L'Espagne sort la tête de l'eau mais pas de l'austérité

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Le Premier ministre espagnol assure que son pays est sorti de deux années de récession cet été mais que le pays va désormais faire face à une longue période d'austérité. Quelque 6 millions de chômeurs doivent retrouver un emploi
Le Premier ministre espagnol assure que son pays est sorti de deux années de récession cet été mais que le pays va désormais faire face à une longue période d'austérité. Quelque 6 millions de chômeurs doivent retrouver un emploi (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a assuré que l'Espagne était sortie de la récession mais pas de la crise, dans une interview accordée au Wall Street Journal.

L'austérité reste plus que jamais de mise en Espagne. Voici en substance ce qu'a expliqué le Chef du gouvernement de la péninsule ibérique lors d'un entretien téléphonique accordé lundi au Wall Street Journal. Certes Mariano Rajoy s'est félicité des signes encourageants pour l'économie espagnole et de sa sortie de la récession. Mais point de victoire trop hâtive:

"L'Espagne est sortie de la récession mais pas de la crise".

Depuis le début des 21 mois de mandat de Mariano Rajoy, l'économie espagnole semble en effet montrer des signes de stabilisation et le taux de chômage a commencé à ne plus augmenter. Mais le pays reste confronté à plusieurs défis dont celui de réduire la dette publique, comme l'illustrent ces graphiques du Wall Street Journal :

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Priorité: le retour à l'emploi des 4 millions de chômeurs

Le PIB de la péninsule ibérique aura légèrement augmenté fin septembre, s'établissant à 0,2% contre 0,1% au trimestre précédent, selon Mariano Rajoy. Cette augmentation par rapport au 2e trimestre représente un taux de croissance annualisé de 0,4% à 0,8%. Et s'il prévoit une modeste amélioration en 2014, le Premier ministre ibérique ne veut se réjouir trop vite quant à la résorption du taux de chômage (26,3%) le plus élevé de la zone euro après la Grèce:

 "Je n'oserais spéculer. Les améliorations vont se faire petit à petit".

En effet, Mariano Rajoy reste lucide. Il estime en effet que la véritable reprise ne sera pas là tant que les Espagnols n'auront pas commencé à dépenser plus, concède le chef du gouvernement espagnol. Il faut encore que les prix de l'immobilier diminuent et que la dette extérieure se stabilise. Mais il semble que les dépenses des consommateurs aient commencé à ne plus chuter continuellement, mais à se stabiliser. Un premier pas, en somme.

Pour aller plus loin: le gouvernement Rajoy dans la tourmente

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Commentaires
a écrit le 25/09/2013 à 9:12 :
Bravo la sémantique, on sort la tête de l'eau mais pas de la crise ??!!!! Ca veut dire quoi au juste ? Donc il faut lire tout va bien en Espagne ! Je vais informer les +25% de chômeurs que c'est bon tout est ok pour les ... autres !
a écrit le 24/09/2013 à 23:19 :
sortir la tete de l eau ??? avec 26 % de chomeurs 7 % de deficit une dette colossale des banques en faillite 1 million de logements a vendre des chantier non fini partout
ca resemble plus a la fin du monde qu a la sortie de crise
a écrit le 24/09/2013 à 19:19 :
Elle est pas belle l'Europe ?.....
a écrit le 24/09/2013 à 17:47 :
La dette espagnole va atteindre les 100% Bankia a eu besoin de 234 milliards pour se renflouer et ne pas faire faillitte et vous nous dites qu'avec un chomage calculé à 26 % l' Espagne va s'en sortir, mais ce n'est même plus de la méthode coué, c'est du bonneteau....
Vous n'etes pas crédibles.
Réponse de le 24/09/2013 à 19:32 :
Puis-je ajouté que le MES a apporté 64 milliards sur les 100 demandés, et dont 50 ont été utilisés pour créer la bad bank. L'équivalent d'actifs pourris a donc été mis dans la bad bank ... Mais le taux de crédits douteux (NPL en anglais , non performing loans) est toujours élevé à 10,4% soit 164 milliards de créances pourries qu'il va bien falloir faire disparaitre par une aide à rembourser ou des faillites en série (y compris de banques francaises) pour lesquelles les autres pays devront intervenir. L'Espagne est au bord du précipice ... L'Italie c'est pas mieux ...
a écrit le 24/09/2013 à 16:16 :
Parier sur une reprise de la consommation locale, est une drole de theorie... plutot grave.

Lorsqu'un heureux retrouve un emploi, il perd pas loin de 30% de revenu.... avec quoi il remboursera son appartement.... la banque finira par lui prendre en lui laissant une dette pour la vie.... alors esperer une relance de la consommation. heuuu....
esperer une reprise du marché immobilier??? heuu, les prix baissent, mais comme dit plus haut les salaires aussi....
les previsions me paraissent bien optimistes.



a écrit le 24/09/2013 à 15:35 :
Méthode Coué, '' Sir Rajoy '' ? http://www.zerohedge.com/news/2013-09-18/spanish-bad-loans-surge-new-record-high
a écrit le 24/09/2013 à 15:16 :
Les dieux marcheraient-ils sur la tête ? Le déficit commercial de l'Espagne a atteint 6,61 milliards d?euros (8,94 milliards de dollars) sur la période janvier à juillet. Sur une base annuelle, le déficit a décru de 13,7 milliards d'euros, depuis les 20,3 milliards d'euros de la même période en 2012. Les exportations ont atteint un haut record avec une augmentation de 7 % sur les sept premiers mois de l'année à 138,6 milliards d'euros, a récemment annoncé le ministère espagnol de l'Économie et de la Compétitivité. Les importations,pendant ce temps, ont baissé de 3,1 %, à 145,2 milliards d'euros, les produits liés aux énergies représentant 26,5 % du total et étant en recul de 5,6 %. Ors, cette réduction du déficit est liée avant tout à un effondrement des importations? puisqu'il n'y a plus de consommation en Espagne. On ne le dit pas encore assez mais lorsque le déficit se réduit de façon aussi spectaculaire en raison d'une chute de la consommation, on peut raisonnablement penser que les rentrées fiscales vont s'effondrer d'autant? Un déficit peut en cacher un autre? celui du budget. L'Espagne s'enfonce et poursuit sa descente aux enfers, quoi qu'en dise le gouvernement de Madrid qui, lui aussi, voit la reprise. Ils sont les seuls avec le locataire de l'Élysée.
a écrit le 24/09/2013 à 13:59 :
Fléchissement de la courbe d'endettement qui n'atteint toujours pas le niveau français, inflexion de la courbe de chômage, reprise de la croissance, l'Espagne fait mieux que la France alors que sa crise bancaire a eu lieu deux ans après celle de la France. Mais l'Espagne a opté pour la réduction des dépenses publiques et non l'augmentation des prélèvements publics.
Réponse de le 24/09/2013 à 22:40 :
1. Quand on a du travail, on n'a pas le temps de pleurer. 2. Les aides sociales ne font que favoriser le travail au noir.

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