Bénéfices en hausse pour la banque italienne Capitalia

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La banque transalpine Capitalia voit son profit net atteindre 804 millions d'euros sur neuf mois, en hausse de 26%. Des résultats liés à des gains exceptionnels et qui restent inférieurs aux attentes.

Le groupe bancaire italien Capitalia annonce vendredi une hausse de ses bénéfices nets de 26 % en l'espace d'un an. Sur les neufs premiers mois de l'année, ces derniers ont ainsi atteint 804 millions d'euros. Si cette hausse s'explique à la fois par l'enregistrement d'une plus-value exceptionnelle ainsi qu'au contrôle de ses coûts, elle n'en reste pas moins inférieure aux attentes du marché. Résultat, le titre a perdu 2,4 % à la Bourse de Milan vendredi à 6,89 euros.

La quatrième banque italienne a bénéficié de plus-values de cession à hauteur de 107 millions d'euros sur ces neuf mois. Au cours du dernier trimestre, celle-ci a notamment bénéficié d'un gain de 56 millions d'euros réalisés sur la cession du 1,1 % qu'il détenait au sein du capital du groupe Fiat. L'an dernier Capitalia avait en outre dépensé 1,8 milliards d'euros pour le rachat des parts des actionnaires minoritaires présents au capital de ses filiales de gestion d'actifs et de banque d'affaires. La banque ne prévoit pas d'autre cession "significative", a indiqué l'administrateur délégué de Capitalia, Matteo Arp.

Le revenu des commissions nettes n'a, lui, progressé que de 1% sur neuf mois. Matteo Arp a cependant confirmé les prévisions de résultats pour 2006 et 2007, qui avaient été relevé il y a deux mois. "Nous sommes sur un marché difficile, beaucoup plus difficile que prévu mais nous maintenons nos prévisions", a-t-il indiqué.

Capitalia est l'une des dernières grandes banques italiennes restées à l'écart du mouvement de fusion qu'a connu ces derniers mois la finance italienne, ce qui explique la spéculation sur ses actions qui ont gagné 8 % en deux semaines. Matteo Arpe a cependant estimé qu'il serait erroné de se précipiter pour trouver un partenaire en vue d'un rapprochement. La stratégie de la banque "n'exclut pas les opérations de croissance externe, bien au contraire" a indiqué ce dernier, soulignant que les opportunités "ne manquaient pas".

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