"Avertissement", "condamnation", "bipolarisation": la montée du FN au cœur des réactions

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Les uns appellent au "Front républicain". Les autres refusent une telle formule... Tous tirent les leçon du premier tour des élections municipales dimanche. Voici un tour d'horizon des principales réactions politiques à gauche comme à droite du scrutin du 23 mars.
Le Premier ministre appelle clairement à faire barrage au Front national dans toutes les villes où le parti dirigé par Marine Le Pen se qualifie pour le second tour, soit dans près de 114 communes de plus de 30.000 habitants selon un décompte provisoire. Lors d'une allocution dimanche soir, le chef du gouvernement a déclaré:
Martine Aubry sur BFMTV revendique près de 35% des voix dans sa ville de Lille. Sur BFMTV, l'ancienne ministre a tiré les leçons de ce vote, non sans égratigner au passage le gouvernement:
Précisant que "la crise est là depuis 2008 et on n'en sort pas très vite", elle ajoute:
Le maire PS de Dijon, volontiers critique à l'égard du gouvernement tire les leçons du camouflet, selon des propos rapportés par l'AFP et le Parisien:
La ministre écologiste du Logement Cécile Duflot juge qu'une "forme de déception s'est exprimée" à travers le taux d'abstention. "Il ne faut pas mettre la tête dans le sable" et il "faut être lucide", a-t-elle ajouté sur TF1.
La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, a elle aussi appelé à barrer la route au FN.
François Bayrou, président du MoDem, arrivé en tête à Pau avec 41,85% des voix, s'est montré très ému.
A droite, l'UMP se refuse à formuler un appel clair au "Front républicain". Les commentaires se sont plutôt attachés à critiquer le bilan de la majorité.
L'ancien Premier ministre réélu à Bordeaux a réagit... à la réaction de Jean-Marc Ayrault:
Lors d'une allocution télévisée le maire UMP de Marseille s'est réjouit de la position de son opposant PS, troisième après le frontiste Stéphane Ravier:
Enfin, première concernée, Marine Le Pen de son côté a salué la victoire de son parti dont elle fait le signe d'un renversement de l'échiquier politique en France:
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Steeve Briois, élu dès le premier tour avec 50,26% des voix à Hénin-Beaumont est allé bien plus loin. Les électeurs "ont pu enfin mettre un terme à un système mafieux, le système socialiste" a-t-il lancé. Le camp du maire sortant divers gauche Eugène Binaisse a l'intention de déposer un recours dans les prochains jours pour contester ce score qui se jouerait "à 30 voix près".
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