Mario Draghi : la zone euro a besoin d'un "pacte de croissance"

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Mario Draghi, le président de la BCE Copyright Reuters
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Le président de la BCE a appelé à davantage de croissance en Europe. Mais il s'agit davantage d'une demande de réformes structurelles - potentiellement douloureuses - dans les pays de la zone qu'un pas vers un assouplissement ou même un abandon du pacte budgétaire.

Le front de l?austérité serait-il en train de se lézarder en Europe ? En tout cas, la simple évocation d?un « pacte de croissance » par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a mis tout le monde d?accord ce mercredi. Du moins, en apparence? Angela Merkel a applaudi. « Nous avons besoin de croissance, de croissance sous forme d'initiatives pérennes, pas juste de programmes de conjoncture - qui creuseraient encore la dette publique - mais de croissance comme Mario Draghi l'a dit aujourd'hui, sous forme de réformes structurelles », a déclaré la chancelière.
François Hollande se félicite
Quant à François Hollande, il a estimé que cela prouvait que les idées des socialistes français cheminent. Cette déclaration « va plutôt dans le sens que j'ai indiqué, je ne veux pas tirer [des conclusions de] ses propos, parce qu'il ne met pas forcément la même chose que moi dans les mesures qui pourront soutenir la croissance », a toutefois tempéré le candidat socialiste à la présidentielle lors d'une conférence de presse. François Hollande a répété mercredi qu'une fois élu, il exigerait la renégociation du pacte budgétaire adopté en mars dernier. Il veut renégocier le texte dans un sens favorable à la croissance. Parmi ses propositions : la création d?euro-obligations pour financer des projets d'avenir, donner à la Banque européenne d'investissement (BEI) plus de possibilités de financement, la création d?une taxe sur les transactions financières et la mobilisation des fonds structurels non utilisés.
Pas de révolution à la BCE
Il ne faudrait cependant pas surinterpréter les propos du président de la Banque centrale européenne. Un porte-parole de la vénérable institution a d?ailleurs vite recadré le débat. Même s'il a utilisé l'expression « pacte de croissance » devant le Parlement européen, Mario Draghi « n'a pas changé son message », a précisé à l'AFP un porte-parole de l'institut monétaire. Mario Draghi préconise des réformes structurelles en zone euro, comme une flexibilisation accrue du marché du travail, pour améliorer la compétitivité des Etats et non une relance par les dépenses publiques, a insisté ce porte-parole. « Il a été cohérent avec le message traditionnel de la BCE », a-t-il souligné.

Les opérations de prêt de la BCE ont surtout permis de "gagner du temps"

Le président de la Banque centrale européenne a par ailleurs reconnu qu'il avait espéré que les prêts massifs consentis ces derniers mois aux banques (les LTRO) européennes profiteraient plus rapidement à l'économie réelle. Depuis décembre, la BCE a prêté quelque 1.000 milliards d'euros sur trois ans aux banques de la zone euro. Officiellement, l'objectif était de stimuler l'octroi de crédit et par là-même l'activité économique dans son ensemble. Si cela ne s'est pas produit, c'est que la "demande de crédit est contenue", a déclaré Mario Draghi. En revanche, les opérations de prêts ont amélioré la situation financière des banques et permis de "gagner du temps" ce qui n'est "pas négligeable". Il a également reconnu que les LTRO avaient eu pour effet de gonfler les " portefeuilles d'obligations d'Etat des banques". A l'heure où tout le monde reconnaît qu'il faut réduire l'interdépendance entre les banques et les Etats de la zone euro, ce n'est peut être pas l'effet le plus positif de ces opérations. 
 


 

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a écrit le 29/07/2012 à 14:49 :
Il mettre les étranger eremiste au travail assez faire des chose utilité associative où public aretons de tous données
Réponse de le 04/08/2012 à 15:03 :

