève d'un simplisme déconcertant. Quant aux "promoteurs et autres arnaqueurs du bâtiment ", ils construisent, cherchent des moyens financiers pour continuer à créer ( du PIB aussi). C'est vrai que les aides de la CAF sont conséquentes et comme la plupart des aides sociales, elles viennent compenser un société profondément inégalitaire. Je suis moi aussi un "méchant propriétaire" enrichi grâce à l'immobilier et à mon travail, je vote Jean-Luc Mélenchon et La Tribune ne fait pas partie de mes lectures habituelles....
arthur124 a écrit le 21/04/2011 à 01:25 :
Et n'oublions pas les aides sociales à certains locataires quii favorisent artificiellement le maintien de loyers élevés, qui eux-mêmes favorisent un prix de l'immobilier d'investissement élevé. Supprimer ces subventions déguisées au secteur immobilier et vous verrez que la situation s'assainira d'elle-même : si le locataire n'est plus aidé, le prix de vente des logements s'ajustera mécaniquement au rendement nécessaire à l'investisseur ! Fini les promoteurs et autres arnaqueurs du bâtiment qui s'en mettent plein les poches de manière insolente depuis quelques années à l'aide d'un système qui ruine les finances du pays.
Prudence a écrit le 19/04/2011 à 13:47 :
Jusqu'ici, un des facteurs de soutien des prix de l'immobilier c'était l'espoir d'une plus-value et/ou la crainte de devoir payer plus cher plus tard. Sachant que tous les facteurs de hausse ont été actionnés (taux bas, incitations fiscales...) et vu les prix atteint désormais, notamment à Paris, c'est le phénomène inverse qui devrait se produire : les vendeurs devraient (logiquement) se dépêcher de vendre avant la chute et les acheteurs faire preuve d'attentisme. Surtout, peu ont aujourd'hui les moyens de payer les prix demandés.
Friand a écrit le 09/04/2011 à 23:16 :
Le gouvernement commet de graves fautes. Etrange est leur manoeuvre avec leur fameux PTZ+...
yann a répondu le 11/04/2011 à 01:34 :
supprimer le PTZ à 12 mois d une élection présidentielle? :)
ikdj a écrit le 09/04/2011 à 20:38 :
Au final c'est tout de même positif car les investisseurs ont désormais intérêt à investir dans des PME en croissance s'ils espèrent une plus value (entreprises qui produisent des richesses, des devises et des emplois - comme en Allemagne) plutôt que dans un tas de pierre pour sucer le sang des locataires asphyxiés. Quand aux acheteurs qui achèent pour se loger, s'il ne dépensent plus tout leur salaire pour rembourser leur emprunt immobilier, ils vont pouvoir consommer davantage et faire tourner l'économie du pays :) (et/ou être payés moins ce qui permettra à nos entreprises d'être + compétitives à l'export - comme en Allemagne)...
UFFA2 a écrit le 09/04/2011 à 17:10 :
Le PTZ ne fait pas que soutenir le pouvoir d'achat, il soutient aussi les prix. Qu'attend le gouvernement pour le supprimer ? Autant faire éclater la bulle maintenant plutôt que de voir une lente érosion des prix...
yann a répondu le 11/04/2011 à 01:35 :
le PTZ est disponible uniquement pour les primo-accédants, ceci afin de leur permettre d'acheter dans un marché ou seuls les spéculateurs peuvent encore... est ce normal que 10% des francais possèdent 60% du parc?
MM a répondu le 11/04/2011 à 08:48 :
Le PTZ est un dispositif intéressant pour les primos-accédant, mais c'est les vendeurs qui profitent de ce type de solutions pour augmenter leurs prix de vente. On remarque une hausse des taux de crédit, peut etre il faudra augmenter les taux pour ceux qui achètent pour la location ou la résidence secondaire et avoir un taux attractif pour les primos-accédant.
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"Supprimer ces subventions déguisées au secteur immobilier et vous verrez que la situation s'assainira d'elle-même" oui, la situation "assainira d'elle même" comme vous dites : les locataires chercheront des appartements moins chers,...
par karicatur le 05/05/2011 à 08:31
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