La liberté de mouvement en Europe doit être réduite, selon David Cameron

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Les conditions de versement des allocation de chômage aux étrangers seront durcies, promet David Cameron.
Les conditions de versement des allocation de chômage aux étrangers seront durcies, promet David Cameron. (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Dans une tribune publiée par le Financial Times, le Premier Ministre britannique dit vouloir restreindre les droits sociaux des travailleurs européens au Royaume-Uni et annonce vouloir œuvrer auprès de l'Union européenne pour une révision du principe de libre circulation.

A partir du 1er janvier 2014, les citoyens bulgares et roumains pourront librement travailler au Royaume-Uni comme dans les autres Etats membres. Dans une tribune publiée mardi dans le Financial Times, le Premier Ministre britannique, David Cameron, s'attèle à répondre à l'inquiétude suscitée selon lui dans l'opinion publique par cette nouvelle ouverture, promettant des initiatives immédiates ainsi qu'à long terme.

La vie des Européens travaillant au Royaume-Uni sera plus dure

Tous les moyens légitimes selon le contenu actuel des traités européens, "signés par les travaillistes", seront mis en œuvre, promet le leader conservateur, qui évoque des mesures analogues adoptées par les Pays-Bas.

"Nous sommes en train de changer les règles afin que personne ne puisse venir dans ce pays et espérer obtenir des allocations de chômage immédiatement."

David Cameron prévoit au contraire de ne plus en verser aux étrangers pendant les premiers trois mois suivant leur arrivée, et de les restreindre ensuite à une durée de six mois, sauf si le bénéficiaire est en mesure de justifier d'une réelle perspective de travail. Les travailleurs à temps partiels qui demandent des allocations complémentaires devront aussi démontrer que leurs revenus dépassent un certain seuil et les nouveaux arrivants ne pourront plus prétendre à des aides au logement.

"Si les gens ne sont pas là pour travailler, ils seront expulsés. Ils ne pourront ensuite plus revenir pendant douze mois, sauf s'ils prouvent d'avoir une bonne raison d'être là, comme un travail."

Le Premier Ministre s'attaque notamment à ceux qui "font la quête ou dorment dans la rue" et promet aussi de multiplier par quatre (jusqu'à 20000 livres sterling) l'amende imposée aux employeurs de ces travailleurs qui leur versent des salaires inférieurs au minimum garanti.

Depuis 2004, les États membres ont appris trois leçons

L'élargissement de l'UE à dix nouveaux pays en 2004 a déclenché "le plus grand mouvement migratoire en Europe en dehors des temps de guerre", pointe David Cameron pour justifier ses mesures, soulignant que "un million de personnes d'Europe centrale et orientale vivent désormais au Royaume-Uni". Une expérience dont il tire trois enseignements.

"En 2004, le gouvernement travailliste avait décidé que le Royaume-Uni renoncerait complètement à toute mesure transitoire vis-à-vis des nouveaux Etats membres de l'UE (...). C'était une erreur monumentale."

Lors de l'entrée d'un pays dans l'Union européenne, les États qui en sont déjà membres peuvent choisir de restreindre le droit des nouveaux citoyens européens de travailler sur leur territoire pour une période n'excédant pas les sept ans. Le Royaume-Uni, qui n'avait pas exercé cette option face aux entrants de 2004, l'a faite valoir vis--à-vis de la Roumanie et de la Bulgarie. Le gouvernement de David Cameron a même étendu cette restriction, initialement de 5 ans, jusqu'à sa date limite: le 31 décembre 2013.

"Il n'était guère surprenant que, avec un revenu par habitant dans les pays entrants représentant environ la moitié de la moyenne européenne, autant de personnes décident de venir ici".

Les travaillistes auraient dû anticiper ce lien entre migrations et disparités de revenus...

"Si travailler ne paye pas, ou si les Britanniques manquent de compétences, cela crée un énorme vide dans notre marché du travail qui sera rempli par des étrangers."

Le gouvernement britannique affirme en conséquence être actif sur les deux fronts: celui du renforcement de la formation des jeunes et celui de la mise en place d'un "système social qui encourage le travail".

