PME : des patrons qui veulent réussir sans se développer

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Une étude exhaustive réalisée par l'association Ariane, spécialisée dans l'étude des PME, dresse un portrait précis de leurs dirigeants. Contrairement à une idée répandue, les patrons de PME ne cherchent pas forcément à développer leur entreprise. Ils veulent éviter d'avoir à gérer une crise de croissance et craignent les nouveaux concurrents.

Que savons nous réellement des dirigeants de PME ? Qui sont-ils ? Quels sont leurs blocages face aux seuils de développement de leur entreprise ? Souhaitent-ils vraiment que leurs PME grandissent ?
Autant de questions, parfois iconoclastes mais rarement posées, auxquelles tente de répondre (et y parvient !) un ouvrage intitulé « Qui sont vraiment les dirigeants de PME ? » (Editions EMS, 191 pages, 15 euros), placé sous la direction scientifique de Didier Chabaud, président de l'Académie de l'Entrepreneuriat et de l'innovation et professeur d'économie à l'université d'Avignon. Cette initiative revient à l'association Ariane compétences & Management dont la vocation est de favoriser la mise en réseau de tous ceux qui veulent contribuer à la formation continue des cadres et dirigeants, en particulier de PME et de TPE.

48% des patrons de PME ont plus de 65 ans

Le livre révèle d'abord quelques données peu connues, issues d'un sondage réalisé par Ariane auprès de 483 PME de 10 à 250 salariés, qui montrent surtout l'extrême diversité des « styles » de PME. Le patron de PME est un homme dans 73% des cas. Il est relativement âgé puisque 48% ont plus de 65 ans et 9% seulement moins de 50 ans. Dans 27% des cas, le dirigeant est un fondateurs ou un héritier (22%). Il est aussi parfois un repreneur (13%) ou un ancien salarié (13%). Il est surtout, fait peu connu, dans 70% diplômé de l'enseignement supérieur.
S'agissant de la pérennité des PME, 39% ont plus de trente ans et 23% moins de 12 ans. Les « petites » PME sont dominantes : 83% comptent 10 à 49 salariés ; 14%, de 50 à 149 salariés... et seulement 3%, de 150 à 249 salariés.

La référence: le Mittelstand allemand

C'est peut-être là que se situe la principale différence avec l'Allemagne et son fameux Mittelstand, c'est-à-dire ces PME industrielles de taille intermédiaire qui assurent à travers le monde le succès du « made in Germany ». Outre-Rhin, les PME sont plus grandes, 12% ont entre 150 et 249 salariés, et elles ne sont « que » 75% à avoir moins de 49 salariés. Ce qui n'est pas sans conséquence sur le chiffre d'affaires. La majorité des entreprises françaises tablent sur un chiffre d'affaires (CA) plus faible que leurs homologues allemandes : 12% des PME françaises prévoient un CA inférieur à 1 million d'euros et 14% entre un et deux millions, contre respectivement 4% et 8% pour l'Allemagne.

S'agissant des performances à l'exportation, la France décroche aussi par rapport à son voisin d'outre-Rhin. 48% des PME françaises n'exportent pas (28% seulement pour les allemandes) et seules 13% exportent plus de 50% de leur chiffre d'affaires contre 18% en Allemagne. A cet égard, si 15% des entreprises industrielles allemandes ont des filiales à l'étranger, elles ne sont que 9% dans ce cas en France. On touche là au c?ur du problème de la compétitivité des PME françaises. Mais, contrairement à une idée reçue, l'étude d'Ariane montre que tous les dirigeants de PME françaises ne sont pas des forcenés du développement.

71% des patrons de PME ne souhaitent pas se développer...

