Tarifs et CICE au cœur d'un affrontement entre cliniques et ministère de la Santé

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Le gouvernement baisse les tarifs des cliniques... qui ripostent boycottant les infirmiers stagiaires
Le gouvernement baisse les tarifs des cliniques... qui ripostent boycottant les infirmiers stagiaires (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Le ministère de la Santé a décidé de baisser les tarifs cliniques de 0,24% en 2014. Ceux des hôpitaux vont rester stables après avoir baissé de 0,84% l'an dernier.

Elles ont déjà manifesté leur désapprobation en annonçant qu'elles fermeraient leurs portes aux infirmiers stagiaires. Les cliniques s'opposent à l'exécutif qui compte réduire les sommes qui leur sont versées par l'Assurance maladie. Ces tarifs cliniques doivent être réduits de 0,24% en 2014 (après une réduction 0,21% en 2013) tandis que ceux des hôpitaux (publics) seront stables. En 2013, ils avaient été réduits de 0,84%

Redressement des comptes publics

Les crédits supplémentaires affectés aux établissements de santé pour 2014 représentent 1,7 milliard d'euros, a fait valoir le ministère de la Santé. Pour justifier son choix, ce dernier évoque un "effort important dans le contexte des finances publiques que l'on connaît". Cette campagne tarifaire "s'inscrit dans le cadre du redressement des comptes publics", qui prévoit une économie de 577 millions d'euros en 2014 dans les hôpitaux, a rappelé le ministère.

Le CICE pour les cliniques

A noter: les cliniques bénéficient du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), ce qui n'est pas le cas des établissements publics. Cela leur permet une exonération de charges à hauteur de 140 millions. Pour compenser, l'Etat a choisi de baisser les tarifs cliniques. 

Possible action étudiante

Anticipant cette décision, certaines cliniques représentées par la  fédération de l'hospitalisation privée ont choisi de ne pas accueillir les étudiants infirmiers en stage à partir de samedi 1er février. En tout 7.000 étudiants seraient concernés selon le ministère qui précise que 90% d'entre eux ont déjà trouvé une solution. Cependant, la fédération des étudiants en soins infirmiers (Fnesi), reçue jeudi par Marisol Touraine, la ministre de la santé, doit décider samedi d'éventuelles actions à venir.

Pour aller plus loin: les hôpitaux privés tirent la sonnette d'alarme et entrent en résistance

 

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Commentaires
a écrit le 04/03/2014 à 17:04 :
comme dab on ne touche pas aux fonctionnaires qui ont pourtant un nombre record d'absenteisme ,,,,,,,,,,???????
a écrit le 28/02/2014 à 13:33 :
A propos du numerus clausus. Mon expérience avec la prostate. Prostate grosse = voie haute. Donc plus rapide pour le chirurgien, mais hospitalisation plus longue et arrêt de travail plus long. Où est l'économie ? (de base arrêt de travail de 4 semaines en voie haute au lieu de 3 semaines en voie basse, mais arrêt encore plus réduit avec un autre chirurgien)
Dans mon cas, l'intervention a été difficile à cause d'un polype. Le chirurgien a refermé la vessie et finalement fait l'intervention en voie basse, ce qui montre que l'intervention voie haute n'était que pour simplifier le travail du chirurgien. Le chirurgien a trop de travail, s'ils étaient plus nombreux...
Dans mon cas, l'anesthésie a été plus que mauvaise (anesthésiste insuffisamment formé ?) et le chirurgien n'a pas pu traiter en même temps le polype (debout sur la table, cris , agitation, c'est ce qu'a écrit le chirurgien tellement il était en colère). Le chirurgien n'a pas pu s'occuper de la vessie. En plus polype + ballonnet de la sonde = uretère bouché. Est-ce qu'il y a des dommages au rein ?
Nouvelle intervention, resection vessie en endoscopie, arrêt 10 jours après l'intervention (autre anesthésiste "senior", chirurgien remplacé [malade]).
Donc si le chirurgien avait été plus disponible (pb du numerus clausus), hospitalisation 3 jours, arrêt de travail 10 jours.
Au lieu de cela, hospitalisation 9 jours + 3 jours - arrêt de travail 2 mois 1/2. Où sont les économies ?
On ne parle pas des souffrances et d'un risque de dommage à un rein.
Certes mon cas personnel ne vaut pas des statistiques globales, mais ... , sujet de réflexion.

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