Le Parlement grec adopte le budget 2015 sans l'aval de la troïka

 |   |  326  mots
Devant le Parlement, le Premier ministre Antonis Samaras a dit avoir refusé les exigences du FMI et de l'UE. Un peu plus tôt, 4.000 personnes avaient défilé contre les nouvelles économies demandées par les bailleurs.
Devant le Parlement, le Premier ministre Antonis Samaras a dit avoir refusé les exigences du FMI et de l'UE. Un peu plus tôt, 4.000 personnes avaient défilé contre les nouvelles économies demandées par les bailleurs. (Crédits : reuters.com)
Les députés grecs ont approuvé dimanche 7 décembre un projet de budget 2015 boudé par la troïka, qui réclame de nouvelles mesures d'austérité, risquant ainsi de conduire le pays vers une prolongation du plan de sauvetage en vigueur depuis 2010.

Par 155 voix contre 134, le Parlement grec a approuvé dans la nuit de dimanche 7 à lundi 8 décembre un projet de budget 2015 présenté sans l'aval des bailleurs de fonds internationaux, qui réclament de nouvelles mesures d'austérité.

 4.000 personnes dans la rue contre l'austérité

Devant le Parlement, le Premier ministre Antonis Samaras a dit avoir refusé les exigences du FMI et de l'UE. Un peu plus tôt, 4.000 personnes avaient défilé contre les nouvelles économies demandées par les bailleurs.

Le Premier ministre cherche à mettre fin plus tôt que prévu au plan d'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE) et à assurer son maintien aux affaires après l'élection présidentielle de février. Le chef du gouvernement n'a en effet pas les voix nécessaires pour faire élire son candidat et des législatives anticipées pourraient avoir lieu si le Parlement ne parvient pas à désigner le chef de l'Etat.

La sortie du plan d'aide probablement repoussée

Désormais, la prorogation du plan d'aide en vigueur depuis 2010, qui arrive pourtant à échéance le 31 décembre côté européen (le FMI reste, lui, engagé jusqu'en 2016) paraît de plus en plus inévitable, puisque les bailleurs de fonds internationaux et le gouvernement grec ne sont pas encore parvenus à un compromis sur les conditions qui permettraient à Athènes de recevoir la dernière tranche d'aide de 1,8 milliard d'euros, de disposer d'une ligne de crédit de précaution après l'arrêt du programme et de revenir sur les marchés des capitaux.

Ce versement conditionne le calendrier de sortie du programme d'assainissement de l'économie grecque, supervisé par la troïka en échange de 240 milliards d'euros de prêts, mais ne peut pas être accordé tant que les désaccords ne sont pas résolus. Le ministre des Finances a annoncé que l'éventuelle prolongation du plan d'aide serait décidée ce lundi.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/12/2014 à 13:36 :
faisons leur confiance ! Ils nous ont déjà montré qu'en matière de gestion et de gouvenance, ils étaient à la hauteur !!! Le Club se reveille...Angela va devoir remettre de l'ordre !!!
Réponse de le 10/12/2014 à 0:18 :
Jean luc surveille .
a écrit le 08/12/2014 à 12:16 :
L'heure de vérité va sonner enfin; Toujours plus endettés les grecs plus appauvris encore vont avoir bientôt des élections. l'Europe leur a interdit un référendum sur les mesures les concernant oserait-elle interdire des élections?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :