Le Portugal redevient attrayant sur les marchés financiers

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Les investisseurs se sont montrés friands de titres portugais
Les investisseurs se sont montrés friands de titres portugais (Crédits : reuters.com)
Lisbonne est parvenue sans peine à placer 750 millions d'euros de dette à 10 ans ce mercredi à une taux moyen de 3,5752%. Un prélude à sa "sortie" du plan de sauvetage. Mais l'avenir ne s'annonce pas rose.

Le Portugal a émis ce mercredi pour 750 millions d'euros d'obligations d'Etat à 10 ans pour la première fois depuis 2011. Ce placement s'est effectué au taux moyen de 3,5752 %, soit un taux inférieur à celui du marché. La demande était forte, environ de 3,5 fois l'offre, mais il est vrai que le succès de ce placement ne faisait aucun doute. Après l'Irlande, le Portugal est le deuxième pays sous programme à réussir ce retour sur le marché des obligations à long terme. Voici deux semaines, la Grèce avait réussi à placer des titres à 5 ans.

Les raisons du succès

La principale raison de ce succès auprès des investisseurs est d'abord la volonté de ces derniers d'acquérir des titres sûrs et rémunérateurs. C'est le cas des pays périphériques qui, rappelons-le, offrent encore de beaux rendements dans un contexte de faible inflation. Par ailleurs, la BCE, depuis septembre 2012, garantit implicitement les obligations d'Etat de la zone euro sur le marché secondaire avec son programme OMT de rachat illimité de titres.

A cela s'ajoute, évidemment, l'amélioration de la situation budgétaire et conjoncturelle du Portugal. La croissance trimestrielle est revenue au deuxième trimestre 2013 et le pays a connu, selon l'office national des statistiques, une croissance annuelle de 1,6 % au dernier trimestre de l'an passé. Quant au déficit public, le gouvernement devrait le ramener sous les 3 % l'an prochain. Tout ceci évidemment, rassure les marchés, mais il est évident qu'il ne peut s'agir d'un élément déterminant.

Convalescence économique

Sur le plan économique, le Portugal est en effet convalescent. Si les exportations sont dynamiques en raison de la baisse du coût de la main d'œuvre induit par la politique de dévaluation interne des deux gouvernements portugais, la demande intérieure reste très fragile. La consommation des ménages a connu une hausse annuelle au dernier trimestre de 1,6 %, mais elle partait d'un niveau très faible et entretemps, le chômage a reculé. En revanche, les entreprises continuent à désinvestir, quoique moins vite. Comme toutes les économies traitées par l'austérité, le Portugal est donc fortement dépendante des exportations, autrement dit du contexte international. C'est une économie encore très fragile et dont la richesse est encore inférieure à celle de 2007.

Sortir du plan de sauvetage

Ce retour sur les marchés signifie sans doute que le pays pourra sortir comme prévu le 17 mai prochain du « plan de sauvetage » à l'image de ce qu'a réalisé l'Irlande. La troïka, arrivée mardi à Lisbonne, devrait donner son feu vert à cette sortie en douceur. Ce serait un succès de façade important pour le premier ministre Pedro Passos Coelho qui en avait fait un objectif de sa politique. Il a ainsi proclamé hier que le pays « allait enfin retrouver son indépendance financière. » Pourtant, rien n'est moins vrai.

Défis à venir

En effet, compte tenu de son niveau d'endettement (128 % du PIB), le pays est dans l'obligation de dégager des excédents primaires (hors service de la dette) pendant de nombreuses années. Le remboursement des dettes au MES ne débutera que dans les années 2020 ! Certes, les marchés pourvoiront en partie aux besoins du pays, mais dans la mesure où le Portugal tiendra ses comptes. Pour être vraiment indépendant, le Portugal devra donc attendre que le développement des exportations irrigue l'ensemble de l'économie et lui permette un développement de sa demande intérieure. Mais l'évolution n'est pas aisée : l'avantage compétitif du Portugal est pour le moment le coût du travail. Relever le niveau de vie du pays passera donc par le développement de secteurs plus haut de gamme. Le Portugal y parviendra-t-il ? C'est à souhaiter, mais il ne faut pas oublier que les concurrents européens et extra-européens du Portugal ont et vont aussi jouer sur les coûts. La menace d'un maintien pendant longtemps d'une pression sur les coûts est donc également possible. Ce serait désastreux pour l'économie et la société portugaises.

