Automobile : Aumovio, l’ex-branche en difficulté de Continental, prend son envol
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Stefan May, président d'Aumovio France.
Rémi Benoit
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Stefan May, président d'Aumovio France.
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Une page se tourne pour la branche d’équipements automobiles du géant allemand Continental. Depuis le 1er septembre, Continental Automotive devient Aumovio, une marque désormais indépendante de sa holding. À l’issue de cette scission, Aumovio est entré ce jeudi à la Bourse de Francfort à 35 euros par action, marquant ainsi une étape clé pour le mastodonte allemand, qui souhaite se concentrer sur son activité pneus.
Dans l’Hexagone, Aumovio regroupe 1 800 salariés, dont 1 400 à Toulouse, et le restant dans les Yvelines, entre 300 personnes à Rambouillet et environ 70 collaborateurs à Carrières-sur-Seine. Le site toulousain est la seule usine française capable de fabriquer des équipements électroniques pour l’automobile. Le site occitan produit en grande série des badges pour clés de voiture, des systèmes de pression de pneus et des unités de commande électronique pour contrôler les divers accessoires électroniques dans la carrosserie d’un véhicule pour Renault, Stellantis et Nissan.
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Frappé de plein fouet par la crise sanitaire, l’ex-Continental Automotive a vu son chiffre d’affaires chuter de 20 à 16 milliards d'euros et, aujourd’hui, la division a retrouvé son niveau d’avant-Covid. Alors que la holding a acté 10 000 suppressions de postes à l’échelle mondiale, 250 départs volontaires ont été réalisés en France (dont 200 environ à Toulouse). Face à une situation du secteur encore chaotique, les effectifs devraient être stables à court terme.