Pourquoi le prix de l'essence risque encore de grimper

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Infographie La Tribune
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Les prix à la pompe ne cessent de grimper. Une envolée qui s'explique par un cocktail d'euro qui baisse, de brent qui grimpe et de taxes qui pèsent pour plus de la moitié dans le prix à la pompe du carburant. Avec un baril à 100 dollars, comme le prévoient certains experts, le prix au litre risque de s'envoler de plusieurs dizaines de centimes.

Les trajets des français pour les vacances de Noël auront à la fois été épiques, à cause de la neige, et chers. Les carburants vendus à la pompe atteignent en effet des niveaux records depuis 2008 ces jours-ci : 1,4134 euros par litre pour le super 95 et 1, 2325 pour le gazole selon l'Union Française des Industries Pétrolières. Et ce pour trois raisons.

1. Une taxation élévée

La première d'entre elle reste la taxation, puisque plus de la moitié des prix des carburants file directement dans les caisses de l'Etat sous forme de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) et de TVA (taxe sur la valeur ajoutée). Si la TIPP reste la même quelque soit le prix du carburant (c'est une taxe fixe calculée par litre) la TVA (19,6% sur le prix incluant la TIPP) renchérit, elle, le prix de vente à la pompe dès lors que le cours du baril évolue à la hausse.

2. Un baril de plus en plus cher

La seconde raison de la hausse repose sur les cours du pétrole brut et des produits pétroliers sur le marché international. Les cours du Brent, la qualité de pétrole extraite de la mer du Nord et qui fait référence sur le Vieux Continent, ont grimpé de plus de 15 % cette année, et sont particulièrement élevés actuellement à 92 dollars par baril. En prix moyen, le brent a coté 80 dollars par baril cette année.

En revanche, les prix des produits pétroliers présente des profils plus variés. Le gazole, qui nécessite le plus de raffinage, et se vend donc plus cher sur le marché international, est moins taxé donc moins cher à la pompe. C'est aussi le produit qui profite le plus de l'abondance des capacités de raffinage, qui a fait chuter les marges des raffineurs.

Par rapport à 2008, le gazole est donc encore à 20 % en dessous de son prix maximum, alors que les super 95 et 98 le touchent déjà. Ce qui peut sembler étonnant puisque le baril de brut sur le marché international se traite en effet moins cher qu'à l'époque. Sur l'année, le prix moyen annuel du baril de brent reste inférieur de 20 dollars : il est de 80 dollars pour 2010, contre 98 dollars en 2008.

3. Un euro en perte de vitesse

Enfin il existe un autre facteur de renchérissement du coût du carburant  : la monnaie. Alors que le pétrole se traite, comme la majorité des matières premières, en dollars, mieux vaut un euro fort pour acheter du pétrole. Or en 2010, l'euro s'est légèrement affaissé, à 1,32 dollar en moyenne. Le fait qu'il ait été plus élevé en 2008, à 1,4 dollar en moyenne, avait partiellement amorti l'impact de la hausse du baril de pétrole.

Pour 2011, les experts prévoient un nouveau regain des cours du pétrole brut, qui pourrait dépasser les 100 dollars pour certains, contre un prix moyen de 80 dollars en 2010. Ce qui pourrait se traduire par quelques dizaines de centimes supplémentaires par litre de carburant.

La progression ne devrait toutefois pas être fulgurante étant donné les larges stocks de pétrole qui encombrent encore les réserves des pays de l'OCDE. De même, les marges de raffinage ne sont pas amenées à grimper à court terme puisque des nouvelles raffineries ont encore ouvert ces derniers mois. La concurrence féroce sur les produits pétroliers devrait se poursuivre.

En revanche, l'évolution de l'euro pourrait constituer un facteur d'incertitude supplémentaire pour les automobilistes : les problèmes de dettes de plusieurs pays européens pourraient continuer de peser sur la monnaie, et donc renchérir le coût de l'essence. Quant aux taxes, elles ne sont pas appelés à être modifiées à court terme.