Conséquences politiques

Bref, Lisbonne est loin d'être sortie d'affaire. Du reste, à Bruxelles, on aimerait « offrir » un « filet de sécurité » au Portugal, en cas de « rechute » et de retournement des marchés. Preuve que la situation reste fragile. Reste enfin les conséquences politiques dans un pays malmenés par quatre ans d'austérité. La coalition de droite au pouvoir remonte certes légèrement dans les sondages, mais elle est devancée par les socialistes. Quant aux forces d'extrême-gauche, ils pèsent 18 % des voix, contre seulement 13 % en 2011. Il n'est donc pas sûr que Pedro Passos Coelho profite in fine du remède de cheval qu'il a imposé à son pays.

 

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a écrit le 24/04/2014 à 15:38 :
Qui peut croire qu’une inflation faible et une croissance faible pour un pays dont l’endettement est situé 129% du PIB fin décembre 2012 sont compatibles avec la solvabilité budgétaire d’États contraints d’emprunter aux banques pour se financer. Des principaux pays de la zone euro, le seul qui a la solvabilité budgétaire, qui fait actuellement baisser son ratio dettes publiques sur PIB, est l’Allemagne grâce notamment à son énorme excédent commercial que le Portugal, la France, l’Italie sont loin de pouvoir atteindre. Ce n’est même pas la peine d’y penser. Fin février 2014 la dette italienne a atteint un plus haut historique a plus de 2017 milliards d’euros et ce pays est contraint actuellement de relâcher la rigueur normalement imposé par le pacte budgétaire européen pour tenter de relancer la croissance. Le système de l’euro-zone est en faillite. La seule question est le temps que ça va prendre pour que les fameux « marchés financiers » s’en rendent compte.
Réponse de le 24/04/2014 à 15:50 :
Le Japon est dans une situation d'endettement pire qui a commencée au début des années 80 il y a donc près de 35 ans, vous avez ainsi encore le temps de mettre quelques petits sous de côté ;o) Et il y aura bien d'ici là un peu d'inflation et quelques découvertes technologiques pour faire passer les crises qui ont toujours une fin, rassurez-vous.
a écrit le 24/04/2014 à 12:07 :
La voie pour tous les pays européens c'est le développement du haut de gamme. Si il n'y a pas un minimum de concertation pour savoir qui fait quoi entre tous ces pays, ça me paraît bien compliqué cette affaire.
a écrit le 23/04/2014 à 22:04 :
N'oublions pas que les taux d'intérêt sont des jeux de balancier : un qui baisse, c'est un autre qui monte... et les taux aussi bas pour les emprunts français ne sont à leur niveau QUE parce que les taux portugais, italien, espagnol et grec sont à des sommets !! S'ils baissent, le taux pour la France montera ... rappel : un point de plus, c'est près de 20milliards d'Euro par an à trouver !!!
Réponse de le 23/04/2014 à 22:19 :
Non les taux ne sont pas en vases communicants ! Taux bas = économie des voisins en meilleur forme = favorable aussi à la France = taux bas aussi ! Et vice versa si notre économie est faible.
a écrit le 23/04/2014 à 21:53 :
Heureusement que le Portugal était dans l'Union européenne et dans l'euro car sinon la crise était pire. Les taux de prêt auraient explosé, la monnaie aurait chuté, la dette aurait encore été plus lourde. Voir pour exemple Argentine, Ukraine et dans une moindre mesure Turquie entre autres.
Réponse de le 23/04/2014 à 22:01 :
Exact, merci d'avoir précisé car chez certains dès qu'il y a un problème c'est toujours l'Europe et l'euro, il faut rappeler l'économie pour les nuls ! Il devraient aller faire un tour en Bulgarie !
Réponse de le 23/04/2014 à 23:00 :
@ECO:

Bonsoir,

Ce qui est "bon" (ça reste a démontrer...) pour le Portugal ne l'est pas forcement pour la France.

Si demain la France décide de sortir de l'UE, étant la deuxième puissance économique de la zone, cela signifiait de facto l'éclatement de l'UE et la fin de sa monnaie: l'euro.

plus de 95% de notre dette est émise en droit français (seul 5% est émit en droit international !), donc nos 2 000 milliard de dette en euros se transformeraient en 2 000 francs Français, et dans tout les cas, vous ne pouvez pas rembourser quoi que ce soit dans un monnaie qui n'existe plus (l'euro). Ça n'a pas de sens.

