Coface voit une montée des risques économiques et politiques

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Pour l'assureur-crédit Coface, la crise des dettes souveraines dans la zone euro, considérée comme présentant un risque systémique, et la détérioration de la conjoncture ont dégradé la solidité financière des sociétés européennes.

Coface annonce, dans un communiqué publié ce lundi, avoir abaissé d'un cran l'évalution du risque pays de l'Italie et de l'Espagne. L'assureur-crédit indique avoir enregistré une hausse de quelque 50% des incidents de paiement des entreprises italiennes et espagnoles depuis le début de l'an dernier.  Il constate "une nette rupture du comportement de paiement des entreprises depuis le second semestre 2011 qui a vu une nette remontée des impayés", dans l'ensemble de l'Europe.

Dans le monde, 2011 enregistre une progression de 19% des incidents de paiement dans le monde et de 28% dans la zone euro. Selon la Coface, "cette dégradation de la solidité moyenne des entreprises prouve que la crise prend un nouveau virage et atteint une dimension systémique globale avec l'entrée en crise de l'Italie". 

Quant à l'Europe de l'Est, elle pourrait souffrir encore davantage de la contraction de la demande et du flux de financement de la zone euro. Car "en raison de leur exposition aux dettes souveraines de la zone euro, les banques ouest-européennes se verront obligées de réduire le soutien à leurs filiales, ce qui affectera l'octroi de crédits aux entreprises", avance l'assureur-crédit. les évaluations de la République tchèque, de la Slovénie et de la Slovaquie sont mises sous surveillance négative ; la Hongrie et la Croatie sont déclassées d'un cran.

Enfin, conséquence attendue du printemps arabe, les pays émergents du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient présentent un risque politique pour les entreprises. 

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Commentaires
a écrit le 17/01/2012 à 12:49 :
A la différence des agences de notation, COFACE est un assureur crédit: il rembourse quant il se trompe! COFACE ( du groupe BPCE) n'est donc ni un rétroviseur, ni un commentateur. Et si ils constatent une croissance des impayés de 19 % dans le monde (!) ce n'est pas bon signe.
Au lieu de critiquer tout et n'importe quoi, certains feraient mieux de s'interroger quant aux tricheries généralisées d' états et entreprises qui freinent la croissance mondiale
a écrit le 16/01/2012 à 18:03 :
En tant qu'assureur, il est presque obligatoire que la Coface voit du risque. Car cela lui rapporte. Vous dire les affaires juteuses qu'elle va bientôt se faire...
a écrit le 16/01/2012 à 14:53 :
La Coface a toujours vu (comme les agences de notations ) l'économie dans un rétroviseur.Elle nous parle ici de l'entrée en crise de l'Italie au momment ou les mesures prise par Monti sont "appréciées" par les marché et l'Allemagne. En clair la Coface ne nous assurait plus quand il y avait une lueur d'espoir et récoproquement.

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