Vers un contre-choc pétrolier ?

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L'extraction du pétrole de schiste américain croît beaucoup plus vite que prévu, estime l'Agence internationale de l'Energie. De quoi bouleverser les équilibres mondiaux, et faire baisser les cours, rapidement

Le pétrole non conventionnel, extrait de la roche grâce aux techniques de fracturation hydraulique ?à l?instar du gaz de schiste- avait jusqu?à maintenant un rôle marginal dans la production pétrolière mondiale. Aux Etats-Unis, zone principale d?extraction jusqu?à maintenant, on en produisait 110 000 barils par jour en 2001, et 550.000 barils en 2011. Des prévisions à très long terme faisaient état d?une contribution plus élevée, puisque de 3 à 4 millions de barils/jour étaient attendus à l?horizon 2035.

Forte production américaine
Or, ce niveau de production sera atteint bien plus tôt qu?annoncé: demain, ou presque, estime l?Agence internationale de l?énergie, dans un rapport publié ce mardi. La production américaine va augmenter de 3,9 millions barils/jour d?ici 2018, estiment les experts. Elle dépassera donc dans cinq ans le niveau encore attendu, voilà quelques semaines, pour 2035. Cette production non-conventionnelle contribuera à elle seule, pour moitié, à la croissance de l?offre mondiale d?or noir hors Opep. « L?Amérique du Nord provoque actuellement un choc d?offre qui a des répercussions à travers le monde entier » affirme Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l?AIE.

Un bouleversement des équilibres géo-politiques
Cette croissance aurait lieu pour essentiel hors des pays de l?Opep, ce qui va bouleverser les équilibres géo-politiques. Grâce à une production intérieure croissante, les importations américaines de pétrole diminueront sensiblement (de 1% par an en provenance de l?Opep). En 2018, les Etats-Unis n?importeraient plus que de 1,7 million de barils/jour en provenance du Proche Orient, soit 37% de moins qu?aujourd?hui.
L?Agence internationale de l?énergie souligne que le pétrole non conventionnel pourrait se développer rapidement dans d?autres pays, en Amérique latine, Russie, ou Chine, où des possibilités existent.

Une forte baisse des prix?

De quoi changer l?équilibre mondial du marché. A l?horizon 2018, la demande de pétrole atteindrait 96,7 millions de barils/jour ?compte tenu des projections de croissance économique, prudentes, du FMI-, tandis que l?offre atteindrait globalement 103 millions de barils. L?AIE ne se prononce pas sur l?évolution des prix. Mais une étude récente de PwC estimait que le prix du pétrole pourrait baisser de près de 40% d?ici 2035. La baisse a de bonnes chances d?être encore plus violente, et en tous cas plus rapide, compte tenu d?une montée en puissance exceptionnelle de la production non conventionnelle. Un véritable contre choc pétrolier ?
Si le pétrole Brent passait d?une centaine de dollars le baril aujourd?hui à une cinquantaine de dollars dans quelques années, les effets économiques seraient de fait considérables. Le hic, c?est que si les prix chutent trop vite, ils tomberont sous les coûts de production du pétrole de schiste. Or, à l?inverse des champs pétrolifères traditionnels, l?extraction non conventionnelle peut être stoppée du jour au lendemain.
Bien sûr, les techniques évoluent rapidement, autorisant une diminution des coûts. Mais on ne retrouvera pas de sitôt le pétrole à 20 dollars le baril.

 

