En Pologne, l'idée d'un référendum sur l'adhésion à la zone euro fait son chemin

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Après le Premier ministre, c'est au tour du ministre des Finances de se prononcer en faveur d'un éventuel référendum concernant la question de l'entrée de la Pologne dans la zone euro. Les Polonais sont toutefois majoritairement contre pour l'instant.

C'est au tour du ministre des Finances de faire un pas vers un possible référendum national sur l'entrée de la Pologne dans la zone euro. Jacek Rostowski en a évoqué mercredi soir la possibilité. "Je n'imagine pas qu'un gouvernement veuille et puisse faire entrer la Pologne dans la zone euro sans obtenir l'accord des Polonais", a déclaré le ministre sur la chaîne de télévision commerciale TVN24.

Jusqu'à présent, le centre-droit au pouvoir avait toujours estimé qu'un référendum sur la monnaie unique n'était pas nécessaire car Varsovie s'était engagée à l'adopter en signant son traité d'adhésion à l'UE, approuvé par un vote populaire.

Les Polonais sont majoritairement contre

Deux jours auparavant, mardi 26 mars, le Premier ministre Donald Tusk avait cependant lui aussi déjà esquissé l'idée d'un référendum potentiel au vu de l'opposition de la droite nationaliste à un amendement nécessaire de la Constitution, pour lequel une majorité de deux tiers n'est pas réunie. "S'il y a un accord en faveur d'un amendement constitutionnel disant que l'adoption définitive de l'euro se fera à la suite d'un référendum, je n'aurais rien contre. Et c'est pour une raison évidente : il faut moins de voix pour remporter un référendum que pour obtenir une majorité de deux tiers de députés au parlement", a-t-il déclaré.

Varsovie n'est toutefois pas pressée de remplacer son zloty par l'euro. Preuve en est : la future adhésion du pays à la zone euro est rejetée par 62% des Polonais, selon un sondage publié mardi par le quotidien Rzeczpospolita. D'après cette enquête réalisée par l'institut Homo Homini en pleine crise chypriote, seuls 32% souhaitent l'adoption de la monnaie européenne et 6% n'ont pas d'opinion.

Remplir les critères de Maastricht

A juste titre, la Pologne veut commencer par mettre au plus vite son économie en conformité avec le traité de Maastricht. Or, actuellement, seule la dette publique polonaise, autour de 55% du PIB, est conforme aux exigences du traité européen. Son inflation moyenne en 2012 s'est chiffrée à 3,7% et son déficit des finances publiques reste toujours supérieur à la barre requise de 3% du PIB (3,4% en 2012).

Le chef du gouvernement libéral Donald Tusk et ses ministres assurent cependant que Varsovie remplira tous ces critères en 2015, date des élections législatives et présidentielle. La Pologne décidera alors de son éventuelle adhésion à la zone euro, comme l'a récemment indiqué le président Bronislaw Komorowski. En attendant, la Pologne a adopté le Pacte budgétaire européen. Ce qui lui permet de participer aux rencontres de l'Eurogroupe concernant la compétitivité et les réformes de structure de la zone euro.