Bien au contraire. On peut même dire que l'intention de développement des patrons de petites entreprises est très modérée : 71% souhaitent garder une taille comparable, alors que 19% cherchent à se développer le plus possible et 8% à doubler de taille.
Comment expliquer ce manque d'ambition des dirigeants ? Selon Ariane, une première explication réside dans la crainte de vivre une « crise de croissance ». En effet, prévoir un développement important du chiffre d'affaires ou de la taille des entreprises conduirait les dirigeants à revoir deux caractéristiques prépondérantes dans la vie d'une organisation : la structure et le type de management. Grandir impose forcément de repenser l'organisation de l'entreprise (procédures, décentralisation de la décision, etc.).

... pour ne pas gérer une crise de croissance et de peur de la concurrence

En outre, une PME (surtout dans l'industrie) est positionnée verticalement à un certain niveau en fonction de sa compétence et de son domaine d'intervention. La recherche de croissance doit donc souvent passer par un élargissement de ce rayon d'action. Ceci peut donc induire un risque plus important lié à des montants de commandes plus élevés et ainsi conduire l'entreprise à devenir plus dépendante de grands donneurs d'ordre. De plus, ceci met l'entreprise face à de nouveaux concurrents, peut-être de taille supérieure et plus expérimentés.

Autant de décisions difficiles à prendre, surtout pour des patrons qui sont assez âgés. A cet égard, l'étude d'Ariane se penche également sur les besoins de formation des dirigeants de PME pour faire face aux défis de la mondialisation ainsi que sur le problème de la transmission des PME.

Au final, cette étude est une mine d'enseignements. Pour s'y retrouver dans les méandres des problématiques liées aux PME, il ne faut pas hésiter à suivre ce fil d'Ariane.

