Vote de confiance : sur qui pourra compter Manuel Valls ?

 |   |  452  mots
Certaines grandes figures de l'aile gauche du PS, comme Henri Emmanuelli, menacent de s'abstenir si le Parlement n'est pas appelé à se prononcer sur le pacte de responsabilité.
Certaines grandes figures de l'aile gauche du PS, comme Henri Emmanuelli, menacent de s'abstenir si le Parlement n'est pas appelé à se prononcer sur le pacte de responsabilité. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le Front de gauche et les écologistes ne se sont pas encore décidés. Certains socialistes restent partagés. Néanmoins, il est très improbable que le nouveau gouvernement Valls n'obtienne pas la majorité.

Pour le vote de confiance mardi, Manuel Valls devra composer avec l'opposition éventuelle du Front de gauche et l'abstention possible des écologistes. Mais cela ne devrait pas l'empêcher d'obtenir la majorité, à moins d'une rébellion d'au minimum 50 députés PS.

Le Front de gauche et les écologistes encore indécis

A droite, sans surprise, l'UMP (199 députés) et l'UDI (29 députés en l'absence de Jean-Louis Borloo) voteront contre la confiance. Des exceptions sont toujours possibles: l'UMP Frédéric Lefebvre a ainsi indiqué qu'il n'avait pas encore décidé de son vote.

A gauche, les dix députés du Front de gauche décideront mardi matin s'ils voteront également contre, comme le préconise leur chef de file André Chassaigne, ou s'ils s'abstiendront. Idem pour les 17 députés écologistes qui ne se prononceront pas avant mardi matin.

>> Pacte de responsabilité, économies... Manuel Valls passe son grand oral

Manuel Valls comptera donc avant tout sur le vote des députés socialistes (291 dans l'hémicycle) et des radicaux de gauche (17) pour avoir une majorité nette.

Une mutinerie socialiste peu probable

Pour autant, pas trop d'inquiétudes en vue. Si une centaine de députés socialistes ont signé un texte exigeant "un contrat de majorité" avec Manuel Valls, nombre d'entre eux ont déjà indiqué que, malgré tout, ils voteraient la confiance. L'incertitude porte seulement sur quelques figures de l'aile gauche du PS, comme Henri Emmanuelli qui menace de s'abstenir si le Parlement n'est pas appelé à se prononcer spécifiquement sur le pacte de responsabilité.

Mais il faudrait l'abstention d'au moins 50 à 60 députés socialistes, un nombre peu probable, pour que le gouvernement n'obtienne pas la confiance.

Pour rappel, Michel Rocard (en 1988), Édith Cresson (en 1991) et Pierre Bérégovoy (en 1992), qui ne disposaient pas d'une majorité absolue à l'Assemblée, avaient eux préféré renoncé à poser la "question de confiance", procédure prévue par l'article 49.1 de la Constitution mais qui n'est pas obligatoire pour un nouveau gouvernement.

Un atout : aucun député socialiste n'est devenu ministre

Le 3 juillet 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait obtenu une majorité de 302 voix contre 225, sachant que les écologistes avaient voté pour et que le Front de gauche s'était abstenu. Vingt-sept députés socialistes n'avaient, par ailleurs, pas pu prendre part au vote car la plupart étaient devenus membres du gouvernement, et ne disposaient ainsi plus de droit de vote en attendant que leurs suppléants prennent leurs fonctions.

Cette fois-ci tous les socialistes devraient pouvoir prendre part au vote car aucun député n'est devenu ministre à la faveur du remaniement. Bref, si le vote ne sera probablement pas une consécration, son suspense est faible.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/04/2014 à 17:08 :
Les ecolos sont comme les pasteques, vert a l'exterieur, rouge a l'interieur.
a écrit le 08/04/2014 à 14:33 :
Il veut le pouvoir et le peuple a ses pieds il est pire que sarko des colères doivent être effrayantes il le porte sur lui les français ne voterons pas pour lui en 2017 .
a écrit le 08/04/2014 à 10:49 :
L’on fait tout un plat autour des « écolos » : viendront-ils ou pas approuveront ils ou pas le gouvernement, etc. L’écologie n’est pas un dogme car tout le monde doit être « écologiste » de l’homme ou la femme de la rue jusqu’au sommet de l’état. Cet engagement pour la défense de la nature et de l’environnement doit concerner chaque citoyen et le moindre de ses gestes. A-t-on vraiment besoin d’un parti pour promouvoir cela ? Depuis que l’on a créé les partis écolos l’on ne voit à leur tête que des « idéologues socialo-marxistes » : ce n’est pas la « multiplication des pains » mais la multiplication des partis de gauche pour promouvoir une idéologie commune avec des « sensibilités » diverses mais le fond reste le même. Chaque gouvernement dans le monde doit avoir un ministre (et non un idéologue) pour la défense de la nature et l’environnement. Enfin l’écologie ne peut être ni de gauche ni de droite.
a écrit le 08/04/2014 à 9:57 :
Moins stupide que juppé ils veulent pas risquer de perdre leurs places...
a écrit le 08/04/2014 à 9:45 :
Il finira comme son modèle de stupidité de la communication, des bavardages et des esbrouffes
a écrit le 08/04/2014 à 9:30 :
jugeons les vert apres le vote seulement
a écrit le 08/04/2014 à 8:42 :
qui pourrait encore faire confiance aux pieds nickelés hormis bien sûr d'autres pieds nickelés .?,
Réponse de le 08/04/2014 à 9:38 :
leur comportement hypocrite d assoiffé sera sanctionner tot ou tard
a écrit le 07/04/2014 à 21:06 :
Tous ces gauchos ont bien trop peur de perdre leurs places .....ils resteront le doigt sur la couture du pantalons et chanterons tous en cœur : merci patron !!!
a écrit le 07/04/2014 à 21:01 :
Pas sur l'extrême gauche, pas sur les écologistes, sa vas pas être simple d'avoir la majorité , donc le temps de grande réforme et terminer , la France aura encore perdu 5 ans, merci au socialiste, il faut dire que tous vas bien, pauvre de nous.....
a écrit le 07/04/2014 à 20:17 :
Il pourra compter sur les associations communautaire de l'état auquel Il est éternellement lié (et qui n'est pas la Catalogne ni la France bien entendu)...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :