Afrique, une situation bien assise

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Sièges, tabourets, chaises, autant d'objets pleins de symboles dans nombre de tribus africaines. Si la majorité des objets du continent noir connaissent des prix de plus en plus élevés, certaines pièces restent - encore - abordables. C'est notamment le cas de ces sièges, souvent simples et peu recherchés.

En attendant la réouverture de Drouot à la mi septembre, la SVV Rive gauche organise la première vente aux enchères parisienne de notoriété. Avec le soutien de quelques uns des plus connus des experts parisiens (donc "in the world", tels Amrouche, Blazy ou Monbrison) et profitant de la présence des plus importants collectionneurs d'art primitif dans la capitale à l'occasion de la remarquable manifestation des "Parcours du Monde" du 7 au 11 septembre dans le quartier de Saint Germain des Près, voici une vacation de 250 lots africains, pré-colombiens , asiatiques et océaniens, provenant notamment des collections Bottet, Daviaud, Kurc et Matta, c'est à dire possédant un "pedigree" toujours apprécié des amateurs, autrement dit, ayant une reconnaissance de qualité et d'origine, car le marché reste inondé de faux de plus en plus difficiles à repérer pour les experts: il en est même dans les musées.

Dans cette vente, il y a les lots les plus chers, tels une statue Dogon du Mali (80.000 euros), une statue Lobi du Burkina Faso (60.000 euros), un couvercle d'encensoir Teothuacan du Mexique (40.000 euros), une statue Senoufo de Cote d'Ivoire (35.000 euros) ou une figure Kota du Gabon (20.000 euros).Ici encore, ce sont surtout les masques, les reliquaires et les statues qui recueillent les addjudications les plus importantes.

En art primitif, notamment africain, les objets du quotidien restent le plus souvent abordables, entre 1.000 et 10.000 euros. C'est le cas particulièrement des cuillers, des serrures , des portes des instruments de musique et des assisses, même si certains modèles peuvent dépasser les 25.000 euros et un siège à cariatide Luba attribué au "maître de Buli" du Zaïre a été adjugé près de 3 millions d'euros.

Les sièges des chefs africains étaient l'attribut obligatoire du prestige : plus on était assis haut, plus on était élevé en grade. Aujourd'hui encore, cette marque demeure pour certains dignitaires, notamment au Cameroun, au Bénin, au Nigéria lors des cérémonie traditionnelles. Ainsi, on peut signaler dans cette vente de bon niveau, un siège à cariatide Tchokwé d'Angola estimé autour de 5.000 euros, une petite chaise décorée Senoufo de Cote d'Ivoire (1.200 euros) ,un tabouret Akan du Ghana (1.500 euros) ou deux appui-nuques Dogon du Mali (500 euros).

 

Le 8 septembre, Beaux Arts de Paris, renseignements:www.encheresrivegauche.auction.fr

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