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Commentaires
a écrit le 02/05/2011 à 21:57 :
Je reviens sur cet article parce qu'entre temsp nous avons eu le loisir de vérifier que son auteur ne s'était pas trompé.
Cela dit plusieurs éléments restent troublants:
1. la taxation est élevée, mais en dehors de la TVA elle est fixe par unité de volume et donc diminue relativement avec le prix. Elle est donc en baisse continue depuis 20 ans.
2. le baril est de plus en plus cher et l'euro en perte de vitesse. Si le baril a augmenté en dollar il a nettement moins progressé en euros. voir ce site très bien fait:
http://www.france-inflation.com/graph_super.php
Comment s'explique donc le fait que nous ayons un prix au litre plus cher aujourd'hui que lorsque le baril valait entre 25 et 30% de plus alors même que l'?/$ est à moins de 10% du cours d'alors?
a écrit le 09/03/2011 à 9:44 :
Ne pourrait-on pas imaginer une réforme de la fiscalité comme le propose l'association 40 millions d'automobilistes ? blog.40millionsdautomobilistes.com/2011/03/09/hausse-du-prix-des-carburants-une-reforme-de-la-fiscalite-s%E2%80%99impose/
a écrit le 19/01/2011 à 22:04 :
belles explications qui sont un "copié-collé" de la crise des prix de 2008! A l'époque c'était un euro TROP FORT qui faisait un baril très cher, de qui se moque t'on? La crise financière, l'envolée des prix du pétrole, du gaz, de l'éléctricité, du cout de la vie...tout cela vise à réduire au silence t à l'indigence la classe moyenne. Cette catérgorie de citoyens née avec le progrés indsutriel, qui gêne, car elle réfléchit, ne passe pas sa vie à gaganer de quoi survivre...Enfin c'était au 20ème siècle, à l'avenir c'est vers la bas et le nivellement par l'appauvrissement que nos dirigeants nous destinent...à moins que, un air de Tunis
a écrit le 19/01/2011 à 17:51 :
Et bien sûr, le fait que l'AIE ait annoncé en novembre 2010 que nous étions parvenus au peak oil n'est même pas mentionné dans l'article. Il faudrait vraiment que les français comprennent que les hydrocarbures n'ont rien de pérenne ni de renouvelable.
a écrit le 02/01/2011 à 13:07 :
Il n?y a aucun mystère dans le prix à la pompe.

La formule est la suivante :
Cours du barril en dollar = USD 95
Taux de change EUR/USD = 1,32
? prix du barril en Euro = 71,97
? Prix d?un litre Hors taxe en Euro = 71,97/159 = 0,453
Transport et raffinage = environ 8 cts Euro par litre
? Prix du litre après raffinage et transport = 0,533
TIPP = 0,61 cts
? Prix avec TIPP = 1,143
Tva = 19,6%
Prix à la pompe = 1,143*1,196 = 1,367

Cette formule convient bien pour le litre d?essence.