Il y a beaucoup d’enfumage de la part de nos politiciens sur cette question...

Il n'est pas a exclure qu'un retour aux monnaies national puisse se révéler comme une bouffée d'air frais pour les économies de la plupart des pays de la zone euro. d'ailleurs qui profite vraiment de l'euro mis a part l'allemagne aujourd'hui ?

De toute façon, qu'en on observe la situation actuelle, je ne vois pas comment cela pourrait être pire.

La macro économie est bien plus complexe que les simples slogans bassement électoralistes que nos dirigeants ont l'habitude de scander. Ne vous laissez plus avoir...

Cordialement.
Réponse de le 24/04/2014 à 5:52 :
Bonsoir Ricks,

Rien n'assure qu'une sortie de la France de la zone euro des 18 pays qui la constituent empêcherait ce dernier de continuer d'exister.

Par ailleurs la dette de la France, sa position moins importante dans le monde comparativement au passé, la perte de valeur par rapport à l'euro, entraînerait une forte hausse des taux d'intérêt donc accroissement supplémentaire de dette et inflation, sans parler d'autres secousses et sorties de capitaux, bourse etc. On ne voit pas où serait l'avantage avec en plus la défiance des prêteurs échaudés par une manipulation de monnaie et contestable juridiquement.

Il a fallu longtemps aux russes pour emprunter dans des conditions meilleures après l'épisode des emprunts russes de 17 et çà a laissé des traces qui perdurent encore aujourd'hui.

De plus si tout le monde sort de l'euro, on a connu la situation auparavant, c'est la guerre des monnaies jusqu'à parfois la guerre tout court avec des alliances qui se font et défont etc.

La sortie de l'euro a un coût très élevé et comporte des coûts permanents ensuite pour les entreprises, ces dernières avaient d'ailleurs sollicité l'euro.

Enfin vous rappelez plus en dessous qu'il faut des conditions pour une monnaie. Il se trouve que la France se retrouvant seule ne bénéficie pas de toutes les conditions pour avoir une monnaie suffisamment stable avant longtemps, avec les problèmes induits.

Faire croire qu'une sortie de l'euro est la solution de nos problèmes est faire reposer beaucoup sur une simple monnaie et ne pas voir que beaucoup de pays hors euro ont des problèmes pires.

Cordialement.
Réponse de le 24/04/2014 à 6:59 :
Vos commentaires me font penser aux slogans des dirigeants communistes de l'URSS : "si l'euro ne marche pas, c'est qu'il n'y a pas assez d'euro." Comme toute construction supranationale sans l'accord des peuples, l'EURSS s'effondrera ...
Réponse de le 24/04/2014 à 8:56 :
L'Europe a été faite à cause des guerres et avec le plein accord des peuples qui votent pour le parlement. C'est sans l'Union européenne que l'Europe risque de s'effonder comme elle l'a déjà fait maintes fois. Il ne faut pas travestir l'histoire au nom de partis séparatistes qui cherchent le pouvoir et uniquement leur pouvoir.
Réponse de le 24/04/2014 à 9:09 :
@ @ Riton : Vincent a raison. L'Urss n'était pas un modèle similaire à l'Europe qui est plus à comparer aux Etats-Unis. Ces derniers existent depuis quelques 300 ans. L'Urss n'a pas tenu ce temps. La France a aussi un long parcours historique avec des régions et peuples différents. Le plein accord des peuples on ne l'a même pas en France alors prétendre que l'Europe va s'effondrer sur ce motif est absurde, d'autant que l'on vote en Europe et que l'on votera sans doute plus à l'avenir.
Réponse de le 24/04/2014 à 9:22 :
Vous confondez "Union européenne" avec Europe. Vous sous entendez qu'hormis le machin technocratique et oligarchique qui échoue, il n'y a pas d'autres solutions pour construire l'Europe. En gros vous dites (et ça ressemble à la propagande basée sur la peur des européistes) : "c'est soit l'Europe de Bruxelles, soit le repli sur soi". Permettez-moi de penser qu'il y a une alternative démocratique à l'EURSS !
Réponse de le 24/04/2014 à 14:22 :
@ @ Vincent et eco : il y a des améliorations et avancées à apporter à l'UE actuelle mais les alternatives ne sont techniquement pas nombreuses entre Europe des Nations qui avait des avantages au début mais a montré ses faiblesses, les Nations tirant la couverture à elles et bloquant des avancées aux bénéfices de tous et conduisant à la situation actuelle. Le système Fédéral difficile à appliquer. Le système confédéral ou une option entre les 2 Confédéral/Fédéral selon les thèmes concernés (défense, fiscalité etc). L'important est de renforcer des imbrications, collaborations, harmonisations et équilibres éco et fiscaux entre pays de même que l'aspect contrôle et démocratie, sinon la réalité montre que l'on n'avance pas et chaque crise éco ou autre pose problème. De simples partenariats existaient déjà comme avec d'autres pays et n'ont pas fonctionné durablement.
a écrit le 23/04/2014 à 17:32 :
merci l'euro !!!!!!! merci Berlin !!!!!!
Réponse de le 23/04/2014 à 21:55 :
Expliquez nous ? car pas grand chose à voir avec l'euro ou Berlin. Pourquoi toujours vouloir des boucs émissaires faciles plutôt que de regarder ses propres erreurs.
Réponse de le 23/04/2014 à 23:23 :
@ECO

