L'économie mondiale se redresse, mais moins vite que prévu

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La décélération dans les pays émergents, notamment en Chine, fait encore peser un risque sur l'économie mondiale, estime l'OCDE. (Photo : Reuters)
La décélération dans les pays émergents, notamment en Chine, fait encore peser un risque sur l'économie mondiale, estime l'OCDE. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
Dans ses "Perspectives" publiées mardi, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révise à la baisse ses objectifs de croissance mondiale pour 2014, mais maintient celles pour 2015. Si les pays développés gagnent en dynamisme, des risques perdurent dans les pays émergents et dans la zone euro, analyse l'OCDE.

L'OCDE tempère ses espoirs dans l'économie mondiale pour cette année, mais maintient son optimisme pour 2015. Alors qu'en novembre l'organisation internationale avait tablé sur une croissance de 3,6% pour 2014, dans ses "Perspectives économiques", publiées mardi, elle abaisse cette prévision à 3,4%. Elle ne modifie toutefois pas son pronostic de 3,9% pour l'année prochaine.

Une nouvelle priorité: promouvoir la reprise

Les risques sur l'économie mondiale sont "plus équilibrés", considère en effet l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pour qui la priorité des actions gouvernementales n'est donc plus d'éviter un "désastre", mais désormais de "promouvoir une reprise plus forte et résiliente".

"Ayant accompli des progrès considérables en matière de stabilisation de leurs finances publiques, la plupart des pays de l'OCDE peuvent (...) se permettre de commencer comme prévu à ralentir l'amélioration structurelle de leur budget", c'est-à-dire à être plus souples face aux déficits, considère-t-elle.

Les Etats-Unis: un moteur

Dans les pays développés, la reprise "a gagné en dynamisme", souligne notamment l'OCDE, qui est constituée de 34 pays industrialisés. Les Etats-Unis jouent notamment un rôle moteur, puisque la reprise américaine devrait "accélérer".

En revanche, le "redressement de l'activité devrait être moins marqué dans la zone euro". Au Japon, où "un assainissement budgétaire rigoureux devrait se poursuivre sans interruption" pour tenter de résorber une dette extrêmement importante, celui-ci "bridera la dynamique de la croissance", estime aussi l'OCDE.

Accompagner la décélération: un défi majeur

Quelques risques pèsent d'ailleurs encore sur l'économie mondiale, souligne l'OCDE, mettant notamment en garde quant à la nécessité d'accompagner la décélération dans certains pays émergents, en particulier en Chine.

"Pour une part, la décélération (dans les pays émergents) n'est pas alarmante et reflète simplement un ralentissement conjoncturel après une période de surchauffe", observe l'organisation: "les taux de croissance désormais observés en Chine sont incontestablement plus soutenables".

L'OCDE a en effet nettement baissé ses prévisions relatives à la croissance chinoise en 2014: de 8,2% (en novembre) à 7,4%. Pour 2015, elle prévoit un rythme encore un peu inférieur, de 7,3%.

"Cela étant, gérer le ralentissement du crédit et les risques qui se sont accumulés pendant la période d'abondance de liquidités à l'échelle mondiale pourrait constituer un défi majeur", estime l'OCDE. "Les tensions financières dans les marchés émergents pourraient bien faire dérailler la reprise mondiale", craint-elle.

"En Chine, il n'est pas certain que les autorités réussiront (...) à ralentir l'expansion rapide du crédit (...) et à freiner l'investissement pour rééquilibrer la croissance au profit de la consommation, sans effets perturbateurs", s'inquiète notamment l'OCDE.

Les risques géopolitiques, qui "se sont avivés depuis le début de l'année", autour notamment de la crise ukrainienne, sont aussi un facteur d'inquiétude selon l'Organisation.

Dans la zone euro, la BCE appelée à agir contre le risque de déflation

Dans la zone euro, c'est surtout le recul de l'inflation (à 0,7% en avril), pouvant "conduire à la déflation", à inquiéter l'OCDE. Elle appelle ainsi la Banque centrale européenne à "prendre de nouvelles mesures pour ramener plus fermement l'inflation vers son objectif", soit un peu moins de 2%, et à "se tenir prête à prendre d'autres mesures d'expansion non conventionnelles".

"Une nouvelle baisse des taux d'intérêt est justifiée compte tenu de la faiblesse de l'inflation", estime notamment l'OCDE.

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Commentaires
a écrit le 06/05/2014 à 17:14 :
Avec une petite pilule bleue cela devrait aller mieux! :-)
Réponse de le 06/05/2014 à 18:51 :
bien vu !
l'OPA à 100 milliards de Pfizer devrait effectivement booster l'économie mondiale ! :-)
a écrit le 06/05/2014 à 14:14 :
on ne dit pas que l'économie se redresse, mais qu'elle se retourne...
Réponse de le 07/05/2014 à 7:35 :
Tout a fait comme retourner sa veste!!!

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