Pour rappel , au plus fort de l?été 2008, on avait le 3/07/2008 un prix du barril à USD 146 mais un taux de change de 1 eur = 1,588 ce qui donnait un prix du barril en euro = 92
La même formule donnait un prix à la pompe de 1,52 Euro
Réponse de le 03/01/2011 à 0:08 :
Jolie demonstation, par contre il y a une inexactitude mineure: Le petrole brut ne sert pas qu'a produire de l'essence mais aussi des lubrifiants. Il y aune ventilation des couts legerement differente de ce que vous annoncez. Cela etant, votre explication est recevable!
a écrit le 02/01/2011 à 12:44 :
Le prix d el'essence grimpera surtout par le manque de civisme des Français mal conseillés par Nicolas sarkozy et sa clique qui ne veulent surtout pas mettre à mal le raffinage en France !
Réponse de le 02/01/2011 à 16:47 :
mais que ce commentaire est creux !
Réponse de le 03/01/2011 à 0:09 :
Creux comme un baril vide!
Réponse de le 03/01/2011 à 13:43 :
Vos réactions m'indiquent que je n'étais pas assez explicite. Je vais donc affiner mon raisonnement. L'opinion publique est très malléable et peut être formée dans le sens que l'on veut, surtout si l'argumentation tient la route. Si demain, le gouvernement veut vraiment faire chuter la consommation d'essence, il y arriverait en y mettant les moyens. S'appuyant sur les organisations écologiques, il pourrait démonter l'immense bénéfice d'une modération de la consommation d'essence et serait suivi par la majorité des Français. C'est aussi simple que cela. En revanche, les centres de raffinage perdraient bien sûr de l'argent !
Réponse de le 04/01/2011 à 12:48 :
Cela ne sera valable que lorsque les transports en commun seront de bien meilleure qualité qu'actuellement (retards, pannes, grèves ...).
Sans cela, ce sera voiture encore pour un long moment.
a écrit le 02/01/2011 à 10:51 :
le prix des produits pétroliers, n'est pas la résultante d'un marché libre. Son marché est captif, dominés par tous ceux qui ont intérêts à faire monter les cours du baril, les pays producteurs, les spéculateurs primaires haussiers qui achètent des tankers qui ne quitteront jamais le pays producteur car ils n'existent pas, les Etats qui se goinfrent de taxes, TIPP et TVA pour la France, les pétroliers bien sûr, et les écologistes qui entretiennent une peur panique sur la disparition des produits fossiles alors que contrairement à ce qu'affirment des scientifiques et leurs ordinateurs, il est totalement impossible de situer dans l'avenir le fameux pic pétrolier déjà reporté à plusieurs reprises.
Allez tout bien pesé, en marché réellement concurrentiel, le baril de pétrole vaut 40 dollars. Qu'on se le dise !!!
a écrit le 01/01/2011 à 17:30 :
L'énergie bon marché c?est fini, il faut bien se mettre çà dans la tête, les pays industrialisés ont connu une période faste ou l?énergie était bon marché en gaspillant sans regarder, sans se soucier du lendemain, cela a permis les développements économiques que nous connaissons, pas toujours rationnel au regard du potentiel énergétique des pays, dit développés dont ont fait parti, mais c?est bien fini. Il faut repenser un autre mode de société, plus économe de l?anergie, mais surtout changer nos comportements pour consommer plus intelligemment. Dans cette grande fuite en avant, se poser la question du pour qui et du pourquoi, dans cette frénésie de l'accumulation nous sommes loin de la base de la pyramide de Maslow, pour satisfaire le basique instinct de conservation. Changer les habitudes, que dis-je, rentrer dans une autre civilisation., Mais il y a encore beaucoup de travail pour convaincre que le monde n?est pas un espace sans fin, outre le problème énergétique, il faut pas oublier les matières premières, et là ? ? ? ? ? ? Si tout le monde avait le même standard de vie que nous il faudrait 4 planètes. De toute manière il faut changer, ou le pire est a venir ! ! !
a écrit le 01/01/2011 à 11:12 :
je prends mon vélo....des qu'il y a plus de neige sur la route lol ça fait presque 15 jours que l'on est bloqués. pas de train, pas de courrier. nous ne sommes qu'a 1h30 de la capitale. bonne chance pour 2011
a écrit le 31/12/2010 à 17:43 :
J'adore mon vélomobile: 40 km/h sans une goute d'essence !
Réponse de le 04/01/2011 à 10:29 :
Moi aussi je roule en vélomobile. Sans voiture, fini les bouchons, et bonjour les économies :)
Faudra-t-il encore que le prix du carburant augmente beaucoup avant d'en voir un peu plus dans nos rues ?
Réponse de le 04/01/2011 à 20:11 :
je suis de la campagne et faire 30km avec ton velo pour allez au travail me parait difficile!!! quand la france criera famine peut etre que la sa bougera!

