La "locomotive allemande" de l'Europe plus que jamais à l'arrêt

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L'excédent commercial allemand a encore atteint un record en mai 2014
L'excédent commercial allemand a encore atteint un record en mai 2014 (Crédits : reuters.com)
L'excédent commercial allemand atteint un niveau record en mai, mais principalement grâce à la chute des importations. Une mauvaise nouvelle pour l'Europe.

L'Allemagne restera toujours l'Allemagne. Ce mardi 8 juillet, l'Office fédéral allemand des statistiques Destatis a annoncé que l'excédent commercial de la première économie d'Europe se situait en mai à 18,8 milliards d'euros, soit 8,9 % de plus que le mois précédent et 23,7 % de plus que durant le même mois de 2013. C'est aussi le deuxième mois consécutif de hausse pour cet excédent. Enfin, il s'agit là d'un nouveau record pour l'excédent mensuel, effaçant le précédent qui datait d'août 2012.

Effondrement des importations

Le détail de ce chiffre montre pourtant une croissance assez modérée des exportations puisqu'elles reculent (en données corrigées des variations saisonnières) de 1,1 % sur un mois, et ne progressent que de 4,3 % sur un an. La mauvaise santé du commerce international touche aussi les entreprises allemandes. Mais les importations allemandes, elles, chutent encore plus lourdement : - 3,4 % sur un mois et -0,4 % sur un an. L'excédent allemand s'explique donc plus que jamais moins par les excellentes performances des entreprises allemandes que par l'absence de consommation de produits venus de l'étranger.

La faiblesse des importations en 2013, malgré la progression de la demande intérieure

Ces chiffres prouvent encore une fois que l'idée d'une Allemagne « locomotive » de la croissance européenne tient plus du mythe que de la réalité. Ils viennent conforter ce fait qu'avait déjà montré avec éclat le détail des chiffres du PIB allemand en 2013 : la croissance de la demande intérieure allemande ne signifie pas une croissance des importations. L'an passé, la demande intérieure avait crû de 2,4 %, ajoutant 0,7 point de PIB à une croissance de 0,4 % au final et pourtant, les importations avaient reculé de 0,6 %.

Dépendance vis-à-vis des exportations

En réalité, l'économie allemande reste encore une économie hautement dépendante de ses exportations. Le ralentissement du commerce mondial a conduit les entreprises à partir de 2012 à désinvestir assez fortement. L'investissement des entreprises a reculé de 3,4 % en 2012 et de 2,2 % en 2013. Ce désinvestissement a pesé sur les importations, malgré la croissance de la consommation. Au premier trimestre 2014, on a pu croire que le phénomène s'inversait : l'investissement a progressé de 8,1 % sur un an et a accéléré la croissance des importations sur le trimestre (+6,4 %). Mais ce phénomène pourrait n'avoir été que temporaire, lié d'une part à des achats d'équipement qu'il n'était plus possible de reporter et à une légère reprise des exportations au premier trimestre.

Retournement au deuxième trimestre

La situation semble avoir changé au deuxième trimestre. Les entreprises, devant le retour d'une certaine faiblesse de la demande externe, ont modéré leurs investissements. D'où la chute inattendue en mai de la production industrielle annoncée lundi 7 juillet (-1,8 % en mai sur un mois après un recul de 0,3 % en avril), qui n'est pas due qu'à la correction «saisonnière » du secteur de la construction après un hiver particulièrement doux. On remarque par ailleurs que les indices Ifo et PMI sont en recul depuis deux mois. Dès lors, la croissance allemande devrait revenir au deuxième trimestre à un rythme de croissance assez faible, faute de vrai moteur.

L'économie allemande reste fondée sur l'exportation

Que retenir de ces faits ? D'abord, que l'Allemagne reste une économie fondée sur l'exportation. Le retour de la croissance de la consommation, à partir de 2011, dans la foulée de l'amélioration du marché du travail depuis 2005 n'est pas encore assez suffisant pour changer la dynamique de l'économie allemande. L'investissement reste lié à l'export et les importations à l'investissement. Du coup, l'Allemagne risque de rester extrêmement sensible à sa compétitivité prix qui est en net recul. Dans un contexte où l'introduction du salaire minimum pourrait renchérir les services aux entreprises, le patronat allemand pourrait être tenté pour conserver ses parts de marché de réclamer une modération salariale qui pèsera in fine sur la consommation et, à défaut, de modérer son investissement. Résultat : les importations devraient encore en souffrir.

