• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheOpinions

OPINION. « Le Soudan est une arène de rivalités régionales sous le contrôle d’une armée aux accents islamistes », par Nizar Jlidi, analyste et géopoliticien

Par Nizar Jlidi, analyste et géopoliticien, spécialiste du Maghreb et des dynamiques politiques de la région MENA

Publié le 13 novembre 2025 à 18:30

Nizar Jlidi, spécialiste du Maghreb et des dynamiques politiques de la région MENA.

Nizar Jlidi, spécialiste du Maghreb et des dynamiques politiques de la région MENA.

LTD/DR

La Tribune Dimanche

N143 ● 28 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 2

    Les pompes à chaleur réversibles ont le vent en poupe… à condition de ne pas oublier l'isolation

  • 3

    OPINION. « Pourquoi l’Europe doit suspendre la facturation électronique obligatoire »

  • 4

    Made in Italy, export, industrie : comment l’économie italienne a retrouvé sa solidité

  • 5

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

  • 6

    WhatsApp bouleverse son service : les numéros de téléphone des contacts remplacés par des pseudonymes

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le Soudan est devenu le théâtre d’une lutte d’influences entre puissances arabes, iraniennes et turques, au profit d’une armée dominée par les islamistes, et au détriment des civils, explique Nizar Jlidi, analyste et géopoliticien.

Entre les sables du littoral de la mer Rouge et la poussière des combats qui s’étendent de Darfour jusqu’à la région d’Al-Jazira, le Soudan se transforme peu à peu en un champ de compétition régionale silencieuse.

Les intérêts de plusieurs puissances arabes et musulmanes s’y croisent, souvent antagonistes, mais unis par un objectif commun : contrôler le territoire soudanais et son emplacement stratégique.

A LIRE AUSSI

OPINION. « Le Soudan, une tragédie ignorée qui nous concerne tous »

Ironie du sort, ce jeu d’influence passe aujourd’hui par le soutien à l’« armée de Port-Soudan », institution militaire qui a permis la résurgence de l’influence des Frères musulmans, plus de quatre ans après la chute du régime d’Omar el-Béchir.

Une armée aux apparences nationales, un noyau idéologique islamiste

Présentée sur la scène internationale comme la « force régulière légitime » face aux milices rebelles, l’armée soudanaise cache une réalité bien plus complexe. Selon des analyses publiées par le Washington Institute for Near East Policy et International Crisis Group, des éléments liés à l’idéologie des Frères musulmans ont retrouvé des positions clés au sein de la hiérarchie militaire, de l’appareil de renseignement et du département financier. Ces réseaux idéologiques seraient aujourd’hui les véritables décideurs à l’intérieur du commandement.

Des observateurs affirment que l’armée de Port-Soudan n’est plus une institution nationale professionnelle, mais un outil contrôlé par une alliance hétéroclite : officiers islamistes, anciens cadres du régime déchu et hommes d’affaires religieux exploitant la guerre pour étendre leur influence.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Un soutien régional aux logiques contradictoires

Malgré la conscience du poids des islamistes au sein de l’armée, plusieurs puissances régionales continuent de la soutenir. L’Arabie saoudite et l’Égypte y voient un moyen de contenir l’influence iranienne et de sécuriser leurs intérêts sur la mer Rouge, tandis que le Qatar et la Turquie y perçoivent un prolongement du projet d’« islam politique » qu’elles cherchent à réhabiliter dans la région.

A LIRE AUSSI

OPINION. « La Turquie lâche l’Iran » (Michel Santi)

Ce jeu de soutien paradoxal rappelle les dynamiques du Moyen-Orient post-2011, lorsque les mêmes acteurs appuyaient des camps opposés au nom de la stabilité, créant au final des foyers de crise chroniques. « L’armée soutenue aujourd’hui par certaines capitales arabes compte dans ses rangs des officiers affiliés au courant frériste », note un expert régional, « ce qui contredit totalement leur propre discours interne sur la lutte contre le terrorisme ».

L’Iran de retour par la porte dérobée

Parallèlement, Téhéran a discrètement retrouvé sa place dans le jeu soudanais. D’après des enquêtes publiées par Reuters et Foreign Policy, l’Iran aurait livré au camp de Port-Soudan des drones et des pièces détachées de systèmes de défense aérienne, en échange d’un accès logistique potentiel aux ports de la mer Rouge. Des sources de renseignement estiment qu’une partie de ce matériel finit entre les mains des rebelles houthis au Yémen.