a écrit le 31/12/2010 à 16:55 :
on nous explique à longueur de temps que le prix de l'essence est corrélé à la valeur relative du dollar par rapport à l'euro. Ceci étant dit, on s'aperçoit qu'à la pompe le prix est rarement à la baisse, indépendamment de la valeur du rapport dollar/euro. Autant dire qu'on nous prend pour des couillons, car les groupes pétroliers n'ont de cesse que d'engranger un maximum de profit, point barre. et si vous n'êtes pas content de votre sort, déplacez vous à vélo.
a écrit le 31/12/2010 à 14:13 :
faut DOUBLER le parc de centrales nucléaires! _ _ _ financer ce projet par un emprunt (type Baladur) lancé par la Caisse des Dépots ou la nouvelle banque d'entreprise OSEO !
Réponse de le 31/12/2010 à 17:44 :
STOP ! Arrêtez de nous bassiner avec vos centrales de la mort !
Réponse de le 02/01/2011 à 3:10 :
bah , de l'uranium y'en a plus non plus beaucoup...
Réponse de le 03/01/2011 à 0:13 :
L'uranium est plus rare que l'or et les problemes d'approvisionnement vont se poser dans moins de vingt ans.
a écrit le 31/12/2010 à 13:45 :
Il faut désormais considéré le pétrole comme une ressource et une énergie qui devient onéreuse. Cette attitude permettra enfin de penser anti-gaspillage et reconversions de nos systèmes socio-economico-industriels sur les 25 prochaines années .
il faut arrêter de penser que l'énergie en abondance et bon marché est la panacée de notre civilisation( je pense notamment à l'utopie de l'énergie nucléaire).
Cette démarche pourrie la planète (en pesant les mots) , affamine les peuples encore plus qu'avant , et provoque encore des crises...
Penser l'avenir en considérant l'énergie comme rare et chere ce qui cadreras nos peuples.
Dire que cette ressource est moins chère que le Coca Cola . Pire elle est moins chère que l'eau en Égypte...
Réponse de le 31/12/2010 à 14:16 :
jean paul - lyon dit n' importe quoi ! ce sont les pauvres qui trinquent ... quand l'énergie monte !
a écrit le 31/12/2010 à 13:12 :
On nous a parlé il y a 3 ans, lors de l'explosion du prix du baril (150$) que les constructeurs automobiles se mettaient au travail pour nous proposer des véhicules électriques. Suite à la crise financière, le prix du baril a chuté et l'on ne trouve toujours pas de voitures électriques chez les constructeurs principaux; qu'ont-ils fait ces 3 dernières années? Je pense que c'est maintenant qu'ils doivent réagir et proposer des solutions avant une prochaine hausse des carburants qui s'annonce inévitable et triste pour les gens qui utilisent leur véhicule tous les jours.
a écrit le 31/12/2010 à 12:40 :
Les taxes amplifient certes les hausses mais ne sont pas la cause de la hausse, dans la mesure où leurs taux restent inchangés. La chute de l'euro est un facteur aggravant, mais là encore ce n'est pas la cause. Reste la hausse du prix du baril : comment l'expliquer ? Hausse de la demande (pays émergents...) et diminution des réserves pétrolières : oui sur le long terme mais non sur le court terme. Il ne reste qu'une seule cause des flambées de prix telles que celle observée en 2008 et celle qui pointe aujourd'hui, n'en cherchez pas d'autres : la spéculation sur les marchés dérivés. Et cela vaut tant pour le pétrole que pour les matières premières ou les taux d'intérêt. Le problème quand des métastases se développent, c'est que les traitements localisés ne servent à rien.
Réponse de le 03/01/2011 à 12:55 :
Ah, enfin quelqu'un qui réfléchit et qui ne sombre pas dans le populisme primaire.
Je suis on ne peu plus d'accord avec M. Villion.
a écrit le 31/12/2010 à 11:31 :
et comme toujours l automobiliste remplit les caisses de l etat,,,toujours plus de taxes ,,cela plombe la reprise,,il faut descendre dans la rue,et exgiger une tipp flotante.

ou boycoter total,et aller faire le plein chez shell,,,tout autre solution est la bienvenue

Réponse de le 31/12/2010 à 16:45 :
Mon pauvre ami Shell est peut etre pire que TOTAL........en tout cas j'aimerai tellement que les Francais ouvre les yeux et se rendent compte des efforts et du travail de tous ces salaries au lieu de denigrer tout le temps un fleuron de notre industrie........un salarie qui travail 45 h par semaine!!!!!!!!
Réponse de le 31/12/2010 à 17:34 :
Et alors, c'est quoi le rapport entre le fait que vous travaillez 45h par semaine et que TOTAL soient des pourris, autant que Shell, Exxon et cie....

