Par 155 voix contre 134, le Parlement grec a approuvé dans la nuit de dimanche 7 à lundi 8 décembre un projet de budget 2015 présenté sans l'aval des bailleurs de fonds internationaux, qui réclament de nouvelles mesures d'austérité.
Devant le Parlement, le Premier ministre Antonis Samaras a dit avoir refusé les exigences du FMI et de l'UE. Un peu plus tôt, 4.000 personnes avaient défilé contre les nouvelles économies demandées par les bailleurs.
Le Premier ministre cherche à mettre fin plus tôt que prévu au plan d'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE) et à assurer son maintien aux affaires après l'élection présidentielle de février. Le chef du gouvernement n'a en effet pas les voix nécessaires pour faire élire son candidat et des législatives anticipées pourraient avoir lieu si le Parlement ne parvient pas à désigner le chef de l'Etat.
Désormais, la prorogation du plan d'aide en vigueur depuis 2010, qui arrive pourtant à échéance le 31 décembre côté européen (le FMI reste, lui, engagé jusqu'en 2016) paraît de plus en plus inévitable, puisque les bailleurs de fonds internationaux et le gouvernement grec ne sont pas encore parvenus à un compromis sur les conditions qui permettraient à Athènes de recevoir la dernière tranche d'aide de 1,8 milliard d'euros, de disposer d'une ligne de crédit de précaution après l'arrêt du programme et de revenir sur les marchés des capitaux.
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Ce versement conditionne le calendrier de sortie du programme d'assainissement de l'économie grecque, supervisé par la troïka en échange de 240 milliards d'euros de prêts, mais ne peut pas être accordé tant que les désaccords ne sont pas résolus. Le ministre des Finances a annoncé que l'éventuelle prolongation du plan d'aide serait décidée ce lundi.
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