• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. Arno Pons : « Sortir de l'illusion de la souveraineté de l'IA »

latribune.fr

Publié le 26 janvier 2026 à 09:52 - Mis à jour le 26 janvier 2026 à 10:33

Arno Pons, délégué général du think tank et do tank Digital New Deal.

Arno Pons, délégué général du think tank et do tank Digital New Deal.

DR

Le Quotidien Numérique

30 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    WhatsApp bouleverse son service : les numéros de téléphone des contacts remplacés par des pseudonymes

  • 2

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 3

    « Nous étions esclaves, à cette époque » : les Afro-américains, grands oubliés des célébrations de l’indépendance des États-Unis

  • 4

    « Une invasion de Taïwan représenterait une prise de risque considérable pour Pékin  »

  • 5

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 6

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Plus les États et les entreprises investissent pour bâtir leur propre IA, plus ils renforcent leur dépendance structurelle envers une poignée de fournisseurs étrangers pour les puces (GPU), le cloud et les modèles de fondation. Dès lors, la question stratégique est celle de la maîtrise des dépendances critiques et de la capacité à continuer d’opérer en cas de rupture. Par Arno Pons, délégué général du Digital New Deal.

En ce début d’année 2026, il est temps de regarder la réalité en face : la « souveraineté de l’IA », telle qu’elle est promise dans les discours politiques depuis cinq ans, est largement illusoire. Notre dernier rapport, The Dependency Economy of AI, réalisé par l’expert Singapourien Damien Kopp, analyse 25 stratégies nationales pour dresser un constat sans appel : la quête d’autonomie se construit aujourd’hui sur des technologies d’emprunt.

Nous sommes entrés dans l’ère du « paradoxe de la souveraineté ». Plus les États et les entreprises investissent pour bâtir leur propre IA, plus ils renforcent leur dépendance structurelle envers une poignée de fournisseurs étrangers pour les puces (GPU), le cloud et les modèles de fondation.

L’IA n’est plus une simple technologie, c’est une « chaîne d’approvisionnement géopolitique » comparable à l’énergie, structurée autour de quelques goulets d’étranglement critiques. Chaque maillon est concentré, territorialisé, juridiquement encadré, et donc potentiellement instrumentalisable. Dès lors, la question stratégique n’est plus celle de la possession, mais celle de la maîtrise des dépendances critiques et de la capacité à continuer d’opérer en cas de rupture.

A LIRE AUSSI

La France prise au piège de ses dépendances au cloud américain

La carte mondiale des dépendances

L'analyse comparative de 25 pays révèle que seuls les États-Unis et la Chine s'approchent d'une souveraineté « Full-Stack » (matériel, cloud, modèles, données). Pour le reste du monde, la réalité est celle d'une gestion de la dépendance à travers quatre grands archétypes:

  • Le modèle du partenariat (ex: Émirats Arabes Unis, Royaume-Uni, Australie) : ces pays privilégient la vitesse. Ils acceptent une dépendance technologique totale aux géants américains en échange d'un accès immédiat aux capacités de pointe.
  • La souveraineté réglementaire (ex: France, Canada, Allemagne) : c'est la voie européenne. Nous tentons de contrôler par la loi (AI Act, RGPD) une infrastructure que nous ne possédons pas. C'est un levier de confiance puissant, mais qui ne résout pas la dépendance aux puces et aux infrastructures cloud étrangères.
  • La souveraineté « Full-stack / hybride » (ex: USA, Chine, Corée du Sud, Japon) : ces nations investissent massivement dans le « dur » (usines de semi-conducteurs, capacité de calcul nationale) pour réduire leur dépendance à moyen terme.
  • Le modèle « Open-Yet-Local » (ex: Inde, Brésil, Singapour) : faute de pouvoir rivaliser sur le hardware, ces pays misent sur l'inclusion linguistique et le contrôle des cas d'usage locaux, utilisant des infrastructures étrangères mais gardant la main sur la couche culturelle et applicative.
Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Aucun de ces modèles n’échappe totalement à la dépendance. Mais certains la gèrent stratégiquement, quand d’autres la subissent. Le paradoxe est clair : plus un pays cherche à déployer rapidement de l’IA, plus il renforce parfois les dépendances qu’il prétend réduire.

A LIRE AUSSI

« Ne pas devenir une colonie de l’IA » : à Davos, Arthur Mensch (Mistral) durcit le ton vis-à-vis des États-Unis

L’Europe, phare d’une « Troisième voie numérique »

L'Europe excelle dans l'archétype réglementaire. La France, par exemple, combine une doctrine de cloud de confiance et un écosystème de modèles ouverts (comme Mistral) très dynamique. Mais ne nous y trompons pas : nos modèles « souverains » s'entraînent encore majoritairement sur des GPU importés.

Le rapport souligne que la stratégie européenne ne doit pas chercher l'autarcie technologique, qui est impossible, mais la résilience opérationnelle. L’Europe doit adopter une « Troisième Voie » en fusionnant sa

puissance réglementaire avec l’approche pragmatique de l’« Open-Yet-Local ». Cela signifie qu'au lieu de s'épuiser à vouloir tout posséder, nous devons nous concentrer sur ce qui compte vraiment : le contrôle des données stratégiques, la maîtrise des cas d'usage critiques, et l'indépendance des modèles via l'Open Source.