Beaucoup de gens font plus d'heures que vous mon cher monsieur, pour que vous ayez du poisson dans cotre assiette, pour que vous puissiez utiliser vos interrupteurs après un événement climatique.... Ne vous croyez pas seul. Vous êtes loin d'être malheureux.
Réponse de le 02/01/2011 à 16:48 :
Pourquoi pourris.....Allez donc visiter le site de TOTAL et vous découvrirez que TOTAL est une entreprise qui travail sur l'avenir...biomasse,solaire.
En ce qui concerne mes heures de travail vous avez certainement raison...mais en tout cas je n'ai rien voler a personne tout comme les 90 000 collègues du groupe...fier de travailler pour une société comme TOTAL.....mais malheureusement méconnu par ces concitoyens.....et discréditée par ce qu'elle gaggne de l'argent........(nous Francais toujours grincheux,jaloux et mécontent..)
Enfin bref...bonne année Hein..le meilleur pour vous..
a écrit le 31/12/2010 à 11:21 :
J'engage La Tribune à enquêter: le calcul d'Arténio montre bien qu'il y a anguille sous roche; le prix de l'essence, c'est 80% de taxes, 20% de pétrole...Qui donc se remplit les poches?
a écrit le 31/12/2010 à 8:15 :
sarko perdra les élections du fait des carburants.
Réponse de le 03/01/2011 à 9:59 :
bien dit,tout l'ump avec...
Réponse de le 03/01/2011 à 10:04 :
il les a deja perdu.
a écrit le 31/12/2010 à 6:27 :
C'est dommage pour le portefeuille mais bon pour la planete.
Réponse de le 03/01/2011 à 10:03 :
tu rigoles,la planéte est malade depuis les premiers essais atomiques de mururoa et j'en passe.
a écrit le 31/12/2010 à 5:00 :
"Avec un baril à 100 euros" écrivez vous, c'est 100 Dollars je suppose ?
a écrit le 30/12/2010 à 22:53 :
en juillet 2008 le baril était à 145USD avec un change à USD1.50 /1Euro
ce qui donnait le baril à 96 Euros et le litre de SP95 était à 1.45
en décembre 2010 le baril est à USD95 avec un change à 1.32USD/1Euro
ce qui donne un baril à 67 Euro et le SP95 est à 1.42
Cherchez l'erreur....Où se trouve le différentiel....pas dans notre poche ni dans notre réservoir....
C'est comme pour les oies, il y en a qui se gave...
Réponse de le 31/12/2010 à 5:07 :
Il faut demander aux gens de l'IFP qui reçoivent leur "dividende" sur chaque litre vendu. Si vous leur dites que notre réservoir est à moitié vide ils vous convaincront qu'il est à moitié plein ....

PS : il y a 2 mesures pour le baril, WTI ou Brent mais votre calcul me semble sensé.
Réponse de le 31/12/2010 à 9:24 :
oui il y a divers prix pour le baril mais mon calcul était "à la louche"
le baril est 30% moins cher mais le carburant est quasiment au même tarif
donc qui se remplit les poches? les pétroliers? surement, l'état? énormément aussi, les distributeurs ? aussi car l'écart de tarifs qui existait entre les grandes surfaces et les stations a disparu...Et puis essayez de trouver sur le net le montant exact des taxes sur les carburants....c'est pas clair....alors qu'il devrait être possible de connaître exactement les taxes que nous payons
Réponse de le 31/12/2010 à 9:49 :
Je rejoins Artenio, la démonstration est erronée, c'est un sophisme qui n'apporte rien. Expliquez nous plutôt si cela vient d'un surcroit de la demande, des émergents entre autres... ou si ce sont les spéculateurs qui "jouent" une fois de plus. Je ne pense pas que le cours de l'euro soit déterminant entre 1,32 et 1,40 dollar. Nous verrons en 2011 si, N SARKOZY, qui en tant que "patron" du G8 et G20, nous a promis de s'attaquer au marché des matières premières obtient des résultats. Nous lui souhaitons de mieux réussir que sur la régulation financière ou les banques contournent toutes les idées avancées pour la réguler.....
Réponse de le 31/12/2010 à 11:01 :
nous essayons tous de trouver la logique des prix dans un secteur verrouillé depuis la production jusqu'à la distribution. Tant que ce secteur sera d'une telle opacité nous ne pourrons obtenir des informations économiques permettant si ce n'est des anticipations, au moins des explications.
Il est sûr que les professionnels du secteurs n'ont aucun intérêt à être transparent. Il suffit de constater les profits mirobolants que le pétrole génère (TOTAL ??). Quant à l'Etat, plus il engrange et moins nous aurons à payer d'impôts sous une autre forme. Nous en sommes tous bénéficiaires !
En revanche, peut-être faudrait-il se poser la question des impôts versés par les professionnels, car il me semble bien que TOTAL ne paie pas d'impôts en France.
Réponse de le 31/12/2010 à 17:37 :
@lionel : Vous dîtes "Quant à l'Etat, plus il engrange et moins nous aurons à payer d'impôts sous une autre forme. Nous en sommes tous bénéficiaires !"