Il n'est pas question de chercher un bouc émissaire. c'est une simple règle économique. Quand ont veux créer une monnaie commune, il y a certains paramètres a respecter avant de la mettre en place.

Aujourd'hui l'euro est comme un habit a taille unique avec lequel ont essaie d’habiller une famille de 28 personnes de corpulences différentes.
Il est donc trop petit pour certains, trop grand pour la plupart, mais en définitive jamais adapté à personne.

Et donc ça ne fonctionne pas.
Réponse de le 24/04/2014 à 6:09 :
@ Ricks : Ce n'est pas l'euro qui est à l'origine de la crise dans le monde et donc en Europe.

Les paramètres de la monnaie peuvent pour beaucoup se corriger sans avoir à démanteler l'Europe et l'euro. Bien des pays du monde et dans l'histoire ont eu à gérer des zones d'économies très différentes et on peut citer les Etats-Unis avec des Etats parfois très fortement variés au plan économique et ce sans qu'il soit besoin d'aller jusqu'à faire les Etats-Unis d'Europe.

Hors euro la crise aurait bien plus affecté certains pays européens comme c'est le cas de pays hors euro actuellement.

Que certains critères nécessaires à l'euro n'aient pas été respecté est un fait mais ce n'est pas l'euro l'origine des problèmes. les différentes crises économiques au cours de l'histoire et notamment européenne, attestent que l'on peut se retrouver dans une situation durablement bien pire hors d'un système comme la zone euro.

Si çà ne fonctionnait pas la situation des pays qui étaient les plus touchés ne commenceraient pas à donner des signes plus positifs.
Réponse de le 24/04/2014 à 7:18 :
L'euro n'est la cause de rien mais force est de constater qu'une monnaie unique dans une zone sans convergence fiscale, sans mécanisme de transferts etc. est vouée à un échec total. Des économistes aussi différents que Friedman ou Allais l'ont expliqué et les faits le démontrent chaque jour. Après je comprends que les petits rentiers de 68 adorent l'euro mais ils vont inexorablement vieillir et disparaître et l'euro avec eux ...
Réponse de le 24/04/2014 à 9:03 :
Allais et Friedman ont souligné à cette fin la nécessité d'achever la construction européenne qui a été stoppée sous Chirac. Il n'y a pas de fatalité. L'Empire romain ne s'est pas effondré à cause de sa monnaie et pourtant il était vaste. Et bien d'autres exemples en attestent. Si l'Europe devait disparaitre ce ne serait pas l'euro la cause principale. Dans tous les cas l'Europe a été fondée sur une réalité bien concrète et fondamentale. Qu'il y ait des aménagements à faire ne fait pas de doute mais revenir 50 en arrière sur la base d'une mauvaise analyse n'a pas de sens.
Réponse de le 24/04/2014 à 11:09 :
@ECO:

@ECO:

Contrairement à ce que vous prétendez, dans une interview de l'époque, Maurice Allais avait appelé a voter "non" lors du référendum de 2005 sur la constitution européene.

d'ailleurs, en parlant de réalité, comment nomme t-on une "démocratie" comme la France dans laquelle le résultat d'un référendum est piétiné par les dirigeants ? en principe on appel plus cela une démocratie...mais une dictature.