« Le général al-Burhan joue sur les deux tableaux », analyse un chercheur à Nairobi. « Il exploite le soutien financier arabe tout en acceptant l’aide militaire iranienne pour consolider son pouvoir. » Mais ce double jeu pourrait transformer le Soudan en un nouveau terrain d’affrontement entre deux pôles : le bloc arabe conservateur d’un côté, et le camp irano-turc pro-islamiste de l’autre.

Les civils, victimes collatérales du “grand équilibre”

Au cœur de cette compétition régionale, les civils paient le prix le plus lourd. Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté de multiples exactions commises par l’armée, notamment des bombardements d’hôpitaux et de marchés, ainsi que l’utilisation de la famine comme arme de guerre. En octobre dernier, le Trésor américain a d’ailleurs sanctionné plusieurs officiers soudanais pour l’usage de substances chimiques interdites dans des zones habitées.

A LIRE AUSSI

OPINION. « Soudan : l’arme chimique, l’odeur du crime impuni »

Le journaliste soudanais Al-Tahir Ismaïl, exilé à Nairobi, affirme que « les États qui financent l’armée savent parfaitement qu’elle mène une guerre contre les civils davantage que contre ses adversaires armés ». Selon lui, le véritable objectif de ces soutiens est d’empêcher toute transition démocratique qui risquerait de remettre en cause leurs intérêts stratégiques.

Une guerre pour l’influence, non pour la paix

Plus qu’un conflit interne pour le pouvoir, la guerre au Soudan s’apparente aujourd’hui à une course régionale pour le contrôle politique et économique du pays. Derrière les discours sur la stabilité, chaque acteur cherche à imposer son agenda.

À lire également

  • OPINION. « Des armes européennes vendues aux Emirats Arabes Unis et à destination du Soudan en guerre »
  • Le Soudan fait chuter BNP Paribas en Bourse
  • BNP Paribas est condamné aux Etats-Unis pour son financement de la junte au Soudan

En définitive, le Soudan se retrouve pris dans un engrenage où s’entrecroisent ambitions islamistes, rivalités militaires et stratégies étrangères. Tant que cette compétition restera ouverte, le pays risque de se transformer en champ permanent de règlements de comptes régionaux, chacun prétendant agir au nom de la paix, pendant que le peuple soudanais continue d’en payer le prix.

Par Nizar Jlidi, analyste et géopoliticien, spécialiste du Maghreb et des dynamiques politiques de la région MENA

Sur le même sujet

Une plaque « Wall Street » est visible sur l'étal d'un vendeur de rue devant la Bourse de New York.
Dimanche Éco

« L'incertitude est devenue la norme » : bienvenue dans l’économie du « risque intégré »

Découvrez notre sélection de livres à lire pour la semaine du 29 juin 2026.
Livres

« Remplacés », « Dictionnaire des subtilités », « Détruire le monde ce soir »... Nos critiques littéraires de la semaine

Cyrielle Chatelain, la présidente des Écologistes à l'Assemblée.
Politique

Présidentielle : ces 13 parlementaires écolos qui veulent « rouvrir les discussions » avec LFI
Premium

La ville minière de Rubaya,en 2025.
Dimanche Éco

Pourquoi la République démocratique du Congo occupe une place unique sur les marchés de minerais

Paul Seixas au Plateau de Solaison, en juin 2026.
Sports

La France possède-t-elle le plus beau vivier du cyclisme mondial ?
Premium

Charles Lichfield est directeur adjoint de l’Atlantic Council.
Dimanche Éco

Charles Lichfield, directeur adjoint de l’Atlantic Council : « À Washington, la Chine accapare la moitié du temps des experts »
Premium

Découvrez notre sélection cinéma de la semaine du 29 juin 2026.
Cinéma & Écrans

« In Waves », « On l'appelait Robin des Bois », « Ghost Elephants »... Nos critiques cinéma de la semaine

Partout en France, les cinémas en plein air ont la côte.
Cinéma & Écrans

Paris, Strasbourg, Beaulieu-sur-mer... Les meilleurs cinémas en plein air à découvrir cet été