La "ville durable", l'offre qui fédère les entreprises françaises à l'export

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Selon Nicole Bricq, le marché de la ville durable représenteraient un chiffre d’affaires potentiel de 50 milliards d’euros en 2017 et de 100 milliards en 2022
Selon Nicole Bricq, le marché de la ville durable représenteraient un chiffre d’affaires potentiel de 50 milliards d’euros en 2017 et de 100 milliards en 2022 (Crédits : DR)
Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, a dévoilé les contours de la nouvelle offre intégrée proposée par les entreprises françaises pour construire ou moderniser les villes de demain. Regroupés dans deux consortia, une demi-douzaine d’entreprises a déjà répondu aux appels d’offre lancés par la kazakhe Astana et Santiago la Chilienne.

Nicole Bricq en a assez ! Assez de se faire répéter que les entreprises françaises sont incapables de se regrouper à l'export, contrairement à nos voisins et concurrents allemands et italiens.

Cette attitude de franc-tireur serait notamment à l'origine des déboires du made in France à l'export. Pour inciter les entreprises à " chasser en meute " ou " naviguer en escadre ", des expressions martelées en vain par ses prédécesseurs au ministère du Commerce extérieur, Nicole Bricq a décidé de prendre l'initiative dans le domaine de la ville durable, symbolisée par Vivapolis, la marque créée par Bercy sensée être la vitrine du savoir-faire tricolore dans ce secteur. Financés par des fonds d'études du ministère, deux consortiums d'entreprises présentant des offres intégrées de leur savoir-faire dans ce domaine ont été lancés. Le premier réunit Eiffage, Egis et GDF Suez. Le second regroupe Artélia et Véolia.

Un simulateur en 3D pour présenter l'offre française

Concrètement, répondant à un appel à projets lancé en juillet par la ministre, ces consortia devront réaliser un simulateur en 3D permettant la création d'une maquette virtuelle à l'échelle d'un quartier ou d'une ville. Celle-ci devra permettre de référencer le maximum d'entreprises françaises dans tous les segments de la ville durable et qui serve de vitrine du savoir-faire tricolore à l'international.

" Les lauréats mettront en place d'ici trois mois une plate-forme d'inscription, accessible sur www.vivapolis.fr, pour les entreprises françaises qui souhaiteraient intégrer leurs technologies au sein de ces simulateurs. Les quartiers qui seront étudiés en détail dans les simulateurs seront définis avec les collectivités concernées. Ils représentent une centaine d'hectares et une dizaine de milliers d'habitants. Ces quartiers correspondent à de réels projets portés par les autorités kazakhes et chiliennes et qui devraient voir le jour d'ici 2030 ", précise Bercy. Les projets devront être opérationnels début 2015.

"  Pour la 1ère fois, industriels, ingénieurs, architectes, grands groupes, entreprises de taille intermédiaire et PME, travailleront de manière coordonnée sur un projet d'aménagement urbain à l'international ", avance Nicole Bricq.

Un marché dont le potentiel est estimé à 100 milliards

Jouer collectif pourrait rapporter gros. Selon les calculs du ministère, les marchés liés au concept de ville durable représenteraient un chiffre d'affaires potentiel de 50 milliards d'euros en 2017 et de 100 milliards en 2022. " Au regard de l'excellence française dans le domaine de la mobilité, des services à la collectivité, des smart-grids, nos entreprises ont une belle carte à jouer ", explique Nicole Bricq qui s'est fixé pour objectif d'équilibrer la balance commerciale de produits manufacturés d'ici 2017.

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Commentaires
a écrit le 08/02/2014 à 8:12 :
IL Y A beaucoup d avenir dans la recherche en eco durables ,ca va dans le bon sens la France peux prendre les marches dans ce secteur qui va devenir tres rentables dans les annees a venir en terme de debouche et d emploies???
a écrit le 06/02/2014 à 19:01 :
faudrait déjà qu'elle apprenne l'anglais pour aller faire le super VRP dans le monde ! Aucune experience dans ces domaines ! c'est à un ancien "grand" du CAC 40 comme M.Beffa qu'il aurait fallu donner le job
a écrit le 05/02/2014 à 21:57 :
Encore un machin support pour "le businness des majors bien connu, encore un prétexte à bétonner grave - mais éco-durable - pour faire tourner ce qui est en train de nous tuer...
En tant qu'archi, j'avoue; je n'en peux plus de cette destroy qui rend nos lieux de vie éco-rond-pointo-durable HQE toussa, mais invivables au final (il nous coupe de nos liens avec l'élément nature) et hors de prix à gérer et entretenir..
Ruines toxiques au final?
a écrit le 05/02/2014 à 19:03 :
c'est du pipo socialiste ordinaire ...limite sociétal pour tous ...! Madame la ministre du commerce extérieur déficitaire , de combien de % a t'elle (pas les bras cassés) redressé la balance du commerce extérieur en 2013...?
a écrit le 05/02/2014 à 18:38 :
Parfait peut etre qu'un exemple bien de chez serait une vitrine interessant. Que pensez vous du Gp Paris comme terrain d'experimentation?

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