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Commentaires
a écrit le 17/03/2015 à 11:44 :
lool
a écrit le 17/03/2015 à 11:44 :
lool
a écrit le 21/06/2013 à 0:13 :
Si c'est vrai et que l'on va vers une production intensive du pétrole de schiste, il y aura une très forte répercussion sur les pays arabo-musulmans, ils vont perdre leur quasi monopole sur l'énergie fossile. Les équilibres financiers actuels vont vaciller et les pétro-dollars vont changer de main avec le possible auto approvisionnement des occidentaux. depuis 1973 les pays du golf nous tiennent par les cou*****s, 60 ans qu'ils nous imposent leur flux migratoire, poussière tu retourneras à la poussière, ou du moins au sable tu retourneras au sable.
a écrit le 30/05/2013 à 23:35 :
Il faut savoir en 1976 un faux choc pétrolier il ne devait plus avoir de réserve de pétrlole dans 30ans les 30ans sont apssés et il y a toujours du pétrole alors ?? qu'on m'explique ce mystère!
Réponse de le 07/06/2013 à 15:07 :
Comme les prix ont augmenté, on a commencé à extraire du pétrole dans des conditions devenues rentables par l'augmentation des prix, mais qui ne l'étaient pas en 1973. Néanmoins là on est vraiment en train de piocher dans les réserves les plus difficile d'accès, une fois qu'elles seront épuisées, ca le sera définitivement.
a écrit le 28/05/2013 à 21:32 :
Que vont devenir nos grands financiers du pétrole arabe devrons-nous aussi accueillir les Qataris en plus de nos fans Maghrébins ? Les pauvres on va pleurer de joie ! On va perdre les gros salaires et mimolette ne pourra pas leur piquer les 75 % prévus bref on n?est pas dans la course puisque les verts ne veulent pas qu'on exploite nos puits de gaz ! Pauvre France ! « JGDL »
Réponse de le 04/06/2013 à 15:01 :
On ne pique rien aux gros salaires, on ne fait que reprendre une partie de ce qu'ils ont accaparé.
Réponse de le 21/06/2013 à 12:08 :
+1 !
a écrit le 23/05/2013 à 22:14 :
Oublié le réchauffement climatique. et pourtant il est bien là. Cette débauche de gaz de schiste nous promet plutôt un désastre ....
a écrit le 22/05/2013 à 18:52 :
Votre article est parfaitement bien rédigé, il mérite la palme d'or
a écrit le 22/05/2013 à 18:19 :
N'importe quoi cet article ! Bravo La tribune !
Alors que la réalité est que les prix d'extraction du gz de schiste augmente énormément à cause des législations qui se dressent contre la pollution énorme de ces techniques...
a écrit le 16/05/2013 à 22:53 :
Quant on sait que les cours actuels du WTI ne reflètent en rien la réalité de l'offre/demande, mais celle des injections massives de la FED, pur qui le WTI est devenu un pis aller quand les marchés sont en manque de réactivité dans le bon sens, toutes ces considérations sont inopportunes. Les prix du pétrole resteront élevés tant que la bulle de liquidités n'aura pas été résorbée, ou que WS, la FED et le Trésor ne se seront pas mis d'accord pour un actif de substitution.
a écrit le 16/05/2013 à 21:42 :
Les écolos vont pas être contents...
a écrit le 16/05/2013 à 9:07 :
Il faut se garder de penser que les trends instantanés se prolongent sans fins....les arbres ne poussent pas jusqu'au ciel!
Il suffita que soit maitrisé "industriellement" le processus thermo-nucléaire pour qu'une nouvelle énergie sans rejets ni déchets radioactifs produisent de l'électricité sans les polutions ni des énergies fossiles ni des énergies alternatives dont les polutions visuelles ou sonores sont évidentes. Est ce pour 2035...2050...? Certains l'attendaient pour l'an 2000. Quelques "pourcent" de consommation en moins suffisent à faire chuter massivement les prix!
PJEO
Réponse de le 04/06/2013 à 17:54 :
Et comment pourrait-on produire de l'électricité nucléaire sans déchets radio-actifs?
Réponse de le 05/06/2013 à 18:03 :
il suffit de regarder l'équation de la réaction de fusion de l'hydrogène pour constater qu'il n'y a pas de déchet produit. Mais ce n'est pas pour demain...
a écrit le 15/05/2013 à 15:27 :
Il n'est pas évident que lon puisse constater le ridicule hystérique du titre de cet article dans quelques années, au train où vont les choses ...
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/