Le fonctionnement même de l'UE (a ne pas confondre avec "Europe" dont vous semblez faire l'amalgame) est basé sur le même principe que l'URSS: un égrégats d'états completement disparates qu'on essaie d'assembler entre eux, la volonté de crée un peuple unique (les soviets / les européens), la volonté de gommer toutes les diférences culturelles et les états nations, Une poigné de technocrates non élus par le peuple qui gouverne sans avoir de compte a rendre a personne...cela ne vous rappel rien ?

Tous les éléments sont devant vos yeux, il suffit juste de les ouvrir !
Réponse de le 24/04/2014 à 14:51 :
L'Urss n'était pas du tout organisée de la sorte. L'Ukraine comme les autres pays concernés en témoigne : son économie est encore au service du pouvoir central russe, d'où les diifficultées pour les 2 pays actuellement. L'Europe s'est développée sur le modèle de l'Europe des Nations. Ce système était opportun au début mais a montré ses limites face à la mondialisation et lors de la crise. Il a fallu que le Nations coopèrent plus pour affronter cette crise. D'où la nécessité d'un système entre confédéral et fédéral selon les sujets à traiter (défense, fiscalité, économie etc). Des harmonisations et plus de démocratie sont nécessaire. La désunion totale ferait perdre beaucoup comparativement à une coopération renforcée (l'union fait la force dans tous les domaines). Quant au référendum de 2005, il faut se rappeler qu'il y avait déjà eu plusieurs votes précédents favorables et préalables en France. Et par ailleurs de nombreux votes de pays favorables aussi.Le vote a été non comme il aurait pu être oui selon les débats menés et la période. Ceux qui maîtrisaient les textes concernés devaient être très peu nombreux. Donc ce type de référendum peut basculer rapidement dans un sens ou un autre selon l'époque, la qualité des débats. Le travail réclamé pour ce type de texte est par ailleurs énorme et il n'y a en fait pas 36 options possibles.Il a été modifié et adopté par les parlementaires élus. S'il avait fallu tout refaire et refaire voter chaque pays européens (17 de mémoire), on y serait encore dans 1 siècle ! Face à celà, il suffit de faire voter des modifications de thèmes plus clairs dès que c'est nécessaire pour adapter la marche de l'Europe aux changements voulus par les peuples. L'Europe peut s'adapter démocratiquement au fil du temps, rien n'est gravé dans le marbre mais il ne faut pas prétendre que le peuple, comme les présidents, ont la capacité de tout décider, tout le temps, sur tous les sujets, tellement les choses sont complexes. Concernant les technocrates, il existe des blocages par le parlement, mais qui envoie au parlement des gens souvent recalés de la politqiue nationale ? et qui vote pour ces mêmes politiques peu sérieux ? On ne peut reporter toutes les fautes à des soi-disant technocrates dont beaucoup sont en fait honorables et sérieux et en même temps voter pour des politiques laxistes qui envoient des consoeurs ou confrères recalés au plan national au parlement de l'UE et en plus soi-même pour beaucoup de français ne pas voter aux européennes ni se pencher sur les aspects européens et l'Europe dont on fait immanquablement partie qu'on le veuille ou non et dans l'UE ou pas. Pour la culture l'UE ne les a jamais gommé au contraire ! Les langues ont plus été défendues sous l'EU qu'en dehors, idem pour la biodiversité d'ailleurs !
a écrit le 23/04/2014 à 17:29 :
pauvres portugais ils se sont suicidés économiquement; ils peuvent dire merci à Bruxelles et à ses experts surpayés
Réponse de le 23/04/2014 à 21:57 :
Vous oubliez de regarder depuis l'origine et les apports énormes de l'Europe au Portugal. Quand on fait un bilan on essaie d'être objectif.
a écrit le 23/04/2014 à 17:20 :
Il serait intéressant de savoir qui achète cette dette et pour en faire quoi ...
Réponse de le 23/04/2014 à 21:58 :
Tous les fonds type sicav, assurances, caisses de retraite etc. Car çà rapporte et offre une diversification.
Réponse de le 24/04/2014 à 7:00 :
Donc la dette comme la guerre, c'est formidable pour les rentiers ...
Réponse de le 24/04/2014 à 9:13 :
Henri dit juste. La dette est "formidable" pour tout le monde, ceux qui ont besoin des fonds et les retraités entre autres qui prêtent. Pas nécessaire de faire de cliché avec des rentiers. Tout le monde est concerné.
Réponse de le 24/04/2014 à 9:25 :
Comme l'explique très bien Sapir, l'euro est la monnaie des banquiers et des rentiers. Cette monnaie dans une zone non optimale a en revanche détruit l'industrie des pays d'Europe du sud. C'est l'éternel retour du concret par rapport à la (mauvaise) foi des curés européistes ...
Réponse de le 24/04/2014 à 14:59 :
@ @ J : Un rentier de nos jours en un clic passe d'une sicav en euro à une sicav dans d'autres monnaies donc on ne voit pas en quoi l'euro ou d'autres monnaies seraient le refuge de rentiers. Rentiers taxés en France à 75% ou presque en plus ! L'Allemagne et d'autres pays du Nord entre autres sont favorisés par un euro, plutôt fort actuellement, ce n'est pas spécialement un pays de rentiers mais d'exportateurs. Les riches grecs ont 200 milliards d'euros en Suisse. Et l'Angleterre qui a conservé la livre à beaucoup de rentiers fianciers ! Donc la monnaie qu'elle soit euro ou autre n'est pas plus celle des rentiers ou des banquiers que d'autres. Vous avez du mal lire Sapir qui parfois s'égare mais là quand même !