La liberté de mouvement doit être corrigée

Tout en reconnaissant que le marché unique sert aussi les intérêts du Royaume-Uni et de ses citoyens qui s'expatrient, David Camron propose d'en revoir les applications.

"La liberté de mouvement est devenue l'élément déclencheur de vastes mouvements de population causés par d'énormes disparités de revenus. Cela prive de talents des pays qui ont besoin de retenir leurs meilleurs citoyens et met les communautés sous pression".

David Cameron propose donc, "avant que de nouveaux États ne rejoignent l'UE", de revoir le principe central de la liberté de mouvement, affirmant partager ce souci avec l'Autriche, l'Allemagne et les Pays-Bas.Il suggère notamment d'établir de nouveaux accords ralentissant l'accès aux marchés du travail réciproques tant que le risque de vastes migrations existe. Il s'agirait ainsi, par exemple, d'exiger que les pays entrants aient atteint un certain niveau de revenus ou de PIB par habitant avant que la libre circulation de leurs travailleurs soit entièrement autorisée, ou de permettre aux anciens États membres de fermer leurs frontières une fois qu'ils ont atteint un certain taux annuel d'immigrants européens.

La menace du référendum sur l'adhésion du Royaume-Uni à l'UE, que David Cameron a promis s'il est réélu en 2017, reste en toile de fond de cette tribune, comme d'ailleurs la crainte liée à l'essor des partis d'extrême droite en Europe.

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Commentaires
a écrit le 28/11/2013 à 16:28 :
Enfin un politique intelligent. Si seulement ça pouvait nous arriver aussi !!
a écrit le 28/11/2013 à 13:30 :
Je reprend ce qu'à écrit Noah ci -dessous, mais je suis tellement d'accord que ca vaut le coup de le réécrire : "Et harmoniser la fiscalité, le code du travail, bref les lois tout simplement sur l'intégralité du continent européen ce ne serait pas une meilleure idée ?" J'aurai rajouté que l'idée simpliste et égoïste de Cameron n'est pas vraiment étonnante de sa part ...
a écrit le 28/11/2013 à 12:42 :
Cambronne a raison, l'Europe doit être réduite, à commencer par l'angleterre
Réponse de le 28/11/2013 à 18:23 :
Ridicule argument que de citer les guerres, mais puisque vous insistez.
Pendant 1000 ans les anglais nous on fait la guerre et ont tenté d'envahir notre pays plusieurs fois, dont une quasi fructueuse (guerre de cent ans) provoquant massacres et pillages
.
1914= La France a fait la plus grosse part du travail et de sacrifice contre l'allemagne. Allemagne que l'angleterre avait soutenu , payé, et allié contre la france 5 fois sous Napoléon.
1940= Les anglais les premiers a filer dans leur barquette à Dunkercque quand ça a commencé à sentir le roussi.

