L'Espagne va s'enfoncer davantage dans la récession

 |   |  318  mots
Touchée de plein fouet par la crise, l'économie espagnole n'a pas fini de s'effondrer. Dans son bulletin mensuel, la Banque d'Espagne prévoit une récession de deux ans, ainsi qu'un taux de chômage de près de 20% en 2010.

La dégringolade se poursuit pour l'économie espagnole. D'après les prévisions mensuelles de la Banque d'Espagne, l'économie ibérique va connaître "un approfondissement de la récession en 2009, avec une baisse d'activité de 3%". Si l'institution envisage "un début de récupération" à la fin 2010, la croissance sera néanmoins toujours négative, en baisse de 1%.

Quant au taux de chômage - qui s'élève déjà à plus de 15% selon Eurostat, soit le plus élevé d'Europe - il pourrait grimper jusqu'à 17,1% en 2009, et atteindre pas moins de 19,4% courant 2010. Si un tel scénario se vérifie, le taux de chômage espagnol sera alors deux fois plus élevé que la moyenne de la zone euro. Lequel se montera à 9,9%, d'après les prévisions de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

La Banque d'Espagne prévoit aussi un creusement sensible des déficits publics, qui atteindront jusqu'à 8,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2010. Sachant que la limite du pacte de stabilité européen est fixé à 3%.

A ces mauvais chiffres, il faut ajouter ceux de l'Institut national de la statistique (Ine), qui a annoncé, ce vendredi, une nouvelle chute de 22% de la production industrielle.

Du côté du gouvernement, l'heure n'est guère à l'optimisme. Ainsi, Pedro Solbes, ministre de l'Economie, a concédé que les calculs de la Banque d'Espagne "pourraient être justes". Même constat pour Maria Teresa Fernandez de la Vega, vice-présidente du gouvernement. "Nous sommes au pire moment de la crise", a-t-elle déploré, espérant un début de reprise mi-2010.

Considérée comme l'un des moteurs de la zone euro ces dernières années, avec une croissance encore de 3,7% en 2008, l'Espagne est entrée en récession à la fin de l'année dernière, touchée conjointement par la crise financière et l'éclatement de sa bulle immobilière.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est normal c'est un gouvernement socialiste comme le PS français ils n'ont rien de mieux a proposer sinon des activités anarchistes !!!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le Portugal, l'Italie et la Grèce vont certainement connaîte un sort identique; quant à la France, elle subira
aussi une hausse du chômage et une baisse importante du
PIB qui devrait seulement être moins pire qu'en Espagne-
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pop n?a pas totalement tort. Ce pays étalait sa réussite obtenue à grand coup de transferts de fonds européens (nos impôts et sommes qui nous font défaut à présent), sa morgue était sans borne. Qu?ont-ils fait de notre pognon si ce n?est, à priori, de le dilapider par une mauvaise utilisation. La moindre des choses est que lorsqu?on donne des sous on s?assure de la bonne utilisation faite par le bénéficiaire et de l?intérêt mutuel du donneur et du receveur. Mais au diable l?avarice, l?Europe semble bien généreuse ou peut-être bien naïve ou pire encore pas bien administrée, elle fera front à l?adversité et elle recommencera avec « volontarisme ». Préparez votre porte monnaie.
L?Irlande c?est pas mieux. En fait la construction européenne ne serait-elle pas du PONZI « économico-géographique » Elargissement sans fin par de la dette.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :