L'industrie de défense française, cible « privilégiée » des puissances étrangères
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Ni ambiguïté, ni équivoque. La guerre économique et technologique est désormais centrale dans ce nouveau monde. Le rapport de la délégation parlementaire au renseignement (DPR) pour 2025 est d'ailleurs extrêmement clair pour la Base industrielle et technologique de défense (BITD) dans un contexte d'instabilité géopolitique très mouvant. « Les atteintes à la sécurité économique sont de plus en plus nombreuses et ciblent en particulier notre base industrielle et technologique de défense, engagée dans le soutien militaire à l’Ukraine », explique ce rapport publié lundi. La menace ne vise plus seulement les grandes entreprises mais concerne désormais largement les PME et les ETI, précise le rapport.
La BITD est « une cible privilégiée de puissances étrangères. (...) Les actions hostiles ont gagné en fréquence mais aussi en diversité », note le rapport de la DPR. Publiée en juillet 2025, la Revue nationale stratégique française avait ainsi réaffirmé l'enjeu vital de protéger l’autonomie stratégique française dans un contexte de compétition industrielle mondiale face à des ennemis et adversaires technologiquement de plus en plus avancés. Le phénomène n'est pas nouveau comme l'avait déjà démontré le rapport Roux de Bézieux, remis en septembre 2024 à l’Élysée, sur la sécurité économique des entreprises française mais les menaces s'accélèrent. Ce rapport avait révélé qu’environ un millier d’alertes d’ingérences économiques avaient été recensées en France en 2023, soit un volume multiplié par trois depuis 2020.
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Le contexte international met aujourd'hui à rude épreuve les services de renseignement de plus en plus sollicités par de nombreux risques hétérogènes, qui mêlent aussi bien acteurs étatiques et non étatiques qu'espaces physiques et numériques, comme le rappelle la DPR, présidée par le député Jean-Michel Jacques. « Les ruptures technologiques, la compétition informationnelle et la porosité croissante entre enjeux militaires, économiques et sociétaux bouleversent les méthodes d’anticipation » des services de renseignement, observe la DPR.
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