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Commentaires
a écrit le 16/02/2013 à 11:08 :
le résultat de l'étude + la majorité des commentaires expliquent 1 partie des difficultés économiques du pays .
a écrit le 16/02/2013 à 8:34 :
Ies dernières decisions (prises la veille de noel ) ont balancé un gros coup de bambou en charges sociales sur les rémunerations des gérants majoritaires de sarl ( +11%) de charges sociales et sur les dividendes désormais soumis à IS ( 15 ou 33 %), CSG ( 15,5%) charges sociales ( ca 20%) et taxé sur 60% du montant à votre taux le plus élevé de l'impot sur le revenu. J'ai laissé patiemment les bénéfices dans la société pendant 6 ans pour la pereniser et suit finalement le dindon d'une sale farce. C 'est fini , maintenant je vise ma pomme ,et je sens que ma société ne va d'ailleurs plus faire beaucoup de bénéfices.
a écrit le 16/02/2013 à 0:50 :
"48% des patrons de PME ont plus de 65 ans" !!! mais où est donc le pourfendeur des boomers (celui qui usurpe régulièrement mon pseudo). Son iPod serait-il en panne ?? :-)
a écrit le 15/02/2013 à 21:29 :
Je suis patron des que vous depasser 3me de ca, ils viennent tous vous faire chixxx l'urssaf, le fisc etc... Ils vous pourissent tellement que vous regrettez d'avoir developpe votre boite. Ensuite vous avez compris et organisez votre decroissance et votre stagnation. Le probleme de la france c'est l'etat
Réponse de le 16/02/2013 à 6:27 :
Et tu sais à quoi servent les impôts ? Financer les études des enfants et payer les banques avec des intérêts des dettes publiques. On peut aussi vouloir s'exiler en Suisse ou en Angleterre, mais on payera la scolarité des enfants le prix fort...
Réponse de le 16/02/2013 à 8:06 :
T'as raison l'école publique est tellement bonne que je mets mes enfants dans le privé ... ( payant ), pour utiliser les autoroutes ( car les nationales ont été aménagées pour le trafic purement local et lent) je paye , pour mes lunettes et mon dentiste, je paye , et pour tout cela je repaye beaucoup d'impot.
Réponse de le 17/02/2013 à 2:30 :
On ne se plaint pas de payer l'impôt, on se plaint des tracasseries,je dirai des casse-c...... des administrations en tout genre, des règles qui changent sans arrêt, etc....
Quand on a une petite boite qui tourne bien avec des salariés qui bossent bien que tout le monde est payé correctement et que l'on gagne de quoi vivre à l'aise, on ne s?embête pas à faire plus, on prend des vacances!!!
a écrit le 15/02/2013 à 20:08 :
Normal, tout a une fin, même les entreprises ne sont pas éternelles. Je comprends parfaitement les patrons de PME qui, eux, ont les pieds sur terre.
a écrit le 15/02/2013 à 18:12 :
et personne bien sur ne mentionne que ca n'interesse personne de passer le seuil de 49 salaries a partir duquel il faudra payer un syndicaliste invirable en lui offrant les locaux pour qu'il puisse faire la lutte des classes, couler l'entreprise, expliquer que c'est la faute du patron, et se faire parachuter dans une autre boite une fois son travail termine... bon j'espere que je suis pas politiquement incorrect...
Réponse de le 16/02/2013 à 0:53 :
@chruchill: quand on lit les commentaires de ce site, on a pas vraiment envie d'embaucher des bras cassés qui déversent leur haine sur leurs parents et leurs grands-parents :-)
a écrit le 15/02/2013 à 18:10 :
ft etre fou pour avoir envie de faire de la croissance en france! pile je perd, face le gvt gagne.... certains devraient mediter ca, quand ils veulent faire ' des pactes'
a écrit le 15/02/2013 à 16:21 :
J'ai développé avec un associé ,une TPE de 18 salariés, dans l'Ouest : 10,4 M d'? de CA , 95% export dont 60 % hors UE.Nous ne sommes pas maso. Donc, on s'arrètera à 19 salariés et sous traiterons à l'étranger (home office).Au dela des 75 % , c'est humiliant d'ètre vilipendé désobligeament, alors que j'y ai investit toutes mes économies , mon énergie et mon temps libre. A l'inverse tous ces dirigeants - salariés qui s'octroient des stock options au détriment des actionnaires investisseurs sont quotidiennement encensés dans les média. C'est hélas devenu honteux d'ètre un "petit patron ". Donc pourquoi grandir?
Nos élites nous méprisent, nous sommes la risée quotidienne des Sangerminopratois et des salons parisiens.
Alors, tant pis et adieu donc.
Réponse de le 15/02/2013 à 21:43 :
Je ne suis pas patron et je ne suis pas convaincu que tous les salariés pensent ainsi.
