"Pour le moment", le gouvernement maintient ses prévisions de croissance

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L'équipe gouvernementale mise encore sur une hausse du produit intérieur brut de 1,2% l'an prochain a indiqué ce mercredi sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem. Toutefois, cet objectif, surévalué selon de nombreux économistes, risque toujours d'être revu à la baisse.

Une croissance à 1,2% l'an prochain, le gouvernement y croit encore."Il n'a pas été envisagé pour le moment de revoir nos prévisions de croissance", en effet affirmé Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, ce mercredi à l'issue du Conseil des ministres. Cet objectif est pourtant jugé inatteignable par de nombreux économistes qui retiennent plutôt le chiffre de 0,5%. Stagnante au deuxième trimestre, la croissance française est en effet menacée par une baisse de l'activité due à la crise européenne.

Fin août, le Premier ministre avait laissé entendre que ce chiffre pourrait être révisé. "Il faudra peut-être réduire un peu" l'hypothèse de croissance sur laquelle sera bâti le budget 2013", avait reconnu Jean-Marc Ayrault. Une révision n'est pas exclue. Le chef du gouvernement a "a eu l'occasion de dire que nous nous adapterons à la situation", a ainsi précisé Najat Vallaud-Belkacem ce mercredi. "Les prévisions de croissance ne sont pas une donnée exogène tombée du ciel, c'est une donnée sur laquelle on agit par un certain nombre de politiques publiques que nous portons aujourd'hui pour relancer l'emploi et la croissance", a-elle en outre fait valoir. 

 

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a écrit le 07/09/2012 à 14:35 :
personne ne semble étonné que le gouvernement se tienne aux stats officielles sur la croissance et qu'il anticipe bizarrement les stats du chômage !!
a écrit le 05/09/2012 à 14:42 :
Technique éculée: maximiser les entrées fiscales minimiser les sorties pour proposer un budget "équilibré" et puis la dure réalité pointe son nez et là c'est le grand écart...
Les chiffres sont à diviser systématiquement par 2 donc au mieux 0.6% de croissance au mieux... rdv dans quelques mois mais cela se vérifie tous les ans....
a écrit le 05/09/2012 à 13:46 :
Hollande est en train de perdre son statut d'homme normal que l'on avait traduit par identique à soi, chacun se l'était approprié : je suis normal, il est comme moi. Deux points sont venus porter ce qui n'est pas un coup de canif dans le contrat, on pourrait encore le recoller, mais un véritable trou dans le tableau : l'attaque contre Peugeot que ni les français ni les industriels n'oublieront. Or la difficulté certes passagère de ce contructeur montre que la haine déversée l'était sans information sérieuse et sans effet. Le second point est cette volonté du totalitarisme d'état que l'on sent, alliée à cette propension à nier la vérité ou la simple réalité que tout le monde sait et perçoit. Alors que Hollande a une démarche macro économique plutôt favorable visant à graisser les rouages en maintenant deux fers au feu sur sa guidance future, cette manière de prendre les français pour des idiots avec ce côté stalinien que l'on voit poindre commence à faire peur. Hollande devrait vite s'employer à nous rassurer en montrant qu'il est légitimiste, national et plus à l'écoute.
Réponse de le 05/09/2012 à 17:37 :
L'attaque de peugeot est en réalité une attaque sur le retard de l'annonce des licenciements pour ne pas aggraver le bilan de Sarkosy, le reste étant de la com. Sans être socialiste (entreiste), je ne peux défendre l'ensemble du grand patronat qui défend toujours ses intérêts personnels au détriment de la société (bonus et retraite chapeau extravagantes sans commune mesure avec une réelle compétence). Il n'y a pas d'un coté l'état et de l'autre les entrepreneurs. L'état délègue au privé ce qu'elle ne veut plus gérer (banques, eau, GDF, EDF, Airbus, nucléaire etc..) pour le bien COMMUN., ce qui ne donne pas au privé le droit de faire fi de l'état.
a écrit le 05/09/2012 à 13:41 :
On va avoir une sacrée surprise l'année prochaine. Réduire à 1% dans un premier temps serait plus sage et même là, ce sera déjà plus haut que la réalité.
Réponse de le 05/09/2012 à 16:38 :
Bon là, tout le monde est d?accord: 1.2%, c'est irréaliste. Je soupçonne le gouvernement de prendre cette hypothèse pour faire voter le budget 2013. Ça leur laissera 3 ou 4 mois pour trouver de nouvelles recettes ou de nouvelles diminution de dépenses. Ensuite, le gouvernement annoncera que la croissance doit être revue à la baisse; il faudra ajuster le budget et il nous sortira du chapeau ce qu'il aura préparé.

Bref.... C'est un peut ce qu'on fait tous nos gouvernements successifs... Le changement, 'est pas pour maintenant.

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