Mais pourquoi accepter sans broncher que l'AIE devienne une officine de propagande de l'industrie pétrolière US et de ses besoins d'investissements ?
A lire de Robert Ayres (prof INSEAD) sur Forbes :
http://www.forbes.com/sites/insead/2013/05/08/shale-oil-and-gas-the-contrarian-view/
a écrit le 15/05/2013 à 14:16 :
La voiture consomme seulement 34% du pétrole dans le monde. (En France, la voiture consomme environ 28% du pétrole utilisé soit environ 500 000 barils par pour 1,7 million de barils par jour au total). Dans le monde, la voiture consomme environ 30 millions de barils pour 90 millions de barils par jour au total. Le reste (soit environ 60 millions de barils par jour) c'est en autre le chauffage, les plastiques et le transport des marchandises sur lesquels on peut faire de très grosses économies en utilisant des technologies qui sont connues depuis des décennies (Isolation, transport fluvial, fret ferroviaire, navires assistés de voiles, autobus au biogaz, chaudières biomasses...). Si la consommation de pétrole dans le monde pouvait retomber à moins de 60 millions de barils par, alors là, les prix du pétrole devraient fortement chuter. Cette baisse des prix devant permettre de compenser le coût des économies d'énergie.
a écrit le 15/05/2013 à 13:57 :
Si le prix du pétrole baisse, l'OPEP a de la marge pour réduire sa production et ainsi bloquer la baisse. DE plus, comme dit partout, les coûts d'exploitation ayant fortement augmenté, les compagnies auront vite fait de fermer des puits. Et de plus (encore) les pays émergents vont consommer de plus en plus. En conclusion, je crois que la baisse si elle se produit, ne sera que temporaire. Comme il y a 4 ou 5 ans.
a écrit le 15/05/2013 à 13:39 :
Quand on gratte le fonds du pot de confiture il y en a plus pour très longtemps.
Réponse de le 17/05/2013 à 1:17 :
...et en général c'est avec gourmandise qu'on essaye de l'épuiser. Très drôle votre image et si pertinente
a écrit le 15/05/2013 à 12:55 :
Un baril à 70$ celà serait super pour un coût au litre de 0.80?/l : vive le pétrole de gaz de schiste americain; vive le gaz de schiste europeen !! Que l'on si lance pour y faire de scrées economies, un éldorado et de nouvelles ressources énergétiques pour 2015, pour 2020 ou pour 2030 : faut s'y mettre au lieu de faire de "boites à outils qui ne servent à rien en economie" :vive le pétrole de schiste, le schiste houilleux et et vive le nucléaire !! Hollande au boulot et au turbin !!!
Réponse de le 15/05/2013 à 14:34 :
Environ 1,32 euro le litre pour un baril à $70. Avec $80 le baril, une marge brute de raffinage de 2,25 dollars le baril et avec un euro à 1,3 dollar, le prix de l'essence tombe à 1,38 euro le litre selon le simulateur de Céline Antonin du Bulletin de l'Industrie Pétrolière. (http://www.sodimo.fr/prix_essence/fixation_prix_essence.swf) Sachant le prix de l'essence perd environ 6 cents pour une baisse de 10 dollars pour le baril, on peut extrapoler un prix de l'essence à 1,32 euro le litre.
a écrit le 15/05/2013 à 12:40 :
avec un baril à 60 us$ on sera obligés de rachéter au Qatar les hotels,les printempps,PSG,
les airbus,les mirages,etc.etc.triste scénario.A réflichir.Le monde industrialisé tourne bien
au mal avec un prix de 100 us $.Plus bas ça sera la catastrophe.Nos exportations seront
les 1.ère à etre pénalisées par faute d'acheteurs (arabes et autres)
a écrit le 15/05/2013 à 11:44 :
« Lex prix du pétrole devraient baisser de 40% d?ici 2035 », ce qui aménerait le prix à env. 60 $/baril. Dans ce cas les extractions à partir du pétrole de schiste, des sables bitumineux, des puits offshore ne seront plus rentables et quid de ces extractions ?
a écrit le 15/05/2013 à 11:00 :
Chavez doit se retourner dans sa tombe ... et les membres de l'OPEP mal dormir !
Réponse de le 15/05/2013 à 11:53 :
Chavez n'a aucune raison de se retourner dans sa tombe ni l'OPEP de mal dormir.
Au lieu de gober le copier-coller des agences de presse AFP et Reuters (plus qu'abondemment utilisé par les médias le tout sans aucune remise en cause ni en question), allez donc vous renseigner sur divers sites indépendants tel "The Oil Drum":
1/ Le coût réel d'extraction.
2/ Le rendement nominal des exploitations.
3/ Le taux d'épuisement après un an d'exploitation d'un puit de pétrole de schiste.

