Brésil : Aecio Neves prochain président ? (sondage)

Le candidat d'opposition Aecio Neves remporterait le second tour de l'élection présidentielle brésilienne le 26 octobre avec près de 13 points d'avance sur la présidente sortante Dilma Rousseff, selon un sondage de l'institut Sensus.
Dilma Rousseff et Aecio Neves se sont mutuellement accusés de mensonges, de corruption et de népotisme lors d'un débat télévisé musclé
Dilma Rousseff et Aecio Neves se sont mutuellement accusés de mensonges, de corruption et de népotisme lors d'un débat télévisé musclé (Crédits : reuters.com)

Le candidat d'opposition Aecio Neves remporterait le second tour de l'élection présidentielle brésilienne le 26 octobre avec près de 13 points d'avance sur la présidente sortante Dilma Rousseff, selon un sondage de l'institut Sensus publié vendredi. Les autres instituts Ibope et Datafolha donnent les deux candidats au coude à coude.

 Le sondage Sensus, effectué entre mardi et vendredi auprès de 2.000 personnes, crédite Aecio Neves de 56,4 % des voix contre 43,6 % pour Dilma Rousseff. Le même institut donnait la semaine dernière une avance de 17,6 points à Neves.

Mensonges, corruption et népotisme....

Dilma Rousseff et Aecio Neves se sont mutuellement accusés de mensonges, de corruption et de népotisme lors d'un débat télévisé musclé mercredi qu'aucun ne peut prétendre avoir remporté, à moins de deux semaines du second tour de la présidentielle brésilienne. La présidente sortante, chef de file de la gauche, a affirmé qu'une victoire de son adversaire centriste, favori des milieux d'affaires, aurait un effet néfaste sur l'emploi et mettrait en péril les avantages sociaux acquis depuis l'arrivée au pouvoir du Parti des travailleurs, il y a 12 ans.

Aecio Neves l'a en retour accusée de mentir aux électeurs, par exemple lorsqu'elle prétend que certaines allocations seraient suspendues et les banques publiques privatisées s'il l'emporte le 26 octobre. Le sénateur a en outre parlé de financement occulte du Parti des travailleurs et de ses alliés au sein de la coalition gouvernementale par le biais de la compagnie pétrolière publique Petrobras. Dilma Rousseff a riposté en rappelant l'existence d'un aéroport qu'Aecia Neves, alors gouverneur de l'Etat de Minas Gerais, a fait construire à proximité de l'exploitation agricole d'un de ses oncles et lui a reproché d'avoir placé plusieurs de ses proches dans la fonction publique.

Un véritable combat de boxe

A la fin de chacune des séquences du débat, leurs conseillers se sont précipités autour d'eux comme des soigneurs pendant un combat de boxe. Sur la lancée de sa deuxième place surprise du 5 octobre, le candidat centriste, qui a devancé l'écologiste Marina Silva, un temps favorite, progresse dans les intentions de vote au point de faire désormais jeu égal avec Dilma Rousseff.

"Les Brésiliens ont très peur", a affirmé cette dernière, rappelant que le chômage touchait 11 millions de personnes en 2003, quant son parti est arrivé aux affaires. "La peur de la société brésilienne aujourd'hui, c'est que le Parti des travailleurs reste au pouvoir quatre années de plus", a rétorqué le candidat du changement. Sans nier les succès de la politique sociale menée par sa rivale et son prédécesseur Luis Inacio Lula da Silva, qui a sorti nombre de Brésiliens de la pauvreté, Aecio Neves leur a reproché la stagnation de la croissance et l'inflation galopante.

Il a nié vouloir limiter le rôle d'institutions publiques telles que la Banque brésilienne de développement économique et social (BNDES), dont le portefeuille de prêts est presque trois fois supérieur à celui de la Banque mondiale, mais a prôné davantage de transparence.

