Social : France Active attend les 500 millions de la BPI

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Le réseau de financement France Active, qui soutient les créateurs d'entreprises en situation de précarité, compte doubler de volume d'ici à 2015. Il va s'appuyer sur les nouveaux financements de la Banque publique d'investissement et sur des mécanismes de garanties de prêts.

À l?heure où la Banque publique d?investissement s?apprête à introduire 500 millions d?euros dans les circuits de l'économie sociale et solidaire (ESS), les intermédiaires financiers labélisés ESS se mettent en ordre de marche. C?est le cas de l?association France Active, sorte de banque de détail de l?ESS, qui a permis de financer en 2013 plus de 5100 projets d?entrepreneurs en situation de précarité, et de créer ou de consolider 29 000 emplois. Son président et ancien ministre de l?Economie, Christian Sauter, espère que France Active pourra changer d?échelle et passer à "50 000 créations ou consolidations d?emplois en 2015, 2016 et 2017". L?objectif semble réaliste car "la BPI prévoit de s?appuyer sur des réseaux comme le nôtre pour irriguer l?ESS", indique Christian Sauter, "ce qui permettra à nos structures d?être mieux identifiées".

1000 créations d'entreprises par des jeunes

Ces nouveaux moyens, France Active les allouera en priorité aux jeunes désireux de créer leur entreprise et qui sont au chômage ou en situation de grande précarité. La structure espère ainsi soutenir 1000 créations d?entreprises par des jeunes de moins de 26 ans dans les 24 prochains mois. Pour cela, Christian Sauter compte notamment s?appuyer sur la "volonté de mécénat et de soutien de la part d?individus pour aider des jeunes à s?en sortir".
En 2012, France Active a mobilisé un montant total de 218 millions d?euros, principalement apporté par les collectivités territoriales, l?Etat, la Caisse des dépôts (CDC), le Fonds social européen (FSE), et plus marginalement par des partenaires privés.  La principale activité de France Active consiste à apporter aux porteurs de projets des garanties d?emprunts lorsqu?ils n?ont pas accès aux crédits bancaires. La structure de l'association qui permet de garantir auprès des banques les prêts des entreprises comptait ainsi 233 millions d?euros d?encours garanties à la fin 2012.

Un effet de levier de dix fois l'investissement public

Ce type de système a pour vertu de rendre plus efficient les investissements publics. Chez France Active, la garantie de prêts permet, pour 2 euros d?investissement des pouvoirs publics, de financer 20 euros. En outre, "pour 350 euros d?investissement de l?Etat, un emploi est créé", indique Christian Sauter. Le mécanisme de garantie a aussi été mis en avant par un rapport des Inspections générale des finances et des affaires sociales, pour qui "le système de garantie de prêts bancaires permet à France Active de faire accéder les Sociétés d?insertion par l?activité économique (SIAE) à des montants deux fois plus importants en moyenne que ceux qu?elle leur alloue en garantie". Le montant moyen des prêts obtenus par les SIAE grâce à l?outil de France Active s?élève ainsi à 43 000 euros "soit un montant supérieur à celui obtenu via les prêts solidaires" classiques, ajoute le rapport.
 

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a écrit le 26/04/2013 à 12:18 :
Si les projets étaient viables, ils trouveraient des financements par des voies classiques. France Active demande de subventionner à fonds perdus des projets non viables.
Réponse de le 26/04/2013 à 13:10 :
Onze: vous semblez mal connaitre les projets financés par ESS, les résultats sont nettement meilleurs : 80% de réussite à 3ans 5ans alors que par montage classique 60% de réussite à 3ans:5ans Et se ne sont pas des subventions mais des prêts sans intérêt, et souvent ces projets sont parrainés par des bénévoles( chefs d'entreprises, comptables,commerçants, etc.) qui prennent de leur temps gracieusement pour aider ces nouveaux créateurs.Alors Onze, un peu plus de respect pour cette forme de création, et renseignez-vous correctement avant d'écrire n'importe quoi.
Réponse de le 26/04/2013 à 17:55 :
Il existe de nombreuses entreprises en France qui survivent grâce à des soutiens. Je respecte les gens qui aident avec dévouement des entreprises de ce type, mais lorsqu'une entreprise bénéficie du soutien de bénévoles, reçoit des aides de nature "sociale" ou "écologique", dispose de prêts sans intérêt, etc.. elle n'est pas dans le monde économique réel. Une entreprise viable paye ses salariés au prix normal, se finance sur le marché financier, n'a pas besoin d'aides gouvernementales, fait des bénéfices et paye des impôts, car l'état en a bien besoin.
Réponse de le 27/04/2013 à 18:48 :
Monsieur ONZE, C'est bien la preuve que vous ne connaissez pas le monde de l'entreprise et tout particulièrement les structures de l'ESS qui règlent comme toute entreprise les cotisations sociales des salariés mais également une taxe sur les salaires. Par ailleurs, pour les entreprises d'insertion, elles participent comme toutes entreprises à l'essor de redressement des comptes public avec l'impot sur les sociétés. Je précise aussi les contrats aidés sont accordés par l'ETAT pour des personnes éloignées du monde travail. Aussi, les structures aident réellement les personnes à se réinsérer dans la vie et à leur donner un but dans leur vie mais aussi une reconnaissance de leur travail. Monsieur ONZE avant de porter un jugement que vous avez entièrement le droit d'avoir, vous devez impérativement vous renseigner sur le secteur. Je suis même certains que votre entourage des personnes ont pu retrouver un emploi un intérêt à leur vie grâce à l'ESS mais sans vous en percevoir. merci de votre compréhension. si besoin allez consulter le site internet de FRANCE ACTIVE, les 29000 emplois crées ou consolidés sont un preuve du bien fondé du dispositif mise en place depuis nombreuses années.
a écrit le 26/04/2013 à 8:13 :
Jeune jusqu'à 26 ans, mature de 27 à 50, senior de 50 à 65ans, personne agée de 66 à 80, le quatrième age au dela de 80. Il n'y a aucune raison économique que le droit d'entreprendre et les aides qui vont de pair soient conditionnés par l'age. Un dynamisme précaire est toujours bon à consolider.
Réponse de le 27/04/2013 à 18:50 :
Je précise que le chômage des jeunes de moins de 26 ans est supérieur à 25% en france alors la moyenne nationale est autour de 10%.

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