Vous aurez ensuite une idée assez précise de la façon dont les informations sont tronquées et truquées le tout permettant de faire gober n'importe quoi aux investisseurs en mal de placer l'afflux de billets de monopoly généreusement distribué par les banques centrales US, UE, BOE et BOJ.
a écrit le 15/05/2013 à 10:56 :
moi je me fous pas mal de leurs salamalec la seule chose c'est que le prix du carburant baisse le plus possible que je puisse rouler avc ma bagnole et donc vive le petrole a 10 euro le baril
a écrit le 15/05/2013 à 10:33 :
Tous les moyens sont bons pour retarder la conversion énergétique. Pour faire perdurer un système économique à bout de souffle, les multinationales de l'énergie, pour continuer à faire des profits colossaux, utilisent tous les moyens, dont la désinformation n'est pas la moindre, pour extraire la dernière goutte de pétrole, de charbon, de gaz. Saloper la planète, la terre, l'air, l'eau, un "détail", un peu comme le "détail" des chambres à gaz de Le Pen. Quelques millions d'être humains en plus ou en moins sur la planète, certainement aussi un "point de détail"...Rentabilité oblige.
a écrit le 15/05/2013 à 9:52 :
Pour les personnes intéressées par des informations un peu sérieuses (en ces temps où les agences officielles deviennent des vecteurs d'appel à investissements et propagandes diverses), pour le pétrole (y compris de schiste), on en est là, dernière synthèse de Jean Laherrère :
http://iiscn.files.wordpress.com/2013/03/laherrere_all_liquids_production_1900-2200.jpg
article complet (version préliminaire, gaz et pétrole mondial) en lien ci dessous :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/
ou aussi discussion ci dessous :
http://petrole.blog.lemonde.fr/2013/04/30/le-pic-petrolier-non-scientifique-selon-une-note-confidentielle-du-quai-dorsay/
Réponse de le 21/06/2013 à 2:25 :
"des informations un peu sérieuses" Lesquelles? Celles de M. Jean Laherrère?
En dépit de ses connaissances et de ses compétences, ce monsieur s'est illustré par une carrière de presque 40 ans chez Totoil (vous avez saisi). Il aurait sué sang et eau chez un grand pétrolier, sans être lobbyiste? À d'autres!
a écrit le 15/05/2013 à 9:20 :
A voir. On a déjà nié le pic de pétrole en fin des années 90, avec « the economist » titrant « drowning in oil ».
Les hydrocarbures de schiste sont bien plus difficiles à extraire que les conventionnels, avec une course de forage contre le déclin ultra rapide de production des puits. Avec des USA sombrant dans les dettes et les emprunts, il est logique qu?ils fassent beaucoup de bruit autour de leur affaire (car l?AIE est américaine de fait) pour améliorer leur crédibilité. Et puis cela fait plaisir : fin de la crise, de la dépendance au Moyen Orient et à la Russie.
Mais « ce qui est excessif est insignifiant ». Attention aux mirages. Tout ceci est gonflé par les politiciens, à coup de milliards, comme en Europe avec les écologistes et leur « brave new world ». La réalité économique finira par s?imposer.
Regardez sur Google les dires de Arthur Berman et Jeff Rubin. Un autre son de cloche.
En attendant, tout ceci ne fait pas baisser le pétrole.
Réponse de le 15/05/2013 à 10:36 :
Voltaire: Vous usurpez son nom, mais pas son intelligence!!
a écrit le 15/05/2013 à 9:07 :
L' arnaque de l' indexation du gaz sur celui du pétrole est-il toujours de mise? Alors que ces ressources sont 10 fois, 20 fois supérieurs a celle ci.
a écrit le 15/05/2013 à 8:24 :
Croissance 0 en 2013,multipliée par deux en 2014 ??? 0 x 2 = 0,bizarre comme calcul.
a écrit le 15/05/2013 à 7:35 :
La fiscalité pétrolière est 4 ème au classement des recettes de l'état Français.....et l'augmentation annoncée du gas oil puis démentie doit à mon avis être prévue ....acheter une voiture diesel aujourd'hui bof il faut mieux réfléchir....dommage pour les constructeurs Français.
a écrit le 15/05/2013 à 7:10 :
Gaz et pétrole de schistes=Bulle=Faillites+Pertes pour les investisseurs+Double désastre écologique, sur les lieux d'exploitation et par l'augmentation des pollutions par la consommation de ce pétrole supplémentaire.Mais les multinationales s'en foutent du moment que ça génère des bénéfices.Elles ont même régulièrement poussé à la guerre pour le pétrole, alors l'écologie, la pollution, le respect des populations dire qu'elles s'en foutent est un doux euphémisme.
