Est-ce un petit coup de théâtre dans le dossier de la liquidation des actifs de Brandt ? Alors que le distributeur français Cafom, soutenu par l'industriel tricolore spécialiste de l'électroménager Arpa, tenait la corde, l'audience du mercredi 18 février au tribunal de commerce de Nanterre semble avoir rabattu les cartes. « Nous avons l'offre la plus forte », assure Stéphan Français, entrepreneur à la tête de Metavisio et positionné sur le dossier depuis la période de Noël.
L'entrepreneur propose 43 millions d'euros, dont 20 millions d'euros rien que pour l'immobilier et particulièrement les deux anciennes usines de Vendôme et d'Orléans, ainsi que le site de Cergy. « La seconde offre est à 38 millions d'euros », ajoute-t-il. « Notre offre est globale. Elle porte sur les quatre marques, les stocks, les trois sites avec les outils industriels », précise l'entrepreneur, qui n'est pas fermé à l'idée de fusionner son offre avec certains des 35 autres candidats qui défendent « le fabriqué en France ».
Dans le cadre d'une holding qui se nommera New Brandt, le candidat veut que les 150 futurs salariés de sa société assemblent du petit et du gros électroménager, du matériel informatique, ou encore des références pour le marché de l'énergie. Tout cela avec des composants uniquement d'approvisionnements externes à sa structure. « Nous sommes dans une Europe très chère, avec un euro très cher, donc il faut un procédé industriel adapté. Je ne ferai pas d'usinage comme a pu le faire Brandt par le passé », se défend Stéphan Français, qui assure pourtant « être la seule offre industrielle ».