L'erreur de la stratégie européenne fondée sur la « locomotive allemande »

D'où la seconde leçon à tirer de ces chiffres : fonder un espoir d'accélération de la croissance européenne sur la demande allemande est un pari fort risqué et un peu illusoire. Les importations allemandes vont demeurer sous pression et la croissance de la consommation outre-Rhin n'est pas la garantie d'une demande croissante venue d'Allemagne. Or, une grande partie de la stratégie économique de la zone euro repose précisément sur cette illusion : les pays « périphériques » doivent abaisser leurs coûts pour pouvoir exporter, notamment vers l'Allemagne. Mais il n'y a pas de « locomotive allemande. » Les chiffres du PIB du premier trimestre, où l'on a vu l'Allemagne diverger assez fortement du reste de la zone euro, le prouvent. L'erreur de la stratégie européenne est donc patente.

L'Allemagne devrait écouter Matteo Renzi

Dernier point : l'Allemagne a donc tout intérêt à encourager la reprise de la demande en zone euro pour compenser davantage le recul de la demande dans les pays tiers, particulièrement les émergents. Elle devrait donc se pencher sur la proposition du président du Conseil Matteo Renzi de relancer l'investissement public dans ces pays, plutôt que de se braquer comme l'a fait encore ce week-end le président de la Bundesbank Jens Weidmann sur la question des déficits. Il est urgent pour l'Allemagne de comprendre enfin qu'elle serait aussi victime d'une croissance faible durable en zone euro. Mais les conditions politiques ne semblent pas réunies pour une telle prise de conscience.

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Commentaires
a écrit le 09/07/2014 à 13:45 :
... pour le bien de l'Europe !