a écrit le 14/05/2013 à 23:41 :
Avec tout ce pétrole américain, on aurait pu éviter la guerre contre l'Iraq. A quoi tient le sort d'un pays et d'une région, à un simple progrès technique qui est venu avec 20 ans de retard.
a écrit le 14/05/2013 à 23:09 :
Il paraît vraiment peu probable que les US exportent le pétrole extrait de leur sol qui ne peut couvrir qu'une partie de leurs besoins. Seul les US pourraient bénéficier d'une baisse des prix qui n'a aucune raison économique d'avoir lieu puisque l'industrie pétrolière est privée. Mais leur balance des paiements courrants va s'améliorer du fait des importations de pétrole en moins. L'opep n'a aucune raison de se briser sauf si la baisse de la demande est très brutale. Elle en a vu d'autres et continuera de contrôler prix et production. Rien de vraiment nouveau sous le soleil.
a écrit le 14/05/2013 à 22:21 :
En marge des perspectives de retombées du pétrole de schiste sur les cours du pétrole, je m?interroge sur l?OPEP et l?OMC. L?OPEP, qui s?est constituée dans la foulée de la guerre des six jours, ressemble quand même à un cartel des pays exportateurs de pétrole, ce qui ne garantit pas la libre concurrence et favorise l?établissement de cours (très) élevés, qui plombent lourdement les économies des pays consommateurs et favorise les crises économiques. Comment l?OMC s?accomode-t-elle d?une telle organisation qui ne respecte pas le principe de la libre concurrence ?
De grandes entreprises sont régulièrement condamnées à de lourdes amendes pour s?être entendues sur des tarifs, alors que pour le pétrole, tout semble permis aux pays exportateurs !
a écrit le 14/05/2013 à 20:48 :
Les nouvelles productions ne sont rentables que si le prix du pétrole reste au dessus de 70-90 dollars. En 2012, selon Bernstein Research, certaines compagnies pétrolières ont dépensé jusqu'à 112 dollars pour produire un seul baril. Total vient de se retirer d'un projet dans les sables bitumineux car le pétrole canadien n'est pas cher pour que le projet soit rentable.
a écrit le 14/05/2013 à 20:27 :
l'extraction de fioul lourd est rentable au dela de 80 dollars le baril, le reste c'est de la foutaise; si c'est pas rentable, faillites a la louche ( comme avec l'energie verte) et plus de petrole alternatif, le petrole conventionnel n'en sera que plus cher... arretez de prendre les gens pour des idi...
a écrit le 14/05/2013 à 20:11 :
J'ai l'impression que c'est la course à la rentabilité qui pousse à une forme de surproduction des hydrocarbures issus de la fracture hydraulique car les prix sont trop bas et il y a des échéances comme des durées de locations de terrains; des entreprises vont faire faillite, le secteur va se restructurer et devenir un oligopole, permettant de maintenir des prix élevés.
Le dollar a énormément perdu de sa valeur intrinsèque, il est donc bien logique que les prix suivent à la hausse, un 20$ d'il y a 20 ans vaut peut-être un 50$ de nos jours; et la plupart des forages dans le monde se basent sur un dollar à 70. Sachant que le marché varie en testant les limites jusqu'à des marges négatives( on a vu aussi cela pour l'or où le prix était pendant plusieurs années inférieur au prix de d'extraction avant de s'envoler à cause des mines fermées puis réouvertes après plusieurs années et cassant la bulle), on peut donc penser que le pétrole repassera entre 40 voir 50 et 70$. Pour autant il faudrait que le dollar reste stable, mais il semble remonter pour le moment, grâce aux coupes budgétaires qui réduisent la vitesse de dépréciation.
a écrit le 14/05/2013 à 19:51 :
"Le hic, c?est que si les prix chutent trop vite, ils tomberont sous les coûts de production du pétrole de schiste." Ben donc, c'est assez clair. Ca veut dire que les prix du pétrole n'ont aucune chance de redescendre. Ils continueront de se maintenir au tarif proche de l'actuel... Dans le meilleur des cas !
a écrit le 14/05/2013 à 19:50 :
Autre conséquence non abordée ici: quid des relations USA-Arabie saoudite / Golfe si les américains ont de moins en moins besoin de ce pétrole?
Aujourd'hui la présence US dans la région reste très forte. Mais après? Qui va "défendre" l'accès au pétrole? Nous ?