Réponse de le 24/04/2014 à 22:33 :
En attendant l'Europe est une catastrophe par rapport à toutes ses fausses promesses. C'est le règne du tous contre tous, du chômage endémique, du recul des libertés, de l'explosion des inégalités etc. au profit de l'oligarchie ... Et oui l'éternel retour du concret par rapport aux sermons "moralistes" des curés européistes...
a écrit le 23/04/2014 à 17:08 :
Tout est dit l'économie portugaise reste très fragile... Espérons que l'investissement public et privé qui s'annoncent fassent effet rapidement...
a écrit le 23/04/2014 à 16:58 :
Une fois que le pays est démoli économiquement par l'austérité allemande, il redevient attrayant sur le marché comme en Grèce. trop bizarre.
Réponse de le 24/04/2014 à 9:17 :
L'austérité allemande ou la planche à billet américaine, la fin de l'histoire dira qui a eu raison entre les 2 systèmes mais il est probable que ce soit entre les 2 ! La Grèce n'aurait pas eu besoin de l'austérité allemande pour se démolir toute seule, regardez l'Ukraine, le Vénézuéla, l'Argentine etc ! Mais c'est plus pratique de dire que c'est Merkel etc.
Réponse de le 24/04/2014 à 9:30 :
Là on confine au grand n'importe quoi ... Des tas de pays s'en sortent sans l'euro et des tas d'autres s'enfoncent dans l'euro. L'inverse est aussi vrai. Toujours est-il que la foi en la monnaie unique dans une zone monétaire non optimisée confine à la religiosité ...si les pays à faible compétitivité n'ont plus l'arme monétaire de la dévaluation, ils n'ont que le choix de l'austérité permanente au travers de la dévaluation interne (= déflation). Bref ils vont vers le scénario à la japonaise : vieillissement + dettes croissantes + croissance anémiée
Réponse de le 24/04/2014 à 15:30 :
La Grèce a pleinement profité de l'euro et de son entrée dans l'UE auparavant. Plein de réformes n'ont pas été faîtes dont celles de la fiscalité. Les dettes ont dérapé avant la crise etc. On ne peut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre, à savoir: bénéficier des importants avantages de l'euro et de l'Europe au départ pendant longtemps (infrastructures etc), mettre pour les riches etc son argent en Suisse (des centaines de milliards pour les grecs concernés) et ne pas faire de réformes nécessaire ensuite et penser qu'il suffit de sortir alors de l'euro pour profiter d'une option puis y revenir ensuite quand c'est plus intéressant. La réalité est que la Grèce a globalement plus profité de l'euro et de l'Europe globalement sur la durée qu'elle n'en a eu des inconvénients même si la situation qu'elle traverse est encore très difficile. Les allemands ont connu de fortes dévaluations sous Weimar et ils s'en souviennent encore. Si la Grèce avait déposé le bilan hors euro et vu sa monnaie dégringoler avec forte reprise d'inflation, forte hausse des taux donc des prêts etc c'était sans doute de durée un peu plus courte mais plus violent encore mais en plus sans les avantages pendant longtemps précédemment. Une baisse de monnaie ne fait gagner que certains et dans certaines situations, donc certains pays pendant un certain temps. La baisse ne fait que reporter un problème mais si globalement rien n'est fait çà ne change rien. L'Ukraine, la Turquie, la Russie etc voient leur monnaie chuter, çà ne favorise pas leur économie dès lors que d'autres réformes et mesures ne sont pas prises et çà peut devenir tragique. Le Japon a fait baisser le yen mais a vu sa dette exploser. C'est un peut comme l'inflation qui fait croire aux épargnants que les taux de leur épargne montent alors qu'en fait l'inflation est plus forte et les appauvris. De plus on fait baisser les autres monnaies concurrentes.
Réponse de le 24/04/2014 à 22:49 :
Rien ne parvient à solutionner les dysfonctionnements de plus en plus paroxystiques du capitalisme financier. Que ce soit les politiques déflationnistes, les tentatives de monétiser la dette ou les relances keynésiennes, les crises sont rapprochées et touchent maintenant même les émergents et les émergés (mettant à bas les dernières certitudes affichées comme celle du "découplage"). Bref nous assistons à l'agonie d'un système que des soins palliatifs ont de plus en plus de mal à occulter ...
a écrit le 23/04/2014 à 16:51 :
Le gouvernement a entrepris une une véritable purge, ce qui est loin encore d'être le cas en France où le nombre de fonctionnaires (pour une grande part totalement improductifs) ne cesse de progresser. Ainsi la réforme territoriale est prévue à un horizon très éloigné ne permettant aucune économie à court terme. Et ainsi de suite.
Réponse de le 23/04/2014 à 17:26 :
tant mieux notre économie ne sera pas massacrée comme celle du Portugal
Réponse de le 23/04/2014 à 17:34 :
et vous vous produisez quoi?
a écrit le 23/04/2014 à 16:34 :
Encore une victime des euro-technocrates. Là aussi, le tableau est sombre : chômage à plus de 15%, un Portugais sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté, émigration de masse... Mais là, encore, ce n'est pas grave puisque le pays revient sur le marché pour se financer et engraisser les "investisseurs". Vive l'Europe de la prospérité et du plein emploi.
Réponse de le 23/04/2014 à 22:14 :
S'il n'y avait pas eu l'Europe c'était pire. Vous faîtes une erreur d'analyse économique en attribuant à l'Eruope ou à l'euro tous les maux.
Réponse de le 23/04/2014 à 23:12 :
@"S'il n'y avait pas eu l'Europe c'était pire"