Lire aussi: pour les Polonais, il est urgent d'attendre avant d'intégrer l'euro

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Commentaires
a écrit le 31/03/2013 à 13:49 :
Si la Pologne s'en sort c'est précisément parce qu'elle n'a pas adopté l'euro. Elle peut donc commercer avec le monde et cette europe de m.....! Si elle adopte l'euro, elle est cuite...! Réfléchissez un peu. L'euro ne peut dévaluer c'est tout le problème...!
a écrit le 29/03/2013 à 15:16 :
Peuple Polonais, n'allez surtout pas vous mettre dans ce merdier qu'est la zone euro, à moins que vous soyez masochistes...!?
Réponse de le 31/03/2013 à 6:47 :
Tu retardes ? Ils bossent déjà dans tous les pays d?Europe, donc ils utilisent déjà l'euro.
Réponse de le 31/03/2013 à 13:40 :
La Pologne pourrait adopter l'euro à partir du 1er janvier 2016 .... Mon pauvre Obélix, à part transporter des menhirs, tu n'as pas inventé la poudre....!!
Réponse de le 31/03/2013 à 13:45 :
La Pologne, le seul pays de l'Union européenne à avoir évité la récession depuis l'éclatement de la crise de la dette, s'est aussi donné le temps de suivre les changements en cours au sein de la zone euro. L'adhésion rapide à l'euro risque cependant de poser des problèmes internes à la Pologne où il faudra convaincre l'opposition nationaliste de soutenir des amendements constitutionnels nécessaires, ainsi que l'opinion publique dont à peine un tiers approuve actuellement l'abandon de la monnaie nationale, le zloty.
Il faut que tu diminues un peu ta ration de sangliers...! et de cervoise...!
a écrit le 28/03/2013 à 17:35 :
Mais qu'on arrête de nous mentir avec ces referendum qui n'existeront jamais ! Le peuple dira NON comme nous et vous connaissez le résultat. L'Europe est une dictature de velours alors évidement on ne voit rien venir, exactement comme une grenouille qui meurt quand on la met dans de l'eau froide au départ et on fait lentement chauffer ! La question est "que faire" "ou aller" "est-ce différent ailleurs ? " "si oui pour combien de temps ..." Tout cela nos dictateurs l'on bien compris il n'y a qu'à voir avec l'Allemagne à partir de 33.
Réponse de le 29/03/2013 à 9:38 :
chaque fois que l'on a voulu unifier l'Europe, la guerre s'en ai suivie
Réponse de le 29/03/2013 à 11:43 :
oulaaaa !!!! s'en EST suivie. Autant pour moi
a écrit le 28/03/2013 à 16:17 :
La Pologne,après avoir profité des fonds structurels qui leur ont permis de se moderniser à toute vitesse ,regimbe à entrer dans l'euro.Justement après la tragédie grecque puis chypriote,on n'en veut plus de ces pays tricheurs,traficoteurs,menteurs,truands qui quémandent tout le temps une ristourne,une augmentation,des crédits et des exemptions
sur notre dos.Vivement le retour à l'Europe des Six,quant aux autres des simples partenaires
et sans bonbons.
Réponse de le 28/03/2013 à 17:44 :
De 1981 à 2003 pendant que la Pologne se débattait dans les affres du communisme puis d'une sortie cahotique du communisme, comme ailleurs, la grèce , par exemple, était inondée de fonds structurels, puis depuis alors que la grèce continuait à toucher plein pot de l'europe, la pologne elle ne touchait qu'une portion congrue, par exemple elle n'a eut le droit au départ qu'au quart de ce qu'elle aurait du toucher au titre de la pac, avec rattrapage étalé jusqu'en 2013 ...
Donc la pologne, ou d'autres pays de l'est tel que la roumanie qui contribue plus au budget UE qu'elle n'en touche, ne sont pour rien dans la crise de l'euro.
Par contre ceux qui y sont pour tout sont nos politiciens nationaux qui ont pondu ces inepties d'euro et de maastricht : logique que ça tourne mal : ils ne sont pas capables de gouverner la france, et pourtant ils ont la prétention de donner le la à la construction européenne ...
a écrit le 28/03/2013 à 15:45 :
Ne rentrez pas dans la zone euro vous voulez la faillite de votre si beau Pays et mettre par terre votre peuple si sympa
Réponse de le 28/03/2013 à 17:36 :
la richesse, il l'ont deja par leur cohesion sociale, 100% blanc et 100% catho, du moins par leur racine.
a écrit le 28/03/2013 à 15:28 :
Faudrait conditionner l'adhésion à l'UE et aux aides européennes et tout le toutim à la zone euro. Faudrait qu'on nous demande à nous aussi si on veut de la Pologne dans la zone euro ...
Réponse de le 29/03/2013 à 9:40 :
nous on veut ni la Pologne, ni l'euro, ni l'union européenne. Mais ça, l'oligarchie s'en fout
Réponse de le 29/03/2013 à 16:05 :
Souvenez-vous. Le 29 mai 2005. À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés. Ce troisième référendum français sur un traité européen (après ceux de 1972 et 1992) est le premier à être rejeté.
Est-ce que nos gouvernants nous ont écouté ? Bien sûr que non... Toto à raison, vous pouvez voter, ils n'en ont rien à foutre. C'est ce qu'on appelle la démocratie... !!
a écrit le 28/03/2013 à 15:26 :
Hahahahahaa!!! L'idée fait son chemin jusqu'aux deux ministres les plus concernés et qui disent vouloir un référendum dont tout le monde sait que les polonais dans leur grande majorité vont voter contre l'euro? Un peu moins de propagande serait bienvenue, à moins que ce ne soit de l'humour...
a écrit le 28/03/2013 à 15:03 :
pas de risque pour eux ils ont tous internet (abonnement deductible des impots) et la
diaspora disseminée dans l'Europe/Euro leur a expliqué les "images".
a écrit le 28/03/2013 à 14:53 :