a écrit le 14/05/2013 à 19:09 :
Analyse de très court-terme qui ne prend nullement en compte "le coup d'après". Celui de 2025 où les schistes US seront quasi-taris ? sur ce point, Aramco, BP, ExxonMobil et des think tanks comme le Council on Foreign Relations sont tous d'accord.

Faut-il souligner encore et toujours que le rendement d?un puits de gaz de schiste décroche de 60 à 90% au terme de sa première année d?exploitation? Pensez au coup d'après avant d'écrire de telles "prévisions": celui où la bulle crèvera et les prix s'envoleront et durant lequel les gagnants seront ceux qui aujourd'hui parient sur l'Arctique et/ou les cleantechs plutôt que les schistes.
Réponse de le 14/05/2013 à 19:59 :
Le profil de rendement d'un puit de "schistes" est connu de tous depuis plusieurs années, sa première simulation doit dater des années 70 (... le plus vieux memo ifp que je connaisse doit dater de 74/75)
Le boom des"schistes" (regroupant trois grandes familles de non conventionnels) assure la transition. Ce qui surprend, c'est l'accélération indiquant que la transition est bien plus proche que prévue.
Le coup d'aprés aprés est lui aussi dans les cartons ...
Réponse de le 15/05/2013 à 12:01 :
Merci pour ce commentaire intéressant.
Mais après la transition, c'est quoi le coup d'après?
a écrit le 14/05/2013 à 18:51 :
Qu'elle montagne de matières organiques il devait y avoir à l'époque.