Je ne savais pas que le père Noël existait réellement!!

Sans rire, ouvrez un peu les yeux.
a écrit le 30/12/2010 à 22:16 :
L'Etat est le PIRE exemple dans la majorité des domaines, on pourrait même le comparer à... je n'ose le dire de peur d'être censuré....... ca commence par un M et termine par un A : MA..A !!!
Réponse de le 31/12/2010 à 9:46 :
La M...A a une certaine parole et ne tue jamais la poule aux oeufs d'or.
L'Etat change les règles (que sont les lois) en permanence et ruine le pays.
J'espère aussi ne pas être censuré.
Réponse de le 01/01/2011 à 9:17 :
C'est vrai! tout ceci est la faute de l'état.
Supprimons cet intermédiaire et faisons nous gouverner directement par les financiers!
Ce sont des philantropes.
Réponse de le 01/01/2011 à 11:23 :
Je me suis mal exprimé, excusez-moi.
L?état n?est pas un intermédiaire et ce sont nos dirigeants politiques qui sont responsables de sa gestion désastreuse depuis 1974.
Au passage, les financiers dont vous parlez sont du même moule (énarque) que nos politiques, et ils ne sont en place que grâce aux liens qu?ils ont avec la classe dirigeante.
Pour des raisons électorales, notre pays est devenu le champion du monde des pays développés quant à l?importance de son personnel et de ses ponctions sur l?économie du pays. Cela a comme conséquence que l?état contrôle, directement ou indirectement, 70 à 80% de notre économie, toujours avec des buts plus électoralistes que de bonne gestion.
Pour résumer nos différents hommes politiques ont transformé l?état en arbitre qui donne les règles du jeu (ce qui est son rôle) tout en étant le principal joueur (ce qui n?est en aucun cas le pourquoi de son existence).
C?est ainsi que, à l?inverse de la plupart des pays « évolués », nos lois et même notre constitution changent, parfois rétroactivement, au gré de ce joueur-arbitre qu?est devenu notre état.
Enfin, si d?autres états ont fait des c?ries, ce n?est pas une excuse pour les nôtres, et encore moins pour ne pas corriger le tir.
Très bonne année 2011.
a écrit le 30/12/2010 à 22:15 :
les traders spéculent sur tout,si la bourse monte le prix des matières premières montent aussi dès que la demande est plus forte.Quand la bourse a fondu le prix du pétrole a aussi juté.
a écrit le 30/12/2010 à 18:17 :
Certes, les prix augmentent mais ces prix seraient plus accepatbles si l'état ne ponctionnait pas plus de 80% de taxes.
Pourquoi les Américains paient-ils en moyenne 60cents le litre? les australiens autour de 90 cents? Il n'y a que cehz nous en Europe où ces hausses sont si mal vécues compte tenue des taxes perçues par nos états, non pas pour des considérations écologiques ou je ne sais quoi, mais pour remplir les caisses de l'état.
Réponse de le 30/12/2010 à 18:42 :
s'il est exact que ces raisons existent, il faut remarquer que la hausse intervient immédiatement alors que la baisse n'existe ( quand elle existe ), ne se fait ,que très tard après lé disparition de ces même causes
Réponse de le 01/01/2011 à 16:25 :
Il n?y a aucun mystère dans le prix à la pompe.

La formule est la suivante pour le gaz oil
Cours du barril en dollar = USD 95
Taux de change EUR/USD = 1,32
? prix du barril en Euro = 71,97
? Prix d?un litre Hors taxe en Euro = 71,97/159 = 0,453
Transport et raffinage = environ 8 cts Euro par litre
? Prix du litre après raffinage et transport = 0,533
TIPP = 0,61 cts
? Prix avec TIPP = 1,143
Tva = 19,6%
Prix à la pompe = 1,143*1,196 = 1,367

Cette formule convient bien pour le litre d?essence.

Pour rappel , au plus fort de l?été 2008, on avait le 3/07/2008 un prix du barril à USD 146 mais un taux de change de 1 eur = 1,588 ce qui donnait un prix du barril en euro = 92
La même formule donnait un prix à la pompe de 1,52 Euro

C'est un prix moyen. Après selon le lieu d'achat, le type de station service, il peut y avoir une quinzaine de cts d'écart.

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