Il y a aussi des autodidactes comme moi, ayant réussi à avancer par le travail, la confiance du patron. Il y a aussi des syndicats honnêtes (ou représentants) même si j'en ai peu rencontré ces dernières années.
Parfois, ils marchent même ensemble, c'est pour dire...
Bravo pour votre réussite mais ne tombez pas dans certains clichés, il y a des gens bien en France. Comme vous, comme moi.
Réponse de le 16/02/2013 à 8:43 :
Bravo, s'il n'y avait que des gens comme vous, les choses seraient tellement plus normales! Perso, 100 % des délégués CGT que j'ai rencontré étaient au mieux des cossards ,au pire des saboteurs confirmés. Non 100 % des patrons ne sont pas des patrons voyous ,mais ce terme est employé à 100 % pour les patrons , jamais pour des salariés ou des délégués syndicaux. Pour avoir été DG , je peux vous dire que dès que vous avez quelques dizaines de personnes sous votre responsabilité , vous avez quasi 100 % de chance d'avoir à un moment un salarié voyou. Le problème, c'est que celui ci va être protégé par le système et bénéficier d'une trop grande impunité.
a écrit le 15/02/2013 à 15:52 :
Et les seuils... La France est le pays du monde qui a le plus de PME de 49 salariés, pourquoi? Parce qu'elles ne veulent pas passer la barre des 50 salariés qui entrainent tout un tas d'obligations nouvelles. Relever simplement ce seuil à 100 salariés rassurerait de nombreux patrons.
Réponse de le 15/02/2013 à 16:32 :
Relever ce seuil ? il suffirait qu'au nom de la surenchère permanente des solutions franco française , un homme politique dise qu 'il abrogera cette mesure anti sociale pour que la mesure disparaisse et que les patrons se fassent avoir et le payent cherement. Le CNE a bien marqué le manque de confiance que l'on doit avoir dans la parole de l'état.
a écrit le 15/02/2013 à 15:46 :
Je crois que notre ami sarko a oublié complétement d?où il venait et ce qu'il représentait.. L'entreprise n'a pas été valoroséè, ni la prise de risques, ni le made in france..
Bref il s'est attaché a faire du simili social.
Aujourd'hui , lorsque le gouvernement vous parle de spoliation, d'hyper taxation, on voit bien que les investisseurs ne sont pas les bienvenues. La démagogie pour se faire élire reste reine.
a écrit le 15/02/2013 à 15:41 :
Suivre le fil d'Ariane est une chose, mais "OSEO" en est une autre ! C'est la raison pour laquelle, si vous aimez le tissu productif « made in France » à base de PME et d? ETI notamment, vous adorerez également le dernier rapport produit par cet organisme avec le concours de l?Observatoire des PME et de nombreux partenaires dont il est question dans une chronique intitulée : " PME ET ETI INNOVANTES PERMETTENT DE GARDER ESPOIR DANS LE MADE IN FRANCE" proposée par la webradio indépendante AWI. L'occasion de se faire ne idée assez précise de la situation et de l?évolution des 131.000 PME et 4.600 Entreprises de taille intermédiaire (ETI) recensées en France qui semblent pour une bonne part d?entre elles disposer d?un certain nombre d?atouts. Et ce constater le rôle moteur joué par la R&D, l'innovation et l'exportation.
a écrit le 15/02/2013 à 15:31 :
Ainsi sonne le glas de la France. Tellement de freins à la croissance, à la liberté, à la création, à l'entreprise. Moitié des entrepreneurs sont des persones agées (+65) qui ne souhaitent que survivre à l'abri des turbulences de l'instabilité politique. Une vraie anorexie organisée. Seules les élites sortant des cabinets ministériels et grands corps peuvent s'en sortir avec la complicité de l'état bienveillant. Etat tout puissant, obscur comme une cour de roi. Pour tous les autres, mieux vaut s'installer dans des pays ayant une véritable espérance de développement.
Réponse de le 15/02/2013 à 16:28 :
Je partage votre opinion.Quel dommage pour la France et les jeunes.Mais , la responsabilité nous incombent. Nous encensons l'ENA ( qui crée combien d'emploi ? ) Nous haissons le commerce, nous avons horreur de la plus value. Nous détestons le succès.Nous préférons 30 % de sociaux dans les villes riches , plus tot que 70 % de riches dans toutes les villes. La France est un pays NEGATIF, qui hue les dividendes et applaudit aux déficits.
Réponse de le 15/02/2013 à 17:12 :