Ils feront comme la France, non à l'Europe à 62% , les politiques voteront OUI , et quelques années après on leur prend 7% sur leurs économies pour renflouer les banques. Elle est pas belle la démocratie.
Réponse de le 29/03/2013 à 9:41 :
la démocratie européenne est à jamais gravée ds le marbre. On l?étudiera ds toute les grandes écoles
a écrit le 28/03/2013 à 14:35 :
la Pologne pas plsu que la slovénie pas plus que la Grèce, Chypre, l'Iralnde, l'Espagne, le Portugal ou l'Italie e m^me la France n'ont ou n'avaient intérêt à rentrer dans l'UEM d'autant comme on l'a déjà souligné et re souligné, les allemands ne jouent pas le jeu, ils gagnent sur les tableaux, ne renvoient pas l'ascenseur, et croient que tous les pays peuvent avoir la même stratégie qu'eux, bien entendu tout ça c'est de l'hypocrisie et de l'aveuglement à l'état pur, et de crise en craquements de craquements en tremblements, l'UEM explosera, donc autant préparer une sortie digne et qui évite le drame, mais les allemands sont ils prêts ya t il un seul pilote en France pour engager la man?uvre, tout le monde est comme l'autruche affolée la tête sous le tapis, ils faut faire des économies, il faut tailler dans les dépenses publiques de foncionnement, bien entendu mais cela ne suffira pas, il faut sortir du traquenard de l'euro et peut être m^me de l'UE et engager la France sur la voie de l'efficacité par la baisse graduelle des prélèvements sociaux et fiscaux par la création et le développement d'entreprises et la transformation complète des cursus de formation de l?élite, des écoles comme Sciences Po doivent disparaitre, celui qui veut faire de la science politique fait la fac, c'est bien au dessus, il faut supprimer l'ENA, et instituer des écoles de formation des cadres publics comme ce qui existe avec l'ENS dans les domaines concernés, et il faut rapprocher toutes les soi disant grandes écoles des facs. Par ailleurs, l'enseignement doit comporter dans les cursus des volets extrêmement pratiques tournés vers l'entreprise ou la recherche fondamentale ou appliquée, au ras du sol,car, les technocrates ont échoué.
Réponse de le 28/03/2013 à 15:29 :
L'UE et l'euro sont des idées d'avenir. Malheureusement il ne fallait pas laisser les politicards et les lobbys s'en occuper.
Réponse de le 28/03/2013 à 16:59 :
L'Europe c'est quoi au juste? C'est à la fois grand et petit c'est en fonction de la vision géopolitique que l'on en a et bien entendu de ses propres intérêts. Et la géopolitique que l'on en a c'est celle du puissant, du conquérant ou du faible, de celui qui abdique ou qui a abdiqué, qui s'est laissé bercé par la douce Meuse de la puissance passée, de la technocratie hautaine et lénifiante et surtout les politicards comme vous dites, mais il y a politicard et politicard et puis il y a des peuples qui avancent tels des armées comme l'Allemagne, la Chine ou le Japon, et des pays qui préfèrent la rente financière ou immobilière ou des matières premières. Quand on a la rente financière, et que les légions sont en place partout dans le monde même si elles ne paient pas bien leur tribut, et qu'on verrouille les technologies de l'information et de l'armement, on a rien à craindre. Quand on a même plus de quoi assurer sa propre défense, on est en péril d'autant plus qu'on joue avec les règles du plus fort en l'occurrence l'Allemagne, imaginez un cycliste de plat devant franchir les Alpes, mal préparé et avec un braquet qui ne lui correspond pas et en plus son bidon de flotte on lui en retire la moitié pour les gars de l'équipe du Luxembourg, ou des Pays Bas ou de Suisse ou d'Irlande, qui en ont déjà 2 ou 3 chacun et des vélos bien plus légers, ah bien ce cycliste en l'occurrence peut être nous il finit par abandonner, il ne peut pas suivre. Pour revenir dans la compétition, il lui faut tout reprendre, bâtir sur ses points forts, intensifier l'entrainement, innover, et choisir le bon braquet. Donc si on reste là où on est sans comprendre cela, on finira lessivés en position de voiture balai.
Réponse de le 28/03/2013 à 19:33 :
J'adore la comparaison avec le cyclisme ! Je n'ai pas tout compris mais j'adore
Réponse de le 29/03/2013 à 9:43 :
thargor ou plutôt troll. ce ne sont pas des idées d'avenir, expliques aux gens qu'il ne peut avoir une même monnaie pour 17 économies différentes. l'euro convient à une seule économie, c'est l'économie allemande.
Réponse de le 29/03/2013 à 16:08 :
En parfait accord..! Mais vous savez bien que le bon sens n'existe plus...!
a écrit le 28/03/2013 à 14:32 :
P.tain, faut croire qu'ils s'ennuient ferme les Polonais !! ils veulent du stress, du désespoir, des emmerdes, ils vont être servis avec l'UE!! ils vont en revenir, très, très vite.. !!!
Réponse de le 28/03/2013 à 15:32 :
Les polonais se demandent s'ils ne vont pas pouvoir toucher un chèque à lagrecque en adhérant à l'euro qui in fine devrait faire au bas mot...200 milliards d'euros§!!! c'est à dire bien plus que le montant de la dette grecque lors de l'entrée de ce pays dans l'UEM (où est passé le fric personne ne veut savoir, un peu à Chypre sans doute)...mais a priori les allemands commencent à dégainer on l'a vu avec Chypre et la Slovénie tremble.
a écrit le 28/03/2013 à 13:50 :
Ca permettra de jauger ce qu'est l'europe ...

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