Les tergiversations de Mario Monti lassent la presse italienne
latribune.fr avec AFP
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La presse italienne a du mal à dissimuler son désarroi après le nouveau revirement de Mario Monti quant aux suites de sa carrière politique. Le président du Conseil italien, qui a donné sa démission en début de semaine, avait indiqué dans un premier temps qu'il ne se présenterait pas aux élections législatives prévues en février. Dimanche, il a fini par annoncer que sans être candidat, il se mettait en disponibilité pour diriger un nouveau gouvernement.
"Mario Monti sera un candidat non-candidat", ironise Massimo Franco, dans un éditorial du Corriere della Sera. Le premier quotidien italien fait d'ailleurs sa Une sur ce titre : "Manque de clarté". "Les élections se tiennent dans deux mois jour pour jour, souligne Massimo Franco, il serait bien que l'électorat puisse choisir en ayant un cadre bien clair des camps et de leurs leaders".
La Repubblica, un quotidien marqué à gauche, s'interroge également sur la stratégie d' "Il profesore". "La ligne est vague, le vocabulaire fumeux (...) Monti est candidat à sa manière, comme un candidat réticent", écrit l'éditorial.
Sur la droite de l'échiquier de la presse italienne, La Stampa pointe une bourde du président du Conseil italien : "Le discours de Monti risque de n'avoir aucune conséquence pratique (...) parce que le parcours annoncé n'est pas clair."
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D'autres journaux se sont amusés à caricaturer Mario Monti en Moïse portant les tables de la loi. Le président du Conseil a en effet précisé que la formation d'un nouveau gouvernement impliquait, pour ceux qui le soutiendraient, l'acceptation d'un programme baptisé « Agenda Monti ». Il a également précisé qu'il formerait un gouvernement ouvert à la société civile, sous-entendu un gouvernement technocratique, à l'instar du gouvernement sortant...
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