oui mais !! les elus sont pries de montrer l exemple avant tout.. je lis aujourdhui le maire de Montauban s octrois de tripler son salaire... Comment cela est il possible en cette periode d austerite ??? DES EXPLICATIONS S IMPOSENT...
a écrit le 26/04/2012 à 16:10 :
Il faut espèrer que FH a bien compris que si Draghi parle de croissance c'est une croissance à la mode libérale c.a.d en libéralisant l'économie en particulier le marché du travail. On peut craindre comme le fait remarquer Tahi que le modèle social européen en prenne un sacré coup avec en particulier une forte concurrence au niveau du coût des salaires en européens (retour de la circulaire Bolkenstein). Je ne suis pas sûr que ce soit le type de croissance qu'attendent les salariés français mêmes les vrais travailleurs comme le dit notre cher président!
Réponse de le 26/04/2012 à 21:04 :
Le problème ce n'est pas le marché du travail ... (enfin ce n'est pas le problème majeur) .. Le vrai problème c'est qu'il n'y a pas assez de travail !!! Et si il ne se partage pas .. il ne suffit pas de changer deux ou trois règles du droit du travail pour qu'il y en ait plus !!! Les Chinois sont 20 FOIS moins chers et le marché du travail en Chine est régulé a coups de bâtons ... Est ce vraiment ce que tu veux pour les travailleurs français GABUZO ?
a écrit le 26/04/2012 à 14:16 :
ce n'est pas lui qui annonçait la fin du modèle social européen (entendu comme applicable aux classes populaires)?
a écrit le 26/04/2012 à 14:04 :
Bah alors les mille milliards aux banques du vent? Les banquiers n'auraient pas changé leurs manières de s'enrichir!. Ça se saurait si la croissance pouvait venir de 10000 chômeurs/retraités supplémentaires par dégraissage de la fonction publique. Chacun propose sa petite solution mais pas d'emprunt "national" mieux rémunéré que le livret A, aux revenus non imposés et régionalisé pour des projets passés à la moulinette de référendum ciblé. l'espoir du succès de réduire le chômage n'a pas l'air malheureusement de remuer les cervelets de nos énarques.
a écrit le 26/04/2012 à 12:17 :
Il ne peut pas avoir de croissance sans une forte baisse des impôts et des charges. Réduire aussi le nombre des élus de moitié au moins et réduire les fonctionnaires d'autant, alors peut-être on pourra parler de croissance. Mais pas avant.
Réponse de le 26/04/2012 à 14:17 :
tout a fait d'accord
faut aller voir en islande comment il ont fait
démission du gouvernement refus de payer la dette privatissation des banques
le peuple réécrit la contitution ect: voila des gens courageux qui ce laissent pas faire comme en france
Réponse de le 03/05/2012 à 23:33 :
Et les libéraux anglais se sont insurgé contre l'Islande qui ne voulait plus payer ses dettes ...
a écrit le 26/04/2012 à 12:10 :
Mario Draghi travaille pour Goldman Sachs avant l'Europe et certainement pas pour le bien être des Européens...

La crise grecque est née suite à un article du Financial Times de janvier 2009, diffusant une fausse information fournie par la banque d?affaire américaine Goldman Sachs, selon laquelle la Chine aurait refusé d?acheter 25 milliards d?euros d?emprunts grecs ! Goldman Sachs, en concertation avec la Deutsche Bank et quatre grands hedge funds, commence alors à attaquer la Grèce sur les marchés monétaires. Le 15 février 2010, Otmar Issing, ancien chief economist de la Banque Centrale européenne, publie une tribune dans le Financial Times, dans laquelle il estime que l?Europe ne doit pas voler au secours de la Grèce. Cet ancien de la Bundesbank est conseiller de Goldman Sachs. Enfin, le patron de l?agence chargée de la gestion de la crise grecque, Petros Christodoulou, est aussi un ancien de Goldman Sachs. Si cela ne s?appelle pas un complot, il faut alors redéfinir le sens de ce mot ! Les ministres des finances européens savaient ce qui se préparait et ils n?ont rien fait. Ce pacte du silence est devenu un pacte du sang depuis que cette politique a entraîné des morts. Leur objectif inavouable est de mettre sous tutelle supranationale la souveraineté budgétaire de l?ensemble des pays de l?Union européenne. Le président du Conseil Européen, lors du sommet des 27 pays membres, affirmait début février 2010 : « Afin d?éviter une contagion grecque, nous allons devoir créer un organe qui aura pour but de mettre en commun la politique budgétaire européenne ».

Comment voulez-vous que les gouvernants nous sortent d?une crise dans laquelle ils sont acteurs et complices ? L?objectif du complot contre la Grèce est de faire ratifier un accord international déléguant des compétences nationales aux institutions internationales. Nos gouvernements ouvrent volontairement la porte aux vautours de la Haute Finance pour détruire le système et permettre aux structures supranationales du cartel bancaire d?imposer une politique féodale à l?échelle mondiale? Liesi 28 mai 2010
a écrit le 26/04/2012 à 11:28 :
Mario Draghi c'est un pion de Goldman Sachs qui ont détruit leur économie avec la complicité d'autres institutions banquaires et maintenant l'Europe et le reste du monde. Qui dirige le monde aujourd'hui ?
http://www.youtube.com/watch?v=3tuN8hNZVjU
a écrit le 26/04/2012 à 11:04 :
Sacré Hollande on voit qu'il n'y comprend rien, vous lui dites "le sol est mouillé" il en déduit "qu'il a plu" !!! Vraiment avec cette équipe qui nous a déjà ruiné (Aubry, Fabius ...) j'ai du mal à y croire, mais bon Sarkozy n'ayant rien fait sur la partie FN de son programme de 2007 et ayant pris une grosse crise entre temps je peu aussi comprendre qu'on ne souhaite plus de lui ! Pas évident tout ça !
a écrit le 26/04/2012 à 9:56 :
"réformes structurelles " oui ! mais....... "l"austérité ne marchera pas" - Joseph Sitglitz
il suffit de voir les effets en Espagne ,en Grèce ou même au Royaume-Uni
Réponse de le 26/04/2012 à 11:19 :
oui , échec total du système Merkosy !! l'objectif était de payer les banquiers et de leur éviter les pertes mais même les banquiers se sont rendu compte que cela ne fonctionnait pas !! il va falloir les tondre :-))
a écrit le 26/04/2012 à 6:56 :
Le problème avec Hollande, c'est que Draghi ne parle pas de la même croissance, Hollande parle d'une relance par la demande d'une augmentation des fonctionnaires de la dépense publique, or la bonne croissance consiste à faire prospérer les entreprises pas l'état. Faut-il encore que Hollande soit élu, car en bon socialiste, en bon Mr. 75%, en bon taxateur, il veut alourdir l'état qui est déjà gras, la dépense est de plus de 56% du pnb, les dettes on nage dedans, les fonctionnaires trop nombreux c'est tout cela qu'il faut éliminer cautériser, mais pensez donc mon bon Monsieur, la cohorte des hauts fonctionnaires dans les ministères, les cg, les communes, les dp etc... cela coûte et l'état providence, c'est cela qu'il faut réformer pour trouver de la bonne croissance et cela fera mal, c'est l'abandon d'un modèle social, se cela n'est pas fait volontairement c'est l'hyperinflation qui se chargera de liquider les épargnants et les rentiers et là ce sera comme en Allemagne en 1923 c'est exactement ce qu'est en train de faire Draghi inonder le marché de liquider pour provoquer une hyperinflation et cela arrive plus vite que prévu, de 2008 à 2016 voire 2020, le chemin de croix sera long et à la fin du compte, il y aura encore la torture et le bûcher.
a écrit le 26/04/2012 à 0:18 :
Où vont les milliards prêtés aux banques?
CETTE QUESTION N EST PAS VRAIMENT ABORDEE...VOIR PRESSE BELGE
AFP

Mis en ligne le 25/04/2012
Le président de la BCE, Mario Draghi, espérait que les prêts massifs consentis aux banques européennes profiteraient plus rapidement à l'économie réelle.
Réponse de le 26/04/2012 à 6:59 :
Comment voulez vous que l'argent serve aux entreprises qui déclinent ou son en faillite, c'est illusoire ce que vous dites, l'économie réelle sombre dans les pays du sud, sauf dans le nord, l'industrie le modèle allemand a été conservé en France on a fait l'inverse l'état et les syndicats ont augmenté le coût du travail renchérit les produits, mais face à un CHinois ou un Indien qui produit pour 1/10 du coût français, il faut continuer sur la lancée de l'état français, double peine, double déficit, jusqu'au moment où l'édifice s'écroule.
Réponse de le 03/05/2012 à 23:35 :
Donc il faut niveler les conditions de travail des ouvriers français sur les conditions chinoises ...
a écrit le 25/04/2012 à 23:18 :
Qui en a marre de Sarko ? sa rigueur, sa règle d'or alors qu'il a beaucoup dépensé en 5 ans, surtout les 2 premières années de son mandat ignorant " le trou de l'état" - subitement il se rallie à merkel et veut imposer à tous une rigueur qui ns conduit à la récession ? CURIEUSE POLITIQUE QUI EXCLUT TOUTE RELANCE ? PAS SERIEUX
PERSO JE VEUX AUTRE CHOSE ET VOUS ?
Réponse de le 26/04/2012 à 5:21 :
Après les orgies et la cuite, la gueule de bois et la diète ! En vertu de quoi devrions-nous échapper à cette règle ? Les allemands ont cent fois raison, mais obtiendront-ils gain de cause seuls contre tous, rien n'est moins sûr. Une seule chose : les politiques sont des nuls qui ne savent pas gérer !!!
a écrit le 25/04/2012 à 21:16 :
Un pacte de croissance, c'est un fourre tout, qui ne veut pas dire grande chose, la croissance ne se décrète pas, et il dit bien il faut des réformes structurelles, c'est à dire réduire le déficit public, réduire le nombre de fonctionnaires, la France bat le record du nombre de fonctionnaires et de leur niveau de vie.
Réduire le train de vie de l'état. assouplir le marché du travail; les contraintes. réformer l'administration.
C'est le travail qui apporte la richesse et qui profite à l'homme et le bavardage conduit à la disette.

