La Banque du Japon maintient sa politique monétaire accommodante

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La banque centrale a jugé que l'économie japonaise continuait de se reprendre de façon modérée et que les prix au détail (hors ceux des produits périssables) augmentaient au rythme annuel d'environ 1,25%. (Photo : Reuters)
La banque centrale a jugé que l'économie japonaise continuait "de se reprendre de façon modérée" et que les prix au détail (hors ceux des produits périssables) augmentaient au rythme annuel d'environ 1,25%. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
La BoJ estime que sa politique "produit les effets voulus" en favorisant le retour d'une inflation modérée.

La Banque centrale du Japon poursuit sa lancée. Elle a annoncé mercredi qu'elle maintenait en l'état sa politique d'assouplissement monétaire. 

De façon révélatrice, le communiqué de politique monétaire publié par la BoJ à l'issue d'une réunion de deux jours de son organe directeur n'a fait aucune référence à la déflation. Ce qui semble indiquer que, d'après la BoJ, le Japon s'en extrait:

"L'assouplissement monétaire quantitatif et qualitatif produit les effets voulus et la Banque va le poursuivre autant que nécessaire pour atteindre et maintenir de façon durable une inflation de 2%."

Les neuf membres de son comité de politique monétaire ont donc décidé de maintenir en l'état la politique instaurée en avril 2013, à savoir l'augmentation de la masse monétaire au Japon de 60.000/70.000 milliards de yens en rythme annuel (430/500 milliards d'euros), principalement via l'achat de davantage d'obligations d'État sur le marché secondaire.

"Vaincre la déflation"

La banque centrale a jugé que l'économie japonaise continuait "de se reprendre de façon modérée" et que les prix au détail (hors ceux des produits périssables) augmentaient au rythme annuel d'environ 1,25%. Ce ne sont pas encore les 2% visés, mais c'est mieux que les évolutions négatives des prix déplorées pendant des années qui décourageaient la consommation des ménages et l'investissement des entreprises.

Mettre un terme à ce phénomène pernicieux a constitué la principale mission assignée par le Premier ministre de droite Shinzo Abe à Haruhiko Kuroda, qu'il a nommé gouverneur de la BoJ il y a un peu plus d'un an. Depuis, la BoJ soulignait que sa politique monétaire assouplie instaurée dans la foulée avait pour but "de vaincre la déflation qui dure depuis près de 15 ans", une phrase qu'elle a gommée cette fois ne mentionnant plus que l'objectif d'inflation de 2%.

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Commentaires
a écrit le 21/05/2014 à 16:03 :
La gestion du Japon est un scandale qui pénalise notre pays. On tire les devises asiatiques vers le bas alors qu'elles devraient plutôt rapidement doubler ou tripler. Notre gouvernement avance que les pris bas asiatiques redonnent du pouvoir d'achat aux français et permettent le maintient de notre dette qui est un crédit accordé à nos entreprises. C'est vrai. Sauf que l'on ne voit pas nos entreprises progresser au même rythme que les asiatiques. L'argent du crédit (et donc de la dette) en réalité est brûlé en avantages donnés à court terme à la classe "supérieure". Celle-ci investit le tout en immobilier dont on sait que la valeur est volatile. Ce choix de court terme ne peut perdurer. Or notre dette pour le reste ne permet plus qu'une gestion sociale de l'emploi via nos entreprises On maintient des faux emplois à prix bas grâce à de l'immigration et une dévalorisation généralisée. C'est à dire une paupérisation via une smicarisation de pratiquement tout l'emploi. Nous donnons ainsi progressivement le bâton de commandement aux asiatiques en n'ayant plus jamais, si l'on n'y prend garde, les moyens de nous rétablir. Il faut absolument exiger une augmentation forte des devises asiatiques pour stopper ce processus.
a écrit le 21/05/2014 à 8:39 :
Déjà que depuis 20 ans le Japon q fait le choix des QE et ça ne marche pas, alors un de plus ou un de moins, de toute façon, ça ne changera rien. Leur économie est atone pour un bon moment.

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