Qu'en penserait un collabo anglosaxon qui aime bien citer le passé?
a écrit le 28/11/2013 à 11:25 :
Ce sont les mêmes qui ont poussé à l'élargissement vers l'Est (avec l'Allemagne) et défendent l'ultralibéralisme. Ils détruisent l'Europe de l'intérieur...
Réponse de le 28/11/2013 à 15:00 :
@ ivan...
Oui à l' entré de la Turquie , les Anglais ont déja oubliés....et un loup de plus dans la bergerie...
Uk = sous marin Us .
a écrit le 28/11/2013 à 10:54 :
C'est un anglais qui nous démontre commet l'Union européenne engendre le chômage . Alors ce n'est pas beau , mais il faut fermer les frontières et adopter une aide aux chômeurs sur le modèle néerlandais .
a écrit le 28/11/2013 à 10:04 :
Il a y le principe Bolkenstein qui permet aux entreprises d'offrir leurs services dans les pays de l'UE en contunuant de cotiser dans la secu de leur pays d'origine. Pouquoi alors ne pas appliquer ce même principe à tous les travailleurs migrants ? Ce sera la secu du pay d'origine responsable pour les allocs sociales d'un travailleur etranger sauf si ce travailleur avait déjà cotisé pendant p. e. 5 ans dans la secu du pays d'acceuil. Comme ça, en evitera que les gens migrent pour profiter du regime social plus genereux que celui de leur propre pays sans penaliser ceux qui migrent pour travailler.
Réponse de le 28/11/2013 à 13:51 :
Pas une mauvaise idée. Sauf que ceux qui travaillent sont en général ceux qui paient pour ceux qui bénéficient de la Secu (malades et autres).
Par contre, on pourrait imaginer un système de compensation national: un étranger qui vient travailler en France mais cotise dans un autre pays, ce pays doit verser a la secu le montant d'un travailleur français équivalent. Belle usine a gaz!
Réponse de le 28/11/2013 à 15:28 :
En fait ce que j'ai voulu dire c'est qu'un immigré n'aurait droit aux prestations sociales du pays d'acceuil qu'après ayant cotisé dans la secu du pays d'acceuil pendant 5 ans. Jusqu'à là, ce serait à la secu du pays d'origine de payer les prestations sociales auxquelles cet immigré aurait droit selon les règles de son pays d'origine.
a écrit le 28/11/2013 à 9:26 :
Et harmoniser la fiscalité, le code du travail, bref les lois tout simplement sur l'intégralité du continent européen ce ne serait pas une meilleure idée ?
a écrit le 28/11/2013 à 6:18 :
Il ferait mieux de sortir de l'EU, cela lui faciliterait la tâche! la libre circulation = acquis communautaire.! Si il veut changer les règles, il devra obtenir l'unanimité des membres! Hihi....lui qui défend bec et ongle SON véto, il va déguster! Sinon, pour parler plus sérieusement, le problème vient surtout du fait que nous sommes et restons des états purement nationaux et que rein n'est fait pour éduquer la population européenne. C'est comme dire on va restreinte la liberté de circulation des Corses ou des Bretons ou des antillais...au sein de la France....ce qu'il faut faire c'est permettre à l'EU de créer des emplois et augmenter le niveau de vie des habitants de ces contrées lointaines de l'est. on mélange tout mais il est vrai que l'Eu a besoin d'un choc fédérateur, le péril que représente Cameron pour l'EU permettra maybe à ce choc de se produire?
Réponse de le 28/11/2013 à 7:52 :
Vous êtes incorrigible. Le péril pour l'Europe n'est pas Cameron. C'est le dogmatisme aveugle qui ronge cette Europe qui ne se réduit plus qu'à un marché du fait de la démission de nos politiques depuis des années et des élargissements qui se sont substitués à l'approfondissement de la construction européenne. Le mur de Berlin est tombé et la béatitude ne mène qu'à la désillusion actuelle. La Nation, comme une frontière, protège ; l'Europe actuelle nous expose à tous les vents. Il n'y a pas de Nation Européenne. D'ailleurs, les européens ne parlent même pas la même langue : ils ne peuvent pas se comprendre.
a écrit le 28/11/2013 à 1:18 :
Je te dis pas le tollé si Marine Le Pen disait la moitié de ce que dit Cameron !!! Ce qui le gêne, ce n'est pas les gens qui apportent des compétences et qui, en général, ont de bons salaires, paient des impôts et bénéficient peu des aides en tout genre. Bon, c'est pas grave, on va accueillir tous ceux qu'il ne veut pas au nom de la solidarité et contre les extrémismes :-)
a écrit le 27/11/2013 à 22:16 :
bah, en France, je protège un voisin anglais, noir, poour qu il puisse s exprirer! Quand il parle c c comme s il est dans ma pièce 10 mètres dans l officiel
a écrit le 27/11/2013 à 22:11 :
Ole ole ole Mr est absent de la presse!
a écrit le 27/11/2013 à 21:59 :
Mr Cameron is a boss, on vous salue bien bas! Vive l emploi en europe zéro! Nous avons la Mr new churchill... hiya
a écrit le 27/11/2013 à 20:49 :
Il a raison , quand je vois beaucoup d'anglais venir chercher une retraite de plus de 1000 euros chez nous à 65 ans .
a écrit le 27/11/2013 à 20:34 :
Et si on naturaliserait David Cameron ?
Réponse de le 28/11/2013 à 2:45 :
Et si vous appreniassiez la conjugaison ?

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