Mort d'Isidoro Álvarez, patron d'El Corte Inglés

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La mort d'Isidoro Álvarez intervient à un moment où le groupe El Corte Inglés retrouve de la croissance au niveau des bénéfices, après des difficultés liées à la crise économique
La mort d'Isidoro Álvarez intervient à un moment où le groupe El Corte Inglés retrouve de la croissance au niveau des bénéfices, après des difficultés liées à la crise économique (Crédits : Reuters)
Isidoro Álvarez, président des célèbres grands magasins El Corte Inglés, est mort le week-end dernier, à l'âge de 79 ans. Aujourd'hui, le numéro un européen du secteur, très affecté par la crise de 2008, montre des signes de rétablissement.

L'Espagne pleure "deux de ses plus grands entrepreneurs" ces derniers jours, comme le rappelle le quotidien espagnol El País. Le décès d'Emilio Botín, président de la banque Santander, le 10 septembre, a été suivi du trépas d'Isidoro Álvarez, président de la plus grande enseigne de grands magasins européenne, El Corte Inglés. Tous deux, étant à la tête d'entreprises familiales.

Une tradition familiale

L'entrepreneur ibère naquit en 1935, année même où Ramón Aceres, son oncle, fonda la marque El Corte Inglés. C'est dans l'entreprise familiale qu'il commença à travailler, après des études en sciences économiques terminées à l'âge de 22 ans, à l'université Complutense de Madrid.

Il gravit les échelons assez vite, devenant en 1966, directeur général d'El Corte Inglés. Il est considéré comme le prototype du self-made-man, de l'entrepreneur visionnaire sur le développement à l'international d'une entreprise espagnole à une époque où le pays était relativement fermé aux échanges, sous le franquisme. Néanmoins, il fut considéré comme très discret, et réticent envers les médias.

En 1989, le fondateur Ramón Aceres mourut et son neveu, Isidoro Álvarez, prit sa succession à la tête d'El Corte Inglés.

Une croissance à l'international en crise

Dans les premières années de présidence, Isidoro Álvarez développa une stratégie d'expansion au niveau national puis de diversification des activités du groupe permirent d'asseoir El Corte Inglés au niveau national, se payant même le luxe de racheter son rival historique, Galerías Preciados, en 1995.

Cette première étape réussie, le groupe espagnol put orienter une croissance à l'international, avec des installations de magasins au Portugal, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Irlande dans les années 2000, jusqu'à devenir le numéro un européen des grands magasins.

Néanmoins, la crise économique de 2008 a laissé des traces dans les comptes du groupe, qui a retrouvé une croissance de son bénéfice net en 2013, après plusieurs années de baisse consécutive. Durant cette période difficile pour le groupe avec des plans de restructuration - 3.000 personnes licenciés en 2013 -, une dette bancaire de 4,9 milliards d'euros, et 51% du capital de Financiera El Corte Inglés, une des filiales financières du groupe, fut transféré à la banque Santander.

L'avenir dans les mains familiales

En 2013, Isidoro Álvarez nomma son neveu Dimas Gimeno directeur général de l'entreprise familiale. Tout porte à croire que l'avenir d'El Corte Inglés se fera avec ce dernier, chargé de moderniser la gestion de l'entreprise selon les directives de son défunt oncle.

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Commentaires
a écrit le 15/09/2014 à 15:40 :
Etonnant qu'il soit mort. Il avait l'air en pleine santé ce monsieur.

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