@OUI : vous me faites doucement rigoler vous et vos CONfrères à jouer les victimes. Et on n'aime pas les riches, et on prone l'assistanat, et ceci et cela. Vous auriez plus de temps pour innover et pondre une belle idée si vous arretiez de chouiner. Les assistés ne sont pas ceux que l'on croit. Les crédits d'impots, la défiscalisation,... ce n'est pas de l'assistanat ? Ah. Pourtant cela coute bien 10 fois plus au budget du pays que les prestations sociales.
Réponse de le 15/02/2013 à 18:15 :
chich, creez une boite et engagez vos concitoyens, au lieu de donner des lecons de morale sur ce qu'il ft faire et comment.... les gens comme vous sont les premiers a gemir quand ils n'ont plus personne pour leur ' offrir' du travail
Réponse de le 15/02/2013 à 21:32 :
@chich, vous ne valez rien, creez votre boite au lieu de vivre au crochet des autres. Un jour les gens comme moi s'occuperont des gens comme vous.... Vous pouvez trembler...
Réponse de le 16/02/2013 à 16:24 :
@Squer: Je suis fonctionnaire dans la recherche publique et enseignement supérieure. J'ai développé quelques technologies y compris celles de grande echelle sans parler des savoirs scientifiques. Et je suis loin d'être seul. Evidemment, on est tous des asssistés qui n'apportent rien à la société.
Réponse de le 16/02/2013 à 18:42 :
Personne ne dit que les fonctionnaires sont tous des assistes, mais il est des commentaires qui fleurent bon .... un anti success story, la decroissance verte ( qui sera surtout de la décroissance ), la stigmatisation de celui qui s'en sort. Nous avons tous besoins de gens qui entreprennent et qui réussissent. Même vos inventions seront bien pâle si personne ne s'en saisit avec l'idée ( meme égoiste) d'en faire quelque chose : pas d apple sans steve jobs, de microsoft sans bill gates , de ford sans henry, de l'oreal sans eugène schueller....Aujourd hui , le système est ainsi fait en France que l'on imagine très mal ce genre de scenario.
Réponse de le 16/02/2013 à 23:58 :
Je suis très loin d'être contre les entrepreneurs, mais je n'aime pas les remarques de type "si vous êtes pas entrepreneurs, vous valez rien". Le vert peut avoir du sens, mais pour cela il faut avoir une croissance verte - création d'une nouvelle vague technologique et son soutien industriel. Pour montrer une utilité, un exemple, imaginez l'état du bilan commercial français, si les importations de petrôle étaient à ce moment au niveau des 70.
Pour moi la situation en France est suivante: tous coupables y compris les entrepreneurs. Le rapport Gallois dans la partie des robots industriels le montre très bien.
Réponse de le 17/02/2013 à 9:54 :
Nous sommes d'accord, la société, comme une société, a besoin de tous pour avancer. La réflexion "si vous n'êtes pas entrepreneurs , vous ne valez rien " est aussi ridicule que celle des commerciaux qui estiment qu'ils sont les seuls utiles et efficaces dans une société.
a écrit le 15/02/2013 à 14:43 :
Ça, à force de déconsidérer les petits patrons (ou de les assimiler à ceux du CAC40) et de les prendre pour des pompes à fric, faut pas s'étonner. Moi, j'ai en ce moment la question (se développer ou pas), et franchement, quel est mon intérêt, je n'ai pas tranché. Est ce que le petit supplément de rémunération vaut la montagne de tracas en plus ? Un changement de mentalité au niveau de l'état aiderait. La roue tourne et l'état se rend compte que privilégier les grands groupe uniquement était une erreur pour l'emploi... mais elle tourne tellement doucement cette roue.
Réponse de le 15/02/2013 à 22:14 :
Les français sont effectivement râleurs et font passer leurs envies de réussite par la jalousie en montrant du doigt les patrons. De plus comme vous le dites, ils font l'amalgame entre les petits patrons et ceux du CAC40.
Maintenant, ayant pris conscience de cela, on fait quoi? On met un bébé au monde, on le nourrit bien pour qu'il puisse grandir et à son adolescence on coupe toutes les sources?
Il est vrai qu'il est simple pour un cadre comme moi de faire une analyse psycho de comptoir mais en même temps ne pas grandir, ne serait-il pas une petite mort pour votre entreprise, pour vous?
Merde, quelque soit votre decision!!!
a écrit le 15/02/2013 à 14:39 :
Il faut dire aussi que rien n'est fait pour aider les entreprises. Entre une paperasse lourde et fastidieuse, entre des charges/taxes et frais en tous genres, entre l'entrée en scène de syndicats bloquants, entre un manque d'aide des banques, etc ... rester une "petite" structure permet de mieux rebondir.

