Déficit commercial, emploi, services... l'économie américaine se cherche

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L'an dernier, les Etats-Unis ont accumulé 476,4 milliards de dollars de déficit commercial.
L'an dernier, les Etats-Unis ont accumulé 476,4 milliards de dollars de déficit commercial. (Crédits : reuters.com)
Plusieurs indicateurs on été publiés ce mercredi outre-Atlantique qui laissent présager un ralentissement de la croissance.

L'année 2014 a plutôt mal démarré pour l'économie américaine. Et le climat se réchauffe mollement au deuxième. Du moins c'est ce que laissent présager des indicateurs en demi-teinte publiés ce mercredi. 

  • Moins de créations d'emploi que prévu en mai

Quelque 179.000 emplois ont été créés au mois de mai outre-Atlantique dans le secteur privé, indique le cabinet spécialisé ADP. Un niveau inférieur au consensus des économistes interrogés par Bloomberg qui prévoyaient 210.000 créations de postes. Il s'agirait par ailleurs du plus faible nombre de création d'emploi depuis le mois de janvier. 

Ce nombre pour le mois de mai s'affiche en outre en recul par rapport au mois d'avril quand 215.000 emplois ont été créés, un chiffre révisé à la hausse.

>> Les chiffres de l'emplois en avril sont encourageants 

David Sloan, économiste auprès de 4cast Inc à New York, a confié à l'agence d'informations:

" C'est un peu décevant. Mais cela reste en ligne avec un rythme de croissance respectable". 

Des statistiques officielles doivent être publiées vendredi. 

  • Déficit commercial: le baromètre s'affole 

Au mois précédent, en avril, le déficit commercial américain s'est creusé. Il a grimpé de 7% à 47.2 milliards de dollars en données ajustées des variations saisonnières, selon le département du Commerce. Les importations ont augmenté de 1,2% tandis que les exportations se sont réduites de 0,2%. Résultat: le déficit atteint son plus haut niveau depuis deux ans. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal prévoyaient un niveau bien moins élevé, de 40.9 milliards de dollars. 

Ces chiffres signalent certes une bonne tenue de la demande intérieure, les achant de voitures et de biens de consommation -dont les téléphones portables- battant des records. Mais cela signale "une croissance du PIB plus faible (...) La tendance peut toujours se retourner en mai et en juin mais pour le moment le rebond au deuxième trimestre s'annonce beaucoup plus faible", a commenté Chris Low, analyste à FTN Financial, interrogé par l'AFP. 

Les économistes de Barclays ont pris en compte ces données pour réviser légèrement à la baisse leur prévision de croissance du Produit intérieur brut pour le deuxième trimestre. Celle-ci atteindrait 2,9% en rythme annuel au lieu des 3% précédemment prévus. 

En outre, un chiffre révisé pour l'année 2013 indique que le déficit accumulé est encore plus profond que ce qui avait été indiqué au préalable: il affiche 476,4 milliards de dollars contre 471,5 milliards précédemment annoncés.

  • La productivité faiblit au premier trimestre

Pour couronner le tout, la productivité des employés américain a chuté au premier trimestre, de 3,2% en données ajustées (hors emploi agricole) selon le département du Travail. Ce recul au premier trimestre reflète un écart entre la croissance du nombre emplois et celui de la production

Une première estimation le mois dernier laissait présager une baisse de productivité bien plus faible (1,7%). A titre de comparaison, entre 2004 et 2013, la croissance annuelle de la productivité aux Etats-Unis atteignait justement 1,7%. 

  • La croissance des services accélère en mai

En revanche, l'activité des services semble s'améliorer. L'indice réalisé par l'agence Markit à partir d'une enquête auprès des directeurs d'achat (PMI) de ce secteur a atteint 58,1 contre 55 en avril. Chris Williamson, chef économiste de Markit, cité par Reuters, a commenté: 

 "Le PMI définitif de mai est légèrement inférieur à l'estimation flash mais il constitue un nouveau signe de rebond marqué de l'activité des entreprises au deuxième trimestre (...) 

Si la croissance se poursuit au rythme actuel au cours de l'été, le débat va inévitablement se porter sur la question de savoir si l'économie peut supporter une hausse des taux d'intérêt."

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Commentaires
a écrit le 05/06/2014 à 2:19 :
Et la bourse se trouve à des sommets historiques ! merci la planche à billet, merci la spéculation, merci les banques ! merci pour tout cet argent dépensé dans du papier toilette... le réveil risque d'être très dur
a écrit le 04/06/2014 à 19:44 :
Il n'a pas d'avenir pour le dollar. La planche à billets de la Fed doit arrêter d'imprimer la monnaie verte plus tôt qu'on l'imagine. 1 mille milliard par an cela fait trop, et depuis longtemps des emprunts sans réserves, donc, une monnaie internationale tout à fait virtuelle le dollar depuis déjà plusieurs années. Les pays se cooptent et font d'accords pour que leurs transactions commerciales soient en les monnaies respectives. Même le FMI envisage une monnaie, ou plutôt un cours, pour les échanges internationales que ne soit bas basé sur le dollar américain. Il y en aura des pertes.... assurément.

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