Le mariage de deux coopératives agricoles du Sud-Ouest validé par l'Autorité de la concurrence

Terres du Sud et Vivadour œuvrent principalement dans le domaine céréalier.
Terres du Sud

Terres du Sud et Vivadour œuvrent principalement dans le domaine céréalier.
Terres du Sud
Elles pourront officiellement célébrer leurs noces en 2026. Les coopératives agricoles Terres du Sud et Vivadour, respectivement basées dans le Lot-et-Garonne et dans le Gers, ont reçu ce 15 janvier le feu vert de l'Autorité de la concurrence concernant leur projet de fusion.
Dans un communiqué de presse, l'instance indique que « tout risque d'atteinte à la concurrence pouvait être écarté », autorisant ainsi la concentration « sans conditions ». L'activité des deux entreprises relève principalement du secteur céréalier, devant les volailles, palmipèdes gras et fruits et légumes.
« Les agriculteurs du sud-ouest continueront à bénéficier d’alternatives suffisantes pour la collecte des céréales, des oléagineux et des protéagineux. [...] La future coopérative ne sera pas en mesure de dégrader les conditions de la collecte de poulets en vue de l’abattage et de faire pression sur les prix à l’encontre des abattoirs qui dépendent de la fourniture de ces volailles », lit-on en substance, tandis que la décision intégrale sera rendue publique dans les prochains jours.
« C'est une très bonne nouvelle pour les deux coopératives. Nous avons rondement mené le travail sur les douze derniers mois », réagit un membre du conseil d'administration de l'une des deux coopératives. Les entreprises se refusent pour l'heure à toute prise de parole publique avant le 30 juin, date limite pour rendre effective la fusion.
Avec cet accord réglementaire, Terres du Sud et Vivadour franchissent la seule étape qui pouvait empêcher leur fusion. Voté à l'unanimité par les deux assemblées générales le 19 décembre dernier, le projet vise à créer un poids lourd agricole rassemblant près de 9 000 agriculteurs et agricultrices, pesant pour 1,1 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Ce qui en ferait la 20e coopérative agricole française en valeur.
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Au moment où la baisse du nombre d'exploitations se poursuit et où les tensions mondiales (climat, géopolitique, inflation...) contraignent la production, les groupes se trouvent de plus en plus vulnérables. « Notre objectif est de gagner encore plus en compétitivité et d'avoir des moyens supplémentaires pour pouvoir investir pour nos agriculteurs », abonde encore l'administrateur.
Le contexte n'a rien d'évident. Sur la campagne 2024-2025, Terres du Sud a enregistré, pour la première fois en cinq ans, un résultat net négatif (-9,3 millions d'euros), victime d'un chiffre d'affaires en repli de -9 % (592 millions d'euros). Vivadour quant à elle enregistre sa deuxième moins bonne campagne depuis le Covid avec un chiffre d'affaires à 558 millions d'euros et un résultat net aussi négatif.
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Dans le Sud-Ouest, l'Autorité de la concurrence doit encore se pencher sur le dossier similaire porté par les deux grosses coopératives Euralis et Maïsadour. En s'alliant, elles constitueraient le 8e acteur français du genre pesant pour près de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires. En 2023, l'unification de leurs activités canards gras avait été retoquée par le gendarme de la concurrence.
Plus au nord, la normande Agrial œuvre à sa fusion avec la ligérienne Terrena. On parle cette fois d'une union à pratiquement 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires.