On achève bien les banquiers allemands !

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Rainer Voss, ex-banquier. / DR
Rainer Voss, ex-banquier. / DR (Crédits : Reuters)
[Replay] Après une vie au service de banques d’investissement allemandes, Rainer Voss, la cinquantaine, a décidé de parler. Il décortique sans fard les mécanismes du monde bancaire, qui s'est peu à peu déconnecté du monde réel. Un huis clos documentaire stupéfiant.

Après une vie au service de banques d'investissement allemandes, Rainer Voss, la cinquantaine, a décidé de parler. Depuis des locaux désaffectés du quartier des affaires de Francfort, il décrit par le menu le monde qu'il a fini par quitter : son ascension dans les années 1980, la libéralisation à outrance, la dérégulation et les "innovations financières" qui ont pu offrir à ceux qui en maîtrisaient les arcanes la sensation d'être les maîtres de l'univers.

Les acteurs du secteur, brassant quotidiennement des millions d'euros, se sont peu à peu éloignés du monde réel, tandis que la finance se déconnectait des réalités économiques et sociales.

Secte ?

Avec minutie, Rainer Voss détaille la complexification et l'interconnexion croissante des affaires traitées, mais aussi la manière dont l'entreprise dévore ses employés : travailler plusieurs nuits d'affilée, ne pas parler politique ni questionner le bien-fondé des décisions, faire preuve d'une loyauté indéfectible pour son entreprise - un monde aux allures de secte, aux répercussions colossales sur l'économie mondiale.

Pour le réalisateur, il a été difficile de trouver un banquier prêt à parler devant la caméra. Le résultat est un stupéfiant dialogue, à la fois démonstration à charge et confession intime.

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Commentaires
a écrit le 23/06/2014 à 15:38 :
Croire que les financiers font de l'argent! Il faut être con! Ils se le piquent entre eux! La finance ne crée pas de valeur! Il faut avoir un grain pour le croire. Ils deviennent tellement tarés, qu'ils doivent arrêter de travailler trés vite!
a écrit le 22/06/2014 à 16:24 :
se sont bien les etats et leur dirigeants qui ont abandonner
leur souverainete aux banques
la derive des banquiers sans control
passe de la gestionde proximite a la speculation international
a écrit le 22/06/2014 à 9:55 :
Un HOLLANDAIS nous avez déclaré en 2012 : La FINANCE et les BANQUES je les mettrai au pas.
Nous constatons en 2014 que celui qui été mis au pas : le HOLLANDAIS
Nous les français de base nous payons.
a écrit le 21/06/2014 à 10:53 :
je connais des banquiers.. ils sont complètement à la masse.. rien de nouveau cet article pour moi: juste un rappel pour le commun des mortels qui ne voulait pas le savoir?
a écrit le 20/06/2014 à 12:51 :
Et l'ex banquier dit son avis, le prochain pays à tomber sera la France( parce qu'elle refuse de se réformer) et ensuite.. game over pour tout le monde.
a écrit le 20/06/2014 à 12:02 :
"un monde aux allures de secte" : toutes les grandes entreprises gèrent leur personnel de cette manière. L'individualité est bannie : énormément d'offres d'emploi précisent même que le candidat doit savoir travailler en équipe, même pour des postes ou on est toute la journée seul devant son écran. Toute la société repose sur la négation de l'individu, même au parlement ou le député ne doit pas voter en son âme et conscience, mais comme le parti... ce qui d’ailleurs est anti-démocratique...
Réponse de le 20/06/2014 à 12:27 :
Soyez attentifs... Une révolution silencieuse est en marche, mais aucun de nos dirigeant ne la voit venir... Dans quelques mois ou quelques années, nous reprendrons nos destins en main, tant les abus des uns et des autres nous poussent à le faire...
a écrit le 20/06/2014 à 11:11 :
La paranoïa n'est pas du côté de l'auteur.
En France, la situation est identique avec un métier en 30 ans bouleversé à en avoir perdu le sens de l'intermédiation pour des clients. Cette culture disparue, l'on a fabriqué des camelots de produits obscurs pour consommateurs abrutis.
a écrit le 20/06/2014 à 9:05 :
Ce document est passé sur ARTE cette semaine, ni fou ni paranoïaque ce type tire les conclusions qui s'imposent de la finance actuelle, les états sont petits à coté de celle-ci qui décide de tout, il y a maintenant des anciens banquiers qui sont aux manettes des états pour les faire plonger encore plus facilement (Grèce et Espagne) et le président de la BCE est un ancien de Goldman & Sachs c'est pas beau ça!!!!!!! alors fou ou paranoïaque je crois surtout que les commentaires débiles n'ont rien à faire dans un journal qui se veut sérieux
Réponse de le 20/06/2014 à 10:08 :
On n'entend souvent que ce qu'on croit déjà : la foi est aveugle et il est toujours facile de dire "c'est la faute des banquiers"...
Réponse de le 20/06/2014 à 17:59 :
Très souvent, on ne voit que ce que l'on croit...et particulièrement quand on a envie de croire que ce sont les autres, les fautifs, les banquiers et autres financiers...
Réponse de le 21/06/2014 à 10:58 :
Vous êtes donc partisan du "c'est la faute a personne" ?

C'est une position bien confortable effectivement, cela permet de ne jamais remettre en question quoi que ce soit, ce qui arrange bien certaines personnes qui profitent d'un tel système.

En ce qui me concerne je pense que toutes cause a une conséquence. Remettre ce principe en question tient de l'aveuglement religieux.

Est-il nécessaire de rappeler que la crise que nous vivons et qui dure depuis 7 ans maintenant fut déclenchée par les fameux Subprimes en 2007 ? qui est a l’origine de ce produits financiers de destruction massive ? les retraité ? les intermittents ? les cheminot ? les cadres ? ou les banquiers de la JP Morgan ?
Réponse de le 23/06/2014 à 8:51 :
En fait, à l'origine des subprimes il y a l'administration Clinton...
a écrit le 20/06/2014 à 8:57 :
Il a été difficile de trouver un interlocuteur selon le réalisateur. Ils ont fini par trouver un fou paranoïaque.
Réponse de le 20/06/2014 à 14:23 :
Très cher Joko le banquier, peut être pourriez vous argumenter en nous expliquant votre propre expérience au sein d'un tel établissement. Là nous aurions quelque chose de constructif. Merci d'avance
Réponse de le 22/06/2014 à 18:59 :
Un insulte démontre avant tout la stupidité de celui qui la profère et son incapacité à argumenter.

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