Boycottez les Volkswagen, Audi, Milka, Braun, Lidl, Stabilo Boss, Bosch, Karcher. Et la France, l'Italie, l'Angleterre, l'Espagne, le Portugal et les autres pays européens iront mieux !
Réponse de le 21/07/2014 à 13:14 :
Non, les produits allemands sont en général de très bonne qualité.
Voulez-vous que les Allemands n'achètent plus de produits français?
Vive l'amitié franco-allemande! Boycotter nos amis, ce n'est pas acceptable.
a écrit le 08/07/2014 à 20:06 :
Kardstatd en "presque" faillite et ça continue encore et encore....
a écrit le 08/07/2014 à 19:53 :
si vous souhaitez faire infléchir la politique d'austérité de l'Allemagne, il suffit de boycotter les produits et marques allemandes. Rien ne sera plus efficace.
Réponse de le 08/07/2014 à 20:38 :
Et acheter chinois? Ca va surement aider l'Europe.
Réponse de le 08/07/2014 à 23:11 :
Achter une 308 ou une Mégane qui rendent les mêmes services et ne tombent pas plus en panne qu'une Golf par exemple....Ca peut être un début
Réponse de le 09/07/2014 à 0:04 :
Mais j'achète ce que je veux non ? C'est mon argent, si je veux acheter une voiture japonaise ou américaine ? Et si ça continue comme ça, je quitte ce pays qui devient de plus en plus dictatorial et nationaliste, on se croirait en 1933 en allemagne.
Réponse de le 09/07/2014 à 7:03 :
L'usage systématique du point Godwin suffit à démasquer le troll ...
Réponse de le 21/07/2014 à 13:22 :
La politique d'austerité ne va pas changer, car c'est vraiment nécessaire que des pays comme la France ou l'Italie réduisent leurs dettes. La politique de Hollande est très dangereuse pour toute l'Europe. L'Allemagne ne paiera pas les dettes de la France.
a écrit le 08/07/2014 à 19:03 :
à force de ruiner les autres avec l'austérité !
a écrit le 08/07/2014 à 17:42 :
Point de vue intéressant. Je fais cependant une autre analyse. L'Allemagne comme on le sait a fait de l'économie de caravane (course aux subventions européennes chez ses voisins lors de la création de l'euro et de L'Europe) et une économie de bazar (Exploitation de ses voisins qui produisaient de fait 80% à bas coût des exportations du pays) durant des années. Pour différentes raison nous avons laissé faire ce pays car il illustrait par un effet "feu de paille" la promesse de l'Europe et d'autres raisons qui voyaient nos voisins jouer le rôle de voiture balai pour toutes les productions que nous ne voulions plus assurer en rapport avec la Matrice française (On n'investit uniquement sur ce qui donne un effet de levier de 40% en abandonnant le reste... s'il est repris par un autre pays). Les allemands ont ainsi eut l'occasion de faire office de pivot d'importation chinoises en Europe afin de réaliser un mix production lui permettant de jouer ce rôle. Au terme des délais secrets acceptés la France a dit stop. Nous sommes allés dire aux chinois que les importations devaient se faire pays par pays et non plus en passant par l'Allemagne. D'un autre côté le miracle de l'est a pris fin tandis que les prix remontaient avec l'inflation et la TVA et la production est soit partie ailleurs dans le monde soit a monté fortement en gamme. C'est ce qui fait le constat actuel. Le pays a pris appui sur le tout venant pour ensuite qualifier sa production contraint et forcé par les différentes pressions. Il a abandonné ainsi nombre de productions pour basculer vers d'autres plus sélectives. Il bénéficie encore pour ce faire du travail de ses voisins mais aux conditions financières d'une bien plus grande productivité. Autrement dit le pays recule sur de nombreux pans d'activité, ce qui justifie les faillites massives, tout en poussant la montée en gamme. Les allemands se doutent qu'il y a un mur quelque part derrière eux, ce qui justifie leur inquiétude et leur faible consommation. Lorsque l'on étudie les secteurs parmi les 66 de l'économie réelle on voit qu'il ne sont pas positionnés sur les plus performants. Le pays a misé sur le tout-automobile qui lui aussi a un mur qui se rapproche à vue d'oeil. Il tente depuis de prendre comme exemple le "modèle français". Celui-ci avec sa matrice requiert cependant des sacrifices considérables et un voisin qui jouerait la voiture balai. Les allemands vont bientôt comprendre que la Russie pourrait jouer ce rôle. Attendons, ils sont toujours un peu lents à l'allumage.
a écrit le 08/07/2014 à 17:34 :