Réponse de le 26/04/2012 à 0:10 :
et l'inovation ? non ? la solution doit elle venir uniquement de travailleurs plus faciles a exploiter et de taxes inférieures que les pays concurrents ??? Un peu facile comme solution ... et pas toujours couronnée de succès , surtout quand au final les travailleurs sont .. les clients-consommateurs ...
a écrit le 25/04/2012 à 20:40 :
Sarkozy, depuis deux ans et demi, mitonne avec sa complice Merkel de bons petits plats d'austérité. Il avait misé là-dessus... Las, voila que devant les échecs desdits plans, que ce soit en Grèce, en Espagne ou au Portugal, les autorités européennes commencent à réaliser que c'est stupide. Il boit le calice jusqu'à la lie, le Sarkozy. Même ses plus gros paris foirent. Même ses alliés d'alors admettent publiquement que l'austérité de Sarkozy et Merkel, ça ne mène nulle part, que c'est mal fichu, que c'est une source de dégâts inouïs. M. Sarkozy se fait humilier de toutes parts ; avouons qu'il l'a en partie bien cherché...
a écrit le 25/04/2012 à 20:06 :
Surtout un honteux plan de croissance des depenses de la commission europeenne en 2012 : hausse du budget des depenses prevue de +6.5%
Réponse de le 25/04/2012 à 21:59 :
les économies sont à faire là, déjà pour montrer l'exemple.
a écrit le 25/04/2012 à 19:45 :
C'est quoi au juste un plan de croissance ? Ca parait une bonne idee en tout cas. Ils devraient en signer un tous les ans pour les provhains mil ans. Il ne nous dit pas, Mr Draghi, si on peut choisir le taux de croissance mais ca a l'air si simple que je pense que oui. 10 % a 15 % par an ne serait pas mal. Signez, signez vite.
a écrit le 25/04/2012 à 19:06 :
Monsieur Dragui a oublié de dire combien la BCE a gagné avec l'achat des obligations grecques, car selon certains appreciations, cela representerai une diminution considérable du porcentage de la dette par rapport au PIB : 5%.
Il faudra que la BCE, presente un veritable bilan!! Il est necessaire dans les moments difficiles que nous traversons.
a écrit le 25/04/2012 à 18:37 :
Le plan croissance des néo-libéraux, on voit ce que ça donne en Espagne où le marché du travail a commencé à être "flexibilisé" selon leur formule favorite. Résultat : oui, l'Espagne devient compétitive mais avec près de 25% de chômage, plus de 5% de déficit et 1,7% de récession prévue pour 2012, ce n'est pas comme ça que la croissance va arriver !! Bravo, Mr Rajoy ! Bravo, les supers économistes de Bruxelles ! Donc, quand ils nous parlent d'un pacte de croissance, comprenez qu'ils comptent juste en parler pour mieux nous faire avaler la pilule des "réformes structurelles". Ils n'ont d'ailleurs que ces mots-là à la bouche.
Réponse de le 26/04/2012 à 0:13 :
les citoyens travailleurs ... sont aussi consommateurs ... plus on leur fait subir les effets de la crise (précarité, chômage, etc ...) moins ils consomment et moins ils jouent leur rôle de "client" dans notre société de consommation ... la boucle est bouclée ...

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