Pour les entreprises : de la conformité à la résilience

Pour les dirigeants d'entreprise, ce rapport est un signal d'alarme. L'IA ne doit plus être traitée comme un sujet IT, mais comme un risque de continuité d'activité, au même titre que l'énergie ou les chaînes logistiques : qu'arrive-t-il à votre entreprise si une mise à jour des sanctions américaines vous coupe l'accès à vos API ? Si une crise énergétique rationne l'accès aux Data Centers ? Ou si un modèle propriétaire change ses conditions d'utilisation du jour au lendemain ?

La réponse passe par un changement de posture : rendre les dépendances visibles et mesurables, diversifier les fournisseurs, concevoir des architectures réversibles, et élever la gouvernance de l’IA au niveau des conseils d’administration. C’est précisément l’objectif de l’Indice de Résilience Numérique (IRN), qui permet aux entreprises d’auditer leurs systèmes selon huit piliers de dépendance (du hardware à la gouvernance des données). L’enjeu est clair : disposer d’une vision consolidée pour gouverner ses résiliences, maitriser ses interdépendances, et maintenir ses opérations même en cas de choc géopolitique.

De la règle au standard : le tournant stratégique européen

La stratégie européenne ne progressera ni par la surenchère budgétaire ni par l’autarcie technologique, mais par sa capacité à faire de la résilience un véritable instrument de structuration des marchés. En imposant l’interopérabilité, la réversibilité, la traçabilité et la mesurabilité, l’Europe peut passer d’une souveraineté fondée sur la règle à une autonomie stratégique fondée sur les standards.

À lire également

  • OPINION. Sortir de l'aveuglement numérique, un impératif pour les entreprises
  • App Store, Google Play, trop puissants pour la régulation européenne ?

Le véritable tournant se jouera dans cette faculté à convertir le pouvoir normatif en standards opérationnels, à l’image de ce que la Chine met aujourd’hui en œuvre, et de ce que l’Europe a su accomplir avec succès dans des secteurs structurants comme les télécoms. L’Europe n’avait pas “tout” (puces, terminaux) face aux géants comme Motorola, mais elle avait su structurer le marché avec le GSM, standard qui réussit à couvrir 90 % de la population mondiale à travers plus de 200 pays… L’IA, et bien évidemment son corollaire la data, prochaines batailles des standards européens ?

latribune.fr

Sur le même sujet

Farid Fatah

OPINION. « Le cinéma français sous perfusion judiciaire : quand le droit devient le dernier rempart d’une industrie en crise »

En moins de sept ans, trois entreprises importantes de la distribution cinématographique française ont frappé à la porte du Tribunal des Activités Économiques de Paris. Mars Films en 2019, BAC Films en 2025, Wild Bunch en 2026. Trois affaires distinctes, trois trajectoires différentes, un même signal de crise.

Idées & Débats
Lars Meyer-Waarden

OPINION. « Vacances durables : l’IA pour aider les touristes à passer des intentions aux actes »

De plus en plus de touristes sont intéressés par des vacances durables. Moins polluer, éviter le surtourisme, privilégier le train, soutenir les territoires, vivre des expériences plus authentiques : sur le papier, le tourisme durable séduit massivement.

Idées & Débats
Friedrich Merz

OPINION. « La dette cachée de l'Allemagne » (Michel Santi)

Le 23 juin 2026, Friedrich Merz déclarait devant les industriels que l’Allemagne perdait chaque jour entre 300 et 500 emplois. Quelques jours plus tard, Volkswagen envisageait de nouvelles dizaines de milliers de suppressions de postes.

Idées & Débats
Gérard Vespierre

OPINION. « Le G7 : cinquante ans d’adaptation aux réalités géopolitiques »

Cette dénomination adoptée un an après la naissance de ce sommet, et l’entrée du Canada, a donc été maintenue depuis 50 ans. Mais, il ne faut nullement y voir de l’immobilisme. Comme tout organisme vivant, son format dans la réalité a connu des phases, et donc une constante évolution, intégrant les dynamiques géopolitiques du monde.

Idées & Débats
Pierre-Antoine Roy

OPINION. « L’aidance en entreprise : un défi économique que nous ne pouvons plus ignorer »

À chaque épisode de canicule, des millions de Français s'inquiètent pour un parent âgé, un conjoint fragilisé ou un proche dépendant. Derrière ces appels, ces visites improvisées et cette vigilance permanente se cache une réalité qui dépasse largement le cadre familial : celle des aidants.

Idées & Débats
Karen White

OPINION. « L'euro numérique, la prochaine révolution de la paie »

Le 23 juin dernier, la commission des affaires économiques du Parlement européen adoptait sa position sur l'euro numérique. La BCE prévoit de lancer un projet pilote au cours du second semestre 2027, et si les résultats sont concluants, un déploiement à grande échelle pourrait intervenir dès 2029.

Idées & Débats
Christian Leon

OPINION. « Après la couverture, la capacité : l’angle mort de la révolution de l'IA »

Courant juin est parue l’édition 2026 de l’Ericsson Mobility Report, référence mondiale en matière d’analyse des usages et du trafic mobile. Un constat s’y impose : dans 43 réseaux mobiles sur 55 étudiés dans le monde, le trafic montant vers le réseau (données émises) progresse désormais plus vite que le trafic descendant vers le réseau (données reçues).

Idées & Débats
Général Lavigne, Jérôme Rein et Romane Roch

OPINION. « Lutte anti-drones : les nécessaires alliances entre industriels européens »

Un drone offensif coûte environ 50 000 euros. Le neutraliser en coûte vingt fois plus. Face à cette équation, la réponse de l’Europe doit être commune, rapide et pragmatique.

Idées & Débats