Tant que la France ne sera pas réformée en profondeur, tant que les entreprises et entrepreneurs ne seront pas plus aidés et accompagnés, il y aura peu d'évolution.
a écrit le 15/02/2013 à 14:23 :
Déjà , pour en arriver là on se colte déjà des choses pas marrantes mais alors au delà de 50 , you enter the twilight zone... pour en retirer quoi ..même pas le plaisir ( certes futile) de rouler en porsche comme n'importe quel patron de PME allemande un peu prospère.
a écrit le 15/02/2013 à 13:54 :
Je fais partie des patrons de moins de cinquante ans, avec une entreprise de plus de 75ans.
100 salaries dans les annees cinquantes, plus aucuns depuis plus d'un an.
Mon activite est prospere et pour le developpement de l'entreprise, j'estime que je dois le faire dans un autre pays. J'ecris d'ailleurs depuis lUkraine et je me donne encore six mois avant de decider ou je m'installe.
Patron en France c'est etre stupide ou inconscient, il n'y a RIEN dand ce pays qui justifie d'entreprendre quoi que ce soit.
Normes debiles, plethoriques, instables, reglements tatillons, taxes et impots que l'on doit toujours appliquer en notre defaveure, et si vous avez le malheur d'avoir des salaries, le cauchemard est total, la seule certitude que l'on ai est celle d'avoir a sortir le chequier -sachant que la disparition d'une entreprise ne pose aucun problemes aux juges, inspecteurs, salaries, ....
Nous verrons bien, dans un avenir pas si lointain comment tout ce petit monde de parasite va bien pouvoir prosperer
Réponse de le 15/02/2013 à 15:30 :
Troll Ump!
Réponse de le 15/02/2013 à 15:46 :
Exposé ridicule.
Réponse de le 15/02/2013 à 20:30 :
Il y bien longtemps que je ne vote plus, la droite ou la gauche c'est la même lessive avec 2 boites de couleurs différentes - lessive qui n'a jamais rien lavée, mais qui a par contre rincé l?économie !
Il est désolant de trouver des réponses toujours orientées politique alors que c'est cette même attitude qui fait que le pays s'effondre.
Que vous votiez a droite, ou a gauche, pour moi, les trolls c'est vous. Un troll sur internet ça énerve un peu sur un sujet qui tient a coeur, le problème, c'est le troll dans la société, le hargneux, le teigneux, qui défend opinion politique, son parti comme le hooligan son équipe de foot, c'est du même niveau - et vous êtes des millions a avoir rendu ce pays invivable !
Mais dorénavant, ce sera sans moi ... je ne veux plus ni payer, ni supporter, ni même subir ce système.
a écrit le 15/02/2013 à 13:44 :
Je gagne entre 2 et 2.5 fois le SMIC mon entreprise à moins de 5 salariés, j'ai 39 ans. quels sont mes objectifs pour les 10 prochaines années ?. je souhaite garder mon équilibre familiale et passer du temps avec les gens que j'aime . oui je suis prêt à baisser ma rémunération et mon temps de travail pour plus de temps libre et de bonheur simple.
Réponse de le 15/02/2013 à 17:06 :
voila un commentaire sensé ! On peut être patron, bien gagner sa vie (2 fois le smic suffise largement à bien vivre, je gagne mois que ça et je ne me plains pas du tout), ne pas être obnubilé par l'argent et préférer une vie familliale saine. Vraiment merci pour cette bouffée d'oxygène sur ce site où l'on est étouffé par l'égoisme des gens et leur cupidité.
Réponse de le 15/02/2013 à 18:18 :
vous faites partie des pauvres, des misereux et des clochrads, vu que normal 1er a decrete qu'un riche c'est 4000 et plus ( donc un clodo a la francaise, ca va jusqu'a 3999).... maintenant effectivement ca n'interesse plus personne de prendre des risques et de sacrifier sa vie familliale pour 0 revenu en plus ( apres impots)... ca dit au moins ou va ce pays ;-))))))
