Retraites : les opposants à la réforme maintiennent le cap

Après le vote, vendredi, de la retraite à 62 ans par les députés, les leaders des partis de gauche et des syndicats ont réaffirmé durant le week-end leur volonté de poursuivre la mobilisation contre la réforme des retraites.

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"Personne ne brisera le front syndical et politique", a assuré Benoît Hamon, porte-parole du PS . "Ce n'est pas terminé", a déclaré le député PS Jean-Christophe Cambadélis. Il n'est "pas illusoire de viser la victoire",a estimé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault : ce week-end, au lendemain du vote du report de la retraite à 62 ans, les  opposants à la réforme gouvernementale se sont clairement donné comme mot d'ordre de poursuivre la mobilisation.

Le chef de file de la CGT a ainsi rappelé que deux sondages ces derniers jours faisaient ressortir une hausse du nombre de Français hostiles au recul de l'âge de la retraite.

"La priorité, c'est d'élargir la mobilisation", a-t-il aussi affirmé, pas de durcir les formes de lutte, car "on a encore beaucoup à gagner" en termes de participation aux manifestations et aussi aux grèves, a encore déclaré le leader syndical. Il a estimé que l'intersyndicale nationale avait "fait un sans-faute jusqu'à présent", les mobilisations grandissant au fil des journées d'action".

Invité à se prononcer sur des grèves reconductibles, il a jugé qu'il serait "irresponsable" de lancer un tel mot d'ordre maintenant car, a-t-il affirmé, le nombre d'entreprises où les salariés y sont prêts est pour l'heure "très, très minoritaire".

Divisions de la gauche... et de la droite

A la fête de L'Humanité, Benoît Hamon a reconnu pour sa part que les différents partis de gauche avaient "des positions différentes sur des aspects de la réforme". Les députés communistes se sont notamment opposés vendredi à leurs collègues socialistes en refusant l'allongement de la durée des cotisations à l'Assemblée nationale.

"Mais il y a un accord général à gauche sur la remise en cause de cette réforme-là", a ajouté le porte-parole du PS.
"Personne ne brisera ni le front syndical [...] ni le front politique" qui sont "unitaires", a-t-il assuré, soulignant qu'"avant 2012, il y a le 23 septembre", jour de la mobilisation contre le projet du gouvernement.

Quant au député PS Jean-Christophe Cambadélis, il  a déclaré dimanche sur Radio J que si le projet de loi sortait peu modifié de l'Assemblée, la bataille se poursuivrait au Sénat. La "contestation" y sera plus forte,  y compris au sein de l'UMP, a-t-il dit, estimant que la contestation au projet de loi allait "au-delà des rangs de la gauche".

 

 

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