Les nouveaux récifs de Sébastien Lecornu
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Pour le Premier ministre, les eaux ne s’annoncent guère calmes.
LTD/ AFP/ ALAIN JOCARD
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Pour le Premier ministre, les eaux ne s’annoncent guère calmes.
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Sébastien Lecornu est un Normand qui aime les métaphores maritimes. « Soit on prend la mer, soit on reste au port », a régulièrement répété le Premier ministre à ses équipes depuis sa nomination. Finalement, il est parvenu à larguer les amarres. Le 16 octobre, les deux motions de censure déposées par LFI et le RN ont été rejetées dans une proportion plus large que prévu.
La concession faite au PS quarante-huit heures plus tôt par le locataire de Matignon, lors de sa déclaration de politique générale, a porté ses fruits. Comme le parti à la rose l’exigeait, il s’est engagé à suspendre la réforme des retraites jusqu’à la présidentielle. Les heures précédentes, avec ses proches, il avait conclu qu’il n’y avait pas d’autre solution s’il ne voulait pas couler immédiatement.
Pour le Premier ministre, les eaux néanmoins ne s’annoncent guère calmes. L’examen des textes budgétaires sera très compliqué au Parlement, voire hors de contrôle. Le 17 octobre, Sébastien Lecornu a tenu une réunion à Matignon sur les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale avec les ministres concernés, Roland Lescure (Finances), Amélie de Montchalin (Comptes publics), Stéphanie Rist (Santé), Laurent Panifous (Relations avec le Parlement).
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À quoi ressemblera la copie finale, alors que tout se négociera amendement par amendement ? Les socialistes ont bien l’intention d’enregistrer d’autres gains lors du débat. « Si la suspension de la réforme des retraites peut passer dans notre électorat, en revanche les hausses d’impôts qui ne manqueront pas d’être votées seront beaucoup plus sensibles », redoute une ministre.
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