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Commentaires 15
à écrit le 19/10/2014 à 18:33
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La vie est de plus en plus dure pour les pro-business-tax...

le 19/10/2014 à 21:23
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En fait l'inflation touche tous: pauvres, classe moyenne et riches!

à écrit le 18/10/2014 à 20:28
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Si Dilma remporte, le Brésil deviendra comme le Venezuela Dilma/Lula ne sont pas du tout différents de Chaves/Maduro... Ils se prennent pour des rois. Lula a pris un pays en croissance et a fait croire aux brésiliens qu'il a tout fait. Cardoso (pr...

le 18/10/2014 à 20:58
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@ Zig C'est un peu exagéré, mais il y a beaucoup de vrai. Lula a aussi fait beaucoup de bien au pays. Le gros problème du PT actuel, c'est surtout que les gens de qualité qui sont arrivés au pouvoir avec Lula ont disparu, les uns après les autres. I...

le 18/10/2014 à 22:09
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Fernando Je ne pense pas que Lula a fait beaucoup de bien au pays. Il a pris un pays qui a été remis sur les rails par le président précèdent et qui bien sûr, avec le temps allait avoir ses fruits, dommage les fruits ont poussés pendant le gouverne...

à écrit le 18/10/2014 à 19:55
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Ce matin j'ai appris qu'un journaliste rédacteur d'un journal allemand a du produire des articles de presse favorables aux USA et dictés par la CIA; sous la menace de perdre son emploi. A la Tribune vous devez faire celà de votre plein gré; car vous ...

le 18/10/2014 à 20:23
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Le Brésil doit tout faire pour avoir un président qui gouverne pour les brésiliens et pas pour Cuba et le Venezuela. Depuis le gouvernement de Lula, le Brésil est devenu un cimetière de travaux inachevés ! Plus le temps passe plus ces travaux devienn...

à écrit le 18/10/2014 à 19:36
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Le Brésil va enfin pouvoir se défaire du népotisme de Dilma (et du Lulisme en arrière plan) et c'est une très bonne chose pour nos amis Brésiliens. En effet, Lula n'a jamais rien fait d'autre que de suivre le programme de Cardoso qu'il avait pourtant...

à écrit le 18/10/2014 à 15:06
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Ce grand pays en devenir a besoin de tourner la page LULA, et y compris avec celle qui lui a succédée: Dilma ROUSSEFF, comme en France ce Pays ne peut continuer à distribuer, même aux pauvres, l'argent qui n'est pas produit, donc en dettes, et cela l...

à écrit le 18/10/2014 à 12:04
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Dés qu'on n'est plus à gauche on devient extrême droite au service des américains ? Il faudrait donc garder des gouvernements de gauche à perpétuité ? Analyse simpliste et bizarre conception de la démocratie.

le 18/10/2014 à 20:18
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Complètement, d'accord avec vous au sujet de commentaires terribles lus sur ce site. Mais on peut aussi lire la même chose, à l'inverse dans beaucoup de commentaires des journaux de droite. En France, l'arrivée de la gauche au pouvoir est toujours il...

à écrit le 18/10/2014 à 11:45
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Le Brésil finalement retrouve sa vocation : le gouvernement d'extrême-droite pro-US à service des banksters internationaux. Il devient ainsi le pays idéal pour les investissements français, profitons-en.

le 18/10/2014 à 12:28
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Non, le Brésil se stabilise tout simplement avec bon sens...

le 18/10/2014 à 13:39
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Vous êtes un homme de droite, il me semble, alors auriez-vous la gentillesse de me citer les noms des trois principaux journaux nord-américains liés aux néo-Conservateurs ? c'est pour un un travail d'école. Un grand merci.

le 18/10/2014 à 20:24
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Je ne suis pas Yves mais je peux vous répondre, si vous voulez, vous pouvez noter : The National, The Washington Post et The New York Times sont les principaux titres liés au lobby financier-industriel et au parti Néo-Conservateur des Etats-Unis.

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