Le déficit budgétaire français s'est réduit fin juin

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Le déficit du budget de l'Etat français s'élevait à 61,7 milliards d'euros fin juin, contre 82,4 milliards un an plus tôt, une amélioration liée notamment à la fin des mesures de relance et à la hausse des recettes fiscales, selon Bercy.

Le déficit du budget de l'Etat s'établissait à 61,7 milliards d'euros fin juin contre 82,4 milliards d'euros un an plus tôt, a annoncé ce vendredi le ministère du Budget. Au 30 juin, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignaient 189 milliards d'euros, contre 176,6 milliards à la même date en 2009, une hausse de 7% due en partie aux compensations versées après la suppression de la taxe professionnelle.

De leur côté, les recettes (nettes des remboursements et dégrèvements) ont progressé de 20,7% à 141,7 milliards contre 117,3 milliards un an plus tôt, avec notamment une hausse de 22,1 milliards des recettes fiscales nettes à 130,7 milliards. La progression de la dépense et les encaissements constatés, notamment au titre des premiers acomptes de l'impôt sur les sociétés, sont "globalement en ligne avec les prévisions de la dernière loi de finances rectificative", précise le ministère dans un communiqué.

Du côté de la dépense, des retards d'enregistrement et de restitution de certaines dépenses, liés au basculement progressif dans le nouveau système d'information Chorus, ont minoré le total de l'ordre de 4 milliards d'euros, "concentrés quasi exclusivement sur les dépenses du ministère de la défense", indique le ministère.

Les crédits consommés en juin 2010 au titre de la relance sont par ailleurs inférieurs de 4,7 milliards à ceux consommés en juin 2009. En sens contraire, la compensation-relais mise en place au titre de la réforme de la taxe professionnelle au profit des collectivités territoriales a atteint 15,9 milliards à fin juin 2010.

Au chapitre des recettes, les recettes fiscales ont augmenté de 20,5% (20,7% à périmètre constant) pour atteindre 130,7 milliards d'euros contre 108,5 milliards à la même époque de 2009. "Cette hausse est imputable, d'une part, au contrecoup positif en 2010 des mesures de relance prises en 2009 non reconduites cette année et, d'autre part, à la reprise de l'activité économique", explique le ministère.

Parallèlement, le produit des recettes non fiscales enregistre en juin des recettes de participations de l'Etat pour un montant total de 3,7 milliards, correspondant notamment aux versements des dividendes de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, d'EDF et de France Télécom.

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