la baisse démographique joue sûrement un rôle dans la stagnation de la consommation allemande
a écrit le 08/07/2014 à 15:47 :
L'erreur de l'Europe pour relancer la croissance est évidente, comme d'ailleurs l'idée d'appliquer le modèle allemand a toute l'Europe. La France tente d'appliquer un modèle qui ne lui convient pas, qui en plus est instauré par des pouvoir suprantionaux dominés par l'Allemagne. Autant dire que le soit disant pacte de croissance concocté n'a que très peu de chance de donner les resultats escompté. Tout ceci parait très mal parti pour sortir du marasme européen qui ne fait que s'aggraver. D'autres propositions sont possibles mais l'Allemagne reste inflexible, dommage.
Réponse de le 08/07/2014 à 17:09 :
Mais personne n'oblige les français ni personne à suivre le modèle allemand, qui les a forcés ? Le pape ?
Et vous dites que l'europe et bruxelles sont dominés par l'Allemagne, mensonge encore une fois, la France et le Royaume Uni ont autant de sièges que l'Allemagne.
Quelles sont vos autres propositions géniales ?
Et l'Allemagne est inflexible par rapport à quoi ? C'est quoi cette manie de toujours accuser les Allemands d'etre responsables de tout ? Est-ce leuf faute si la France a des dettes publiques ? Si la France n'est pas capable d'exporter ? Si la France n'est pas capable de créer des emplois ? etc C'est à cause de ce genre de mentalités qu'on a eut des guerres...Et après la défaite, ces mêmes gens ont collaboré...pitoyable.
Réponse de le 08/07/2014 à 17:37 :
L'oligarchie des instances européennes est sous la botte allemande, d'ailleurs les anglais et beaucoup d'autres ne s'y trompent pas. Les modèles allemands visent effectivement a annexer les économies adjacentes pour que les entreprises allemandes exportent vers les vassaux européens. Ce système est asymétrique et basé sur des doubles standards. D'un cote une Allemagne soit disant forte et exportatrice et de l'autre des pays satellites soit disant faibles et importateurs. Ceci est un prototype de modèle impérialiste qui entre en conflit avec les bases même de la construction de l'Europe.
Réponse de le 08/07/2014 à 19:29 :
+ 1
Réponse de le 09/07/2014 à 0:08 :
Arretez votre haine de l'Allemagne et leur donner tous les torts du monde. C'est à cause des gens comme vous qu'on a eut 2 guerres mondiales et qu'on a pris une raclée en 1940. Et si une autre guerre avec nos voisins éclaitait, je ne pense pas que vous ni vos enfants iraient au front. On commence par accuser les voisins de piquer nos emplois, on finit par une guerre. Si la France va mal, c'est d'abord de sa faute, trop de fonctionnaires, trop d'impots, industrie non compétitive, système éducatif nul, racisme, discriminations, xénophobie, ghettos, aucune solidarité, etc etc. La liste est longue. Accuser les autres de ses propres problèmes ne va pas les résoudre, au contraire.
Réponse de le 09/07/2014 à 16:17 :
Il ne faut pas se voiler la face nous ne sommes pas dans un monde de bisounours, les allemands ont la volonté d'asservir les pays européens et le font car beaucoup trop de francais et surtout d'oligarques nationnaux ont peur de perdre leurs privilèges indus. Alors si les francais veulent du changement, il est temps d'agir froidement et avec détermination. La peur que certains agitent comme un épouvantail n'est la que pour continuer a asservir notre pays. Devant l'Allemagne et l'Europe, la France n'a ni a avoir peur ni avoir de sentiments d'infériorité.
a écrit le 08/07/2014 à 14:12 :
C'est l'habituel dépit des hyènes devant le lion qui s'arrête pour faire sa sieste ! mdr
a écrit le 08/07/2014 à 13:56 :
Encore et toujours ces analyses defaitistes de notre propagandiste préferré.
Certes c´est vrai que la Chine - de loin le premier marché d´exportation pour l Allemagne - a ralenti ses investissements, donc ses importations en machines outils, certes c´est vrai que la crise en Ukraine a freiné les exportations vers la Russie . Mais cela n explique pas tout .
La lourde facture d importation de produits hydrocarbures a nettement diminué cette année car grâce à un hiver inexistant .Les cuves de fuel du Nord au Sud sont encore pleines et personne n a besoin d acheter. idem avec le gas idem avec le charbon. Ca en fait des milliards d´economie !
De la à en tirer la conclusion que l´industrie allemande est en perdition comme le suggère l auteur n´est pas très serieux. Car c ést un bilan entierement faussé.

