En pleine préparation des municipales de mars, Rachida Dati intensifie sa présence sur le terrain parisien, portée par la réforme de la loi PLM.Dans son agenda de ministre de la Culture, les plages horaires sont désormais réservées. Très tôt le matin, très tard le soir, à l’heure du déjeuner, Rachida Dati est en campagne. La candidate LR à l’Hôtel de Ville quadrille les quatre coins de la capitale en vue des municipales de mars. Pour l’emporter, elle compte bénéficier de la refonte de la loi PLM (Paris, Lyon, Marseille) menée par François Bayrou, qui va désormais permettre aux habitants de ces trois villes d’élire directement leur maire, comme c’est le cas partout ailleurs en France.
« L’avantage avec cette réforme, c’est d’aller partout. Vingt voix récupérées dans l’Est, c’est vingt voix de plus », calcule l’édile du 7e arrondissement. La saleté et la sécurité : ce sont les deux grands sujets dont lui parlent d’abord les Parisiens sur le terrain.
« Je ressens beaucoup d’énervement et d’inquiétude de leur part », confie-t-elle. Déjà candidate en 2020, elle constate aussi que, depuis, « la ville s’est vidée de ses forces vives », notamment avec le départ de familles parties s’installer en banlieue. Pour contourner ce qui pourrait être une difficulté électorale pour elle, elle veut persuader les Parisiens qu’avec elle tout va changer après vingt-cinq ans de règne socialiste.
Une charte de déontologie
Ces six dernières années, Rachida Dati a mené une guerre sans merci à Anne Hidalgo. En mars, la maire sortante ne sera pas candidate et c’est autour de la clivante ministre de la Culture que va se jouer la bataille. L’élection peut-elle se transformer en référendum pour ou contre celle-ci ?
Je pose problème à une certaine nomenklatura de gauche qui prétend lutter contre les discriminations.