--> j'imagine que ceux qui vous ont expliqué cela sont les mêmes personnes qui 20 ans auparavant vous promettaient "plein emploi, croissance, et prospérité" grâce a l'union européenne ?

Est-ce que je me trompe ?
Réponse de le 24/04/2014 à 15:44 :
Personne n'a prétendu que l'UE allait régler tous les problèmes définitivement. L'Europe apporte une zone de stabilité, l'impact des crises pétrolières + hausse des importations a été moindre, il y a eu de formidables développements grâce à l'UE, des coopérations énormes en R&D par les programmes européens et financements associés impossibles autrement, dans les échanges universitaires, des avancées sociales etc. Cà aurait pu être mieux encore si l'UE avait été améliorée encore et s'il n'avait pas fallu intégrer rapidment des pays d'une Urss qui s'effondrait et qu'on ne pouvait laisser tomber. L'exemple de l'Ukraine montre qu'un appui de l'Europe comme de la Russie serait nécessaire plutôt qu'un effondrement ou autre. Certains français rêvent d'une époque révolue sous de Gaulle où tout semblait aller bien, mais çà c'était avant ! Et ce n'est pas l'Europe ni l'euro qui est la cause de la situation actuelle en France mais la mondialisation. D'autant que la France a conservé pas mal de pouvoirs par rapport à l'UE. Mais quand c'est plus difficile il est plus simple d'accuser l'Europe ou l'euro ou l'Allemagne ou en son temps les pays du Sud ou avant les algériens, les italiens etc.

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