Les importations allemandes ont diminué c´est un fait mais en fait c´est une bénédiction : car l argent reste en Allemagne
La demande intérieure elle est en pleine effervescence cela du principalement à la construction.
Grâce à l´hiver doux les chantiers ont repris avec 3 mois d´avance. Les crédits faciles et bon marchés couplés avec une forte demande de logement dans les régions économiqument fortes (pratiquement toute la moitié ouest du pays) ont généré une très forte vague de chantiers dans le bâtiment.
Partout on voit comment de maisons d´ apres guerre sont demolies pour laisser place à de nouveaux immeubles de 4 ou 6 appartements.
Les hypermarchés de bricolage affichent des chiffres d´affaires records cette année.
Ce sont les meilleurs indicateur de la santé du pays.
Ceux qui cherchent des artisans pour des travaux dans leur maison vous le diront :
Actuellement il est presque impossible d en trouver …
Par ailleurs c´est tout à fait vrai que les allemands prefèrent acheter allemand, surtout pour l´alimentation et pour les matériaux de construction et ca c´est pas tres collegial !!!
Réponse de le 08/07/2014 à 19:51 :
"Par ailleurs c´est tout à fait vrai que les allemands prefèrent acheter allemand, surtout pour l´alimentation et pour les matériaux de construction et ca c´est pas tres collegial !!!"
= ils préfèrent acheter allemand pour tout, un conseil n'acheter pas allemand.
a écrit le 08/07/2014 à 12:25 :
ce que l'auteur ne comprend pas, c'est que les allemands ne sont pas butes, ils ne veulent juste pas payer pour des pays qui ne veulent pas se reformer ( mettre la retraite a 50 ans pour tous, c'est pas une reforme)... si vous voyez a qui on pense !
Réponse de le 08/07/2014 à 13:35 :
Les Allemands sont donc bien butés puisqu'ils ne comprennent pas la base de la notion de coopération (centrale quand on veut construire quelque chose comme l'UE).
Réponse de le 08/07/2014 à 14:08 :
Dans co opération , il y a l'idée d'un travail ensemble pas d'un qui se démène et l'autre qui bavasse !
Réponse de le 08/07/2014 à 17:19 :
Les allemands ont raison, ils travaillent pour eux, pour leur peuple et pour leur intérêt. Pourquoi s'intéresser aux pays qui sont à la traine. Ils font leurs job nous on fait partie des pleureuses.
Réponse de le 08/07/2014 à 19:31 :
alors "s'ils travaillent pour eux, elle est où l 'union de l'europe tant proclamée, chacun chez soi, et c'est tout !
Réponse de le 08/07/2014 à 20:37 :
A votre avis qui finance les Grecs et Cie depuis 2007? Ils veulent bien aider mais pas être les pigeons.
Réponse de le 10/07/2014 à 16:02 :
Dans l'idée de coopération, il y a l'idée de supporter la charge des autres, quitte évidemment à redresser la barre après ensemble: cela s'appelait le devoir de "corvée" avant par exemple. Mais ne vous inquiétez pas: à force de tout faire pour ne surtout pas être le pigeon de l'histoire, les pays européens vont tous être les dindons de la farce.
a écrit le 08/07/2014 à 12:20 :
le fait qu'avec une population vieillissante et un chomage mécaniquement bas , à court terme, l'allemagne n'a aucun intérêt à tirer la croissance économique européenne. Dans certaines professions il y a des tensions coté main d'oeuvre. Au lieu d'être le leader de l'Europe le gouvernement allemand applique encore et toujours une politique non coopérative alors même que l'Allemagne affiche excédent budgétaire et excédent commercial. Elle aurait les moyens à elle seule de booster l'économie européenne par une redistribution massive vers ses citoyens et par des investissements publics et cela tout en favorisant une baisse rapide du ration dette / PIB par une hausse mécanique et rapide du PIB.
Réponse de le 08/07/2014 à 13:59 :
Quelques remarques :
- Quel rapport entre tirer la croissance et manquer de main d'oeuvre ? Et pourquoi tirer la croissance n'a aucun interet ?
- Le gouvernement allemand ne veut pas etre le Leader de l'Europe, ça ne les interesse pas.
- Vous les accuser d'être "non coopératifs", vous pensez que les autres pays sont "coopératifs" ? Et que signifie ce mot pour vous ?
- Vous pensez que l'économie est faite pour redistribuer ses excedents aux citoyens et à des étrangers aussi en plus ? On est pas en URSS non ? Si vous voulez du communisme, il reste encore Cuba et la Corée du Nord.
Réponse de le 08/07/2014 à 16:17 :
##STANLEY
"Vous pensez que l'économie est faite pour redistribuer ses excedents aux citoyens"
L'économie est faite pour permettre a tout le monde de vivre (au minimum) correctement et pas seulement de donner le privilège à quelques-uns de vivre comme des nababs, en accaparant des richesses qui n'existeraient pas sans le travail de centaines de millions de travailleurs.
Réponse de le 08/07/2014 à 17:12 :
Votre anti-capitalisme primaire est incroyable. Si le capitalisme ne vous plait pas, il vous reste la Corée du Nord pour partager vos richesses entre vous.
a écrit le 08/07/2014 à 12:10 :
de toute facon un allemand ne consomme en priorité que allemand, même si le produit étranger est des fois de meilleure qualité, sa préférence ira au produit allemand.
Réponse de le 08/07/2014 à 12:40 :
tout à fait d'accord; c'est un réflexe nationaliste pavlovien ;aucune politique ne les fera changer , et ils ont bien raison .
Réponse de le 08/07/2014 à 13:34 :
"et ils ont bien raison" Dans ce cas, qu'ils quittent l'UE. En outre, les réflexes nationalistes pavloviens alemands n'ont pas toujours été du meilleur goût.
Réponse de le 08/07/2014 à 16:19 :
@Kakech
J'en suis arrivé à la même conclusion, c'est l'Allemagne qui doit quitter l'UE.
a écrit le 08/07/2014 à 11:51 :
une chance pour les Allemands c'est d'avoir du charbon ,de la tourbe et du gaz de schiste , ce qui diminue leurs importations ! en France , on ne veut pas de gaz de schiste , on reduit les programmes d'éoliennes tout ça à cause des écolos ! mai notre facture , elle galope , et comme on ne vend plus à l'export car on est non compétitifs ! bonjour les degats
a écrit le 08/07/2014 à 11:27 :
L Europe sera en panne comme sa démographie ,l espoir de l Europe ,c est la France si elle fait les réformes de structure nécessaires et ses potentiels 80 millions d habitants .
Réponse de le 08/07/2014 à 11:40 :
L'espoir de l'Europe c'est la France? Un boulet oui ! Le pays le plus peuplé sera le Royaume-Uni. La France fait rentrer des illettrés et fait fuir ses diplômés les plus performants. Le centre industriel inégalable restera l'Allemagne et ses satellites. La France n'a plus d'audience ni poids à Bruxelles. Pays archaïques bouffé par le socialisme, les fonctionnaires, les impôts. Pays terminé malgré son histoire et son territoire. Lamentable. La page est tournée et c'est bien fait car cette arrogance devenait insupportable pour tous.
Réponse de le 08/07/2014 à 12:29 :
en voila un de connaisseur!! Dans la rubrique economique de closer ou Gala, vous seriez maitre :)
Réponse de le 08/07/2014 à 12:43 :
T'as pas le moral ce matin Polo, ça se comprend !
Réponse de le 08/07/2014 à 17:47 :
Si la France veut retrouver son rang et sa place dans l'EU, la seule chance est d'enfoncer le clou dans les réformes et ce gouvernement doit le faire avec ou sans les syndicats qui ne représentent qu'une minorité des salariés...C'est la dernière chance!

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