Paris et Pékin souhaitent coopérer sur les changes

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Au premier jour de la visite d'Etat du président Nicolas Sarkozy en Chine, Paris et Pékin ont décidé ce mercredi d'ouvrir "une nouvelle page" dans leurs relations, après des mois de brouille autour de la question du Tibet, notamment en coopérant sur les changes.

La Chine et la France ont promis de coopérer à la mise sur pied d'un nouveau système monétaire international, que Nicolas Sarkozy veut mettre à l'ordre du jour du sommet du G20 qu'il présidera en 2011. La refonte du système financier international, pour laquelle milite la France, doit mettre l'accent sur le renforcement de la régulation des marchés, la réforme des institutions financières et celle du système monétaire international, a déclaré le président chinois, Hu Jintao, à l'issue d'un entretien avec son homologue français. "La Chine soutient la France dans l'organisation du sommet du G20 de l'année prochaine", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, qui a souvent accusé la Chine de "dumping monétaire" par le biais du yuan, selon lui artificiellement maintenu à des niveaux bas, a pour sa part laissé de côté ces accusations. "La conviction de la France est qu'il est parfaitement improductif de s'accuser les uns les autres et qu'il est beaucoup plus intelligent de préparer les évolutions nécessaires de l'ordre monétaire du XXIe siècle", a-t-il insisté auprès de la presse.

"Nous allons donc réfléchir, travailler ensemble sur cette question comme sur la question essentielle de la régulation du prix des matières premières", a-t-il ajouté.

Nicolas et Carla Sarkozy sont arrivés mercredi matin en Chine pour une visite d'Etat de trois jours au cours de laquelle le président français doit combiner tourisme et diplomatie au service de la réconciliation franco-chinoise.

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