Etats-Unis : 85 milliards de dollars de coupes budgétaires, la rigueur c'est maintenant

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Faute d'accord sur une réduction des dépenses publiques, le budget fédéral des Etats-Unis va faire l'objet de coupes budgétaires pour un montant de 85 milliards d'euros dès aujourd'hui. Si la situation perdurait, cela pourrait coûter environ 0,5 point de croissance à la première économie mondiale.

Dans le bras de fer qui oppose républicains et démocrates américains depuis des semaines, le Grand Old Party (GOP) tient pour le moment une longueur d'avance. Ce vendredi s'enclenchent des coupes budgétaires automatiques pour un montant de 85 milliards de dollars faute d'accord sur des réductions des dépenses publiques. Alors que ce dispositif mis en place par Barack Obama à la mi-2011 était censé inciter les deux camps à s'entendre devant l'imminence de coupes budgétaires douloureuses. Pari perdu pour le président des Etats-Unis.  

Une situation politique bloquée

Le résultat d'une énième crise née de l'incapacité des deux camps à s'entendre sur un rééquilibrage des comptes publics et d'une élection en novembre dernier qui, tout en donnant à Barack Obama la victoire, n'a pas réussi à véritablement départager les deux camps. De fait, les républicains disposent de la majorité à la Chambre des représentants et d'une minorité de blocage au Sénat, et profitent pleinement de leur pouvoir d'opposition. Le président de la première économie mondiale accepte le principe de coupes dans les dépenses, mais exige aussi que les plus riches paient davantage d'impôts. Les républicains, qui refusent, soulignent avoir déjà consenti à de telles hausses lors d'un précédent marchandage en janvier. Aujourd'hui, plus personne ne veut céder.

85 milliards de coupes en attendant pire...

Concrètement, la rigueur va signifier une amputation des dépenses de l'Etat fédéral de 85 milliards de dollars sur les sept derniers mois de l'année budgétaire, 8% pour la défense et 5% pour les autres postes. A la clé: des mises au chômage partiel de fonctionnaires et de dérèglements des services publics. Ces mesures ne devraient toutefois pas se faire ressentir brutalement pour la plupart des Américains. En revanche, si elles s'installent dans la durée, elles pourraient coûter 0,5 point de croissance au pays et affecter l'économie mondiale, a prévenu le FMI. 

Cette crise devrait bientôt s'additionner à une autre, encore plus lourde de menaces: le financement de l'Etat fédéral pour les cinq derniers mois de l'exercice 2013, qui devra faire l'objet d'un vote au Congrès avant le 27 mars, faute de quoi des services publics fermeront purement et simplement. Vendredi matin, Barack Obama effectuera une première rencontre avec les chefs de fil de chaque parti au Congrès afin d'évoquer le sujet.

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Commentaires
a écrit le 05/03/2013 à 19:41 :
Même si la France s'en sort "presque mieux que les autres Pays d'Europe" ( c'est un membre du PS qui le dit) il n'en reste pas moins que la situation n'est pas ? loin de là ? la meilleure du monde Si les EU commencent à sortir de la situation qu'ils ont connue , ce n'est pas seulement grâce au "gaz de schiste " mais surtout au fonctionnement de la "planche à billets" en toute légalité ,grâce aux accords dits de BRETTON WOODS (signés en 1945 )
a écrit le 02/03/2013 à 13:04 :
Le gouvernement sollicite le budget qui va utiliser dans le gouvernement pas au public. Les Républicains ont raison de couper le budget 85 milliards. Si non, ça va faire grimper encore des dettes.
a écrit le 02/03/2013 à 11:30 :
85 milliards d'euros ou 85 milliards de dollars ?
a écrit le 02/03/2013 à 9:56 :
La réduction de la dépense publique, formidable, ils l'ont fait !! Et ça va fonctionner. C'est tous les bureaucrates qui râlent, leur monde d'exploitation de la nation et d'asservissement fiscal du citoyen s'effondre. Et c'est tant mieux. Tout comme pour un organisme humain, une bonne cure d'amaigrissement de la fonction publique et, après, elle fonctionne beaucoup mieux.
a écrit le 01/03/2013 à 10:40 :
Ce qui est amusant, c'est que c'est la même somme qui est déversée dans les banques chaque mois par la FED. Si la FED augmente d'un douzième son déversement, le résultat sera identique pour le PIB.
a écrit le 01/03/2013 à 10:36 :
Il n'y a pas de problème: ils trouveront un accord à un moment ou un autre : En effet il serait préjudiciable pour les USA que le monde entier se rende enfin compte que les USA vivent sur leur dos grâce au dollar et encore plus actuellement puisque la FED imprime pour 85 milliards de fausse monnaie tous les mois (QE3).
a écrit le 01/03/2013 à 10:10 :
Les US passe à la deuxième phase : après avoir très modérément augmenté les impôts en octobre, en supprimant quelques rabais fiscaux accordés par son prédécesseur pour 2% du PIB, il s'agit de diminuer les dépenses publiques de 85 milliards soit 0,5% du PIB. Cela ressemble au programme de FH sauf que le budget fédéral ne représente que 23% du PIB et que la potion est alors beaucoup moins amère.
a écrit le 01/03/2013 à 9:41 :
" A la clé: des mises au chômage partiel de fonctionnaires et de dérèglements des services publics." notre gouvernement de pacotille devrait prendre exemple c'est-à-dire ramener l'état français à des fonctions régaliennes..
a écrit le 01/03/2013 à 9:20 :
0.5 point de croissance, acheté avec X% du PIB en dette supplémentaire (X>>0.5), ce n'est pas de la croissance, juste du déficit!!
a écrit le 01/03/2013 à 9:09 :
Et si on appliquait le même système de coupes budgétaires systematique au gouvernement socialiste actuel! On arriverait peut être à réduire ce mille feuilles typiquement hexagonal qui nous coûte si cher. On peut toujours rêver !!!!!

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