Réponse de le 15/02/2013 à 20:58 :
ça sent le fonctionnaire improductif qui se permet de donner des leçons aux autres.
a écrit le 15/02/2013 à 13:14 :
C'est évident que les patrons de PME ne veulent plus se développer et j'en fais parti.
Il suffit de se mettre dans la peau dans petit patron en France pour comprendre, des heures de travail, des taxes et impôts à n'en plus finir, toujours dans la suspicion d'une administration autiste, un dénigrement permanent et encore des taxes et impôts. Faudrait être fou pour en demander plus.....
Réponse de le 15/02/2013 à 14:47 :
Idem. Plus en avoir vu de plus ambitieux ou "grands" s'effondrer, en entraînant leurs salariés dans la chute. Je ne veux surtout pas risquer ça.
a écrit le 15/02/2013 à 13:13 :
J'ai ma société. Elle est en croissance et je m'arreterai à 49.
Je ne veux pas que l'on m'explique comment faire chez moi.
Réponse de le 15/02/2013 à 15:54 :
En fait vous savez tout, vous connaissez tout, vous seul savez comment faire, vous êtes le seul à être intelligent les autres étant des crétins, vous refusez l'apport de sang neuf, vous vous encroûtez, vous roupillez et pendant ce temps la concurrence vous lamine, vous avez peur des jeunes et des anciens salariés, vous seul avez de bonnes idées celles des autres étant nulles, votre CA baisse mais c'est la faute aux "autres" jamais la vôtre, tout le monde vous en veux, est contre vous, vous seul détenez la vérité et la connaissance, vous avez une trouille épouvantable des jeunes diplômés car ils en savent plus que vous et surtout parceque vous avez peur de perdre le pouvoir puisque vous ne savez pas ce qu'ils savent et vous ne voulez pas déléguer. En réalité vous êtes un petit commerçant bien français, un rentier-entrepreneurial qui n'a qu'une angoisse : que rien ne bouge autour de son entreprise car vous refusez de vous adapter et de vous remettre en cause, car vous êtes "LE PATRON", le Dieu sur 2 pattes qui a peur de tout le monde et souvent de lui. La France crève à cause de ce genre d'individus comme vous. De l'ambition, "bordel", de l'ambition!
Réponse de le 15/02/2013 à 16:54 :
Troll PS/PC ?!
Réponse de le 15/02/2013 à 17:02 :
@Tirelire : +1 surtout pour le fond. Car la forme...
Réponse de le 15/02/2013 à 17:21 :
J'aime quand je lis des affidés du PS tenter d'expliquer à un patron comment ils gèreraient beaucoup mieux sa boîte que lui :) Toujours un beau moment de rigolade.
Réponse de le 15/02/2013 à 18:19 :
troll !! ps-istes !!!!!!!!!!
Réponse de le 15/02/2013 à 22:22 :
J'aime voir des gochos comme tirelire donner des lecons. Ces mecs qui n'ont jamais rien fait de leur vie jamais rien cree... Tirelire vous est un looser, inclinez vous devant ceux qui creent au lieu de vous ridiculiser ainsi
a écrit le 15/02/2013 à 13:01 :
N'oublions pas aussi le peu d'incitation sur plan fiscal et réglementaire : tout patron français connait très bien l'existence des effets de seuil, particulièrement à partir de 50 salariés, où les ennuis commencent sérieusement : comité d'entreprise, syndicats, etc. Si on ajoute à cela qu'en cas de réussite, le plumage par le fisc sera énorme (par exemple sur les plus-values à la revente), pour un risque, des efforts et des ennuis tout de même considérables, beaucoup en concluent que cela ne vaut tout simplement pas le coup de se casser le c.. !

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