La quatrième maison de cognac en passe d'être rachetée pour 1,2 milliard
Latribune.fr avec AFP

Courvoisier est installé à Jarnac sur les bords de la Charente depuis 1828.
Courvoisier
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Courvoisier est installé à Jarnac sur les bords de la Charente depuis 1828.
Courvoisier
La mer est agitée, les navires changent d'armateurs. La quatrième maison de cognac en chiffre d'affaires, Courvoisier, devrait être rachetée en 2024 par le groupe italien de boissons Campari. Des négociations exclusives ont été annoncées jeudi 14 décembre avec le groupe Beam Suntory, propriétaire de Courvoisier via l'une de ses filiales.
La valeur d'entreprise est de 1,32 milliard de dollars, composée d'un prix fixe de 1,2 milliard et d'un complément maximum de 0,12 milliard payable en 2029 en fonction de la réalisation d'objectifs de ventes au cours de l'exercice 2028, indique Campari dans un communiqué.
Cette transaction, « la plus importante dans l'histoire de Campari », « permettra une expansion significative aux États-Unis » et contribuera à l'accroissement des capacités de production et d'embouteillage en France, estime le groupe. Fondé en 1860, Campari s'est lancé dans des acquisitions à partir de 1995, se transformant en multinationale présente sur plus de 190 marchés, avec un portefeuille comptant désormais plus d'une cinquantaine de marques dont Grand Marnier, le cognac Bisquit Dubouché ou Picon. L'Italien a réalisé un chiffre d'affaires de 2,7 milliards d'euros en 2022, en hausse de 24 %.
Fondée en 1828 par Félix Courvoisier, à Jarnac, en Charente, la Maison Courvoisier a marqué l'histoire comme fournisseur officiel de l'empereur Napoléon III. La marque emploie 170 personnes pour un chiffre d'affaires de 170 millions d'euros en 2021. S'il s'agit du sixième rachat de la maison en soixante ans, il intervient dans un contexte délicat pour l'eau-de-vie charentaise.
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Sur la campagne 2022-2023, les exportations de cognac ont chuté de 20 % et même de 40 % aux États-Unis après une période Covid record. Les deux marques leaders, Hennessy et Martell, veulent rationaliser les prix de vente outre-Atlantique pour favoriser la relance : la première a conseillé aux revendeurs américains de baisser les prix des entrées de gamme, la seconde va appliquer une hausse des prix en-dessous du taux d'inflation pour son nouveau millésime.
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