Cela ne remet il pas en cause certains modèles ?
Réponse de le 14/05/2013 à 20:16 :
Non, il s'agit d'hydrocarbures venant de roches mères de différentes époques géologiques, et l'échelles des temps géologiques est déjà très large. Le gaz de schiste est de telle époque en tel endroit et différente pour un autre gisement.
a écrit le 14/05/2013 à 18:29 :
Le boum du gaz et du pétrole de schiste durera tant que bernanke arrosera de milliards de liquidités les marchés ! Après pschiiiiit !
Réponse de le 14/05/2013 à 19:08 :
Tu confond le pétrole et les actions. Le pétrole de schiste fera pchitt seulement si le pétrole retombe sous 40 USD. Quand au gaz de shiste il sature déjà le marché US, après être tombé à 2 USD le Mbtu il est remonté grâce à une moindre mise en production (5 USD). Par contre le marché action (au plus haut) dès que le cash n'arrivera plus ça va faire très mal.
Réponse de le 14/05/2013 à 19:38 :
Je voulais dire que toute cette magnifique croissance en trompe l'?il aux US est juste bullesque !
a écrit le 14/05/2013 à 18:13 :
C'est surtout l'état français (et les gouvernements successifs) qui tremblent .... La BAISSE du racket sur les prix des carburants..qui va se réduire !
a écrit le 14/05/2013 à 18:11 :
Sans être très documenté , il est visible que le devenir court terme de 10 ans des rapports mondiaux reste les rapports de force monnaie énergie et ..stabilité des zones industrielles ..Autrement celui qui tiendra les chocs de ce conflit économique . Sur le moyen terme de 20 ans il est évident que la pollution , la surpopulation (en partie générée par cette énergie à faible cout depuis trop longtemps maintenant ) et surtout la raréfaction des matières premières ainsi que les denrées alimentaires pour nombre de zones économiques seront au final les juges de paix de cette sombre histoire de ce début de siècle. Le pays intelligent devrait former et éduquer ses populations à penser le monde dans 20 ans ..Étant donné la bêtise de nos politiques ..il reste la volonté de nos industriels... ...faire des chars d'assaut ou des vélos ..2 façons industrielle de penser le monde de 2030....
Réponse de le 14/05/2013 à 18:33 :
Regardez la Russie, la Chine,vous croyez qu'ils se préoccupent de la pollution ? En France nous crèverons non de la pollution mais des règlements, des taxes sur les taxes. Notre tout petit Pays veut donner des leçons au monde entier qui n'en a rien à foutre...!
Réponse de le 14/05/2013 à 22:45 :
pas faux...en Asie où je séjourne 1 fois l'an ; on ne se pose pas ces questions!! regardez Fukushima et les grandes baies polluées du japon comme Osaka ..pas faux ce commentaires était inutile..simplement théorique!
Réponse de le 15/05/2013 à 10:05 :
Mais est-ce une bonne chose de ne pas se préocupper de la pollution ? Il faut aussi prendre les coûts des traitements des maladies dues a la pollution et les indisponibilités dues à ces maladies pour évaluer l'intérêt économique de polluer plus.
a écrit le 14/05/2013 à 18:05 :
Baisse du prix du pétrole ! certainement pas à la pompe. Et surtout ne me parlez pas des taxes. Les actionnaires du pétrole ne seront pas dans la disette!
Réponse de le 14/05/2013 à 18:25 :
Le réalisme c'est ce qui suit: en 2012: Gazole: 0,781 HT pour 1,459 TTC soit environ 46.5% de taxes
Super 95: 0,766 HT pour 1,648 TTC soit environ 53.5% de taxes...! Si la France était gérée comme il convient la taxe devrait être de 20 %.
Réponse de le 15/05/2013 à 10:49 :
Les taxes élevées sur le pétrole n'est pas une exception française. Elles sont à peu près au même niveau dans toute l'europe...
a écrit le 14/05/2013 à 17:50 :
J'ai parlé il y quelques temps d'un risque systémique aux USA concernant la survalorisation des entreprises pétrolières et la nécessité qu'il y avait de les fusionner afin d'organiser la baisse du pétrole ou son évolution vers le non pétrole. Ce risque peut se propager aux banques et aux assurances très rapidement c'est la raison pour laquelle j'ai aussi préconisé qu"elles fusionnent, au moins les 6 plus grandes pour faire masse à ce changement de structure. Les éléments cependant ne sont pas réunis pour que se produise un nouveau crack. Les mesures seraient prises en catastrophe dans l'urgence. Le spread monétaire dénoncé ailleurs comme une bulle serait lui un amortisseur puissant. La question du pétrole en fait n'est pas celle de la comparaison avec telle ou telle autre production mais celle de l'effet prédateur de l'énergie sur l'activité et l'avantage ainsi donné à d'autres pays. En effet dans les pays occidentaux "on" a décidé que l'énergie constiturait un surcoût constant de par exemple 30 %. Tous les prix ont pris ce référentiel comme base et les gens se sont enrichis. Ils avaient leur commission, par exemple 1% sur prix +30 % pour simplifier grossièrement. Mais ce système constitue un avantage considérable pour des pays qui vendraient au prix américain mais exploiteraient et produiraient au prix maison 10 fois moins cher ! Ainsi la Chine ne bénéficie pas uniquement d'un avantage salarial comme on veut le faire croire mais surtout d'un avantage monétaire, yuan sous évalué, d'un avantage commercial, accords de non réciprocité sur 40 ans, mais aussi d'un avantage énergétique. Son énergie est encadrée et très favorable pour ses entreprises. Le prix du pétrole occidental n'est donc on le comprend mieux pas tenable. Des raisons cosmétiques autres sont données pour éviter vérité et compréhension...
a écrit le 14/05/2013 à 17:45 :
Les Etats-Unis, habitués pourtant aux ruées vers l'or et à leurs effets éphémères, devraient réguler cette "explsion" de production. D'autant que les coûts d'extraction sont élévés dans ces nouvelles techniques, et qu'une "cavalerie" tend à se mettre en place : la production importante des premiers mois d'exploitation de nouveaux puits permet de financer les efforts à faire pour maintenir la production des puits plus anciens. Les mécanismes de la prochaine bulle financière sont en place... Voir l